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Cocktail à la Présidence : le discours d'Édouard Fritch



PAPEETE, 25 janvier 2018 - L'intervention du président de la Polynésie française, Édouard Fritch, lors du cocktail dînatoire organisé jeudi soir à la Présidence en l'honneur de la ministre des Outre-mer.


Madame la Ministre,
Monsieur le haut-commissaire,
Mesdames les députés,
Madame et monsieur les sénateurs,
Monsieur le Président de l’Assemblée de la Polynésie française,
Monsieur le vice-président,
Mesdames et messieurs les ministres,
Mesdames et messieurs les représentants à l’Assemblée,
Monsieur le conseiller, économique, social et environnemental,
Monsieur le président du Conseil, économique, social et culturel,
Monsieur le président du Syndicat pour la promotion des communes
Mesdames et messieurs les maires,
Monsieur le 1er président de la Cour d’Appel,
Monsieur le procureur général,
Amiral,
Mesdames et messieurs les hauts responsables de l’Etat et leurs services,
Mesdames et messieurs les hauts responsables du Pays et leurs services,
Mesdames et messieurs les consuls,
Mesdames et messieurs les Responsables des confessions religieuses,
Mesdames et messieurs les représentants des entreprises et des travailleurs,
Mesdames et messieurs,
Chers amis,

C’est avec un sentiment d’honneur et de privilège que nous accueillons notre Ministre des Outremer, ce soir à la présidence de la Polynésie française.
Bonne et heureuse année, Madame la Ministre. Nous vous souhaitons beaucoup de réussite, beaucoup de satisfaction et d’accomplissement professionnels, personnels et surtout familiaux.
Nous sommes heureux et ravis que vous soyez parmi nous en ce début d’année 2018.
Soyez la bienvenue sur cette terre hospitalière du Pacifique. Vous êtes une îlienne et nous vous accueillons en compatriote qui sait ce que signifie « vivre sur une terre de quelques kilomètre carrés » posé au milieu d’un vaste océan.
Nous vous sommes reconnaissants d’être venus jusqu’à nous. Nous sommes sensibles à votre geste car il témoigne de l’intérêt et du respect que vous souhaitez accorder à notre collectivité du Pacifique.
C’est votre première visite en Polynésie française. En l’effectuant en début de mandature, elle nous permettra ultérieurement d’échanger en meilleure connaissance de cause.
Encore merci du fond du cœur pour votre présence parmi nous.


Ce soir, vous avez devant vous des invités représentants les trois grands acteurs institutionnels de notre collectivité : ceux du pays avec l’ensemble des autorités politiques et civiles, ceux de l’Etat avec ses différentes composantes régaliennes et ceux des communes avec les maires de Polynésie.
Leur présence est le témoignage de notre volonté commune de travailler en partenariat, de faire converger nos forces, tous ensemble, pour remettre ce pays sur les rails de la prospérité, de l’emploi et de la solidarité.
Mon souci permanent a été de recréer la confiance en Polynésie française en initiant une forme d’exemplarité politique. Recréer la confiance entre le gouvernement et sa population, entre le gouvernement et les acteurs socio-économiques, entre le gouvernement et les maires. J’ai voulu, dès le début de ma présidence, changer les mœurs publiques et la gouvernance de la Polynésie française.
Mon autre souci, tout aussi crucial, a été également d’instaurer la confiance avec l’Etat, avec les représentants de l’Etat en Polynésie et avec le gouvernement national.
Aujourd’hui, les relations sont apaisées. Le dialogue est redevenu normal et constructif ; un dialogue basé sur l’écoute, le respect et la raison.
Aussi, grâce à la bonne volonté effective de tous, la Polynésie française va beaucoup mieux. Depuis trois ans, elle va beaucoup mieux sur les plans économique et social.
Permettez-moi de vous décrire en quelques mots le chemin du redressement que nous avons pris.
Dès ma prise de fonctions en septembre 2014, j’ai mobilisé l’ensemble du Gouvernement sur un objectif principal : la poursuite du redressement de nos comptes publics. C’est la première phase.
Elle a nécessité des sacrifices, tant de la part des entreprises que des Polynésiens. Le Pays a également dû se serrer la ceinture.
Il a pour cela mis en place des mesures d’économie au niveau de ses budgets de fonctionnements courants et en matière de réduction des effectifs. Juste quelques chiffres pour illustrer tout ce processus :
- A fin 2014, les encours de la dette du pays étaient à 94 milliards de francs ; à fin 2017 ces encours se sont réduits à 85 milliards de francs.
- A fin 2014, l’épargne du pays était à -1,5 milliards de francs ; à fin 2017, elle s’élevait à +13 milliards de francs.

Ces efforts ont nécessité une période de rigueur de 3 années qui a été difficile à bien des égards. Nous l’avons fait grâce aux Polynésiens sans subvention de l’Etat. Cette période est désormais derrière nous. Merci à nos deux Vice-Présidents, Nuihau LAUREY et Teva ROHFRITSCH, qui se sont chargés des finances ces 3 dernières années.
La seconde phase de notre action a consisté à mettre en œuvre les outils de relance économique.
Madame la ministre, sur le plan économique, tous les observateurs locaux et les instituts spécialisés confirment la reprise globale de l’économie polynésienne.
Depuis septembre 2014, notre économie a ainsi permis l’embauche et la mise en activités de plus de 9 000 personnes. C’est un résultat encourageant et rassurant.
La prochaine étape de notre plan d’actions va consister dès 2018, en la réalisation des grands investissements de la ferme aquacole de Hao et du projet « Le Village Tahitien », ainsi que le développement de nos ressources propres. Ces grands projets viendront « booster » l’emploi.
Je veux à ce stade de notre évolution, saluer et remercier les investisseurs privés, les entreprises mais également les ménages polynésiens pour leur rôle « moteur » dans la reprise de l’économie polynésienne.
Je veux également remercier l’Etat pour son écoute et son accompagnement financier au travers notamment du Contrat de projets, des crédits exceptionnels dédiés à l’éducation, du soutien au régime de solidarité de Polynésie française, du Fonds Exceptionnel d’Investissement, de la défiscalisation nationale et du rétablissement de la Dotation Globale d’Autonomie à son niveau initial. Madame la Ministre, veuillez transmettre au Premier Ministre, Edouard PHILIPPE, nos remerciements les plus sincères pour toute l’attention et le soutien qu’il accorde à notre collectivité.
Je veux également remercier nos maires de Polynésie pour leurs concours à la redynamisation économique du pays en investissant dans des équipements structurants utiles à leurs populations.


Il y a encore trop de polynésiens qui sont en difficulté, en particulier dans la zone urbaine de Tahiti où la vie est entièrement monétarisée. Tous n’ont pas retrouvé le chemin de l’emploi durable. Nous devons collectivement prendre soin des plus fragiles d’entre nous : nos personnes âgées, nos handicapés, nos malades et nos pauvres.
Nous nous y attelons en mettant en place les dispositifs d’emploi aidé et d’aides sociales appropriées.
Madame la Ministre, nous prenons nos affaires à bras le corps pour redonner de la dignité à tous les Polynésiens.
Nous assurons avec responsabilité ce que l’Autonomie nous a confié. Nous le faisons avec honnêteté, rigueur et transparence.
Nous avons trop souffert de ces affaires judiciaires qui ont donné l’image d’une collectivité corrompue ou bananière. Je n’en veux plus.
Je m’efforce de donner une image plus noble, plus exemplaire de la classe politique. Le redressement moral fait partie du processus de redressement global de ce pays.
Je désire remettre de la responsabilité au centre de notre gouvernance pour que la confiance s’installe durablement dans notre pays.
Vous savez que la Polynésie française est une collectivité paisible comparée à certaines que vous avez, d’ailleurs, visitées ces derniers temps.
Même si nous avons traversé une dure période de crise ces dernières années, notre communauté est restée calme et patiente. J’en suis fier.
Nous sommes parfaitement conscients que l’Autonomie nous donne des devoirs et des responsabilités. Nous les assumons de notre mieux. C’est une question de dignité.
Néanmoins, notre appartenance à la République nous permet de croire que nous pouvons bénéficier de la solidarité de l’Etat, dans un esprit de partenariat responsable et équitable pour certains grands domaines de développement et d’équipements structurants de notre pays. C’est notre vision. Celle du partenariat et non de l’aumône.
Madame la Ministre, notre petite communauté de 280 000 âmes a les mêmes besoins que n’importe quelle autre communauté humaine.

En revanche, la satisfaction de ces besoins et la gestion des moyens pour y parvenir sont d’une complexité tout à fait particulière et quasi unique au sein de la République française. La Polynésie française est un vaste pays océanique. Elle est la collectivité la plus vaste de la République.
Après avoir passé 5 jours parmi les Polynésiens, après avoir parcouru 3000 kilomètres pour visiter deux îles des Marquises et près de 800 kilomètres pour visiter un atoll des Tuamotu, vous avez désormais un aperçu de notre grande dispersion.
Cet éclatement géographique engendre des contraintes structurelles énormes. Il nous faut multiplier les aérodromes, multiplier les écoles, collèges et lycées, multiplier les centres de soins, infirmeries et hôpitaux, multiplier les quais et débarcadères, multiplier les voies de communications, de télécommunications et de transports, multiplier les centres de production d’énergie, etc, etc.
Toute la multiplication de ces équipements représente des investissements et des dépenses de fonctionnement et d’exploitation colossaux. Nous ne nous plaignons pas. Nous assumons au mieux. C’est notre réalité naturelle.
Il n’en demeure pas moins que nous sommes confrontés à des défis qui sont liés à des problématiques de continuité territoriale en matière de santé, d’éducation, d’énergie, de communications et de transports, de fournitures de bien et de services. Nous sommes également confrontés à des besoins légitimes, tels que les routes, la production d’eau potable, la collecte et le traitement des déchets, l’assainissement des eaux usées, etc.

La mise en place d’un câble sous-marin domestique entre Tahiti, les Tuamotu et les Marquises sera une réponse appropriée à une partie des besoins de continuité aux moyens de la télémédecine, du télé-enseignement, de la e-administration et des télécommunications par internet. C’est un investissement lourd assumé seul par l’Office des Postes et des télécommunications à hauteur de 7 milliards de francs.
Ces problématiques de fond sont abordées dans l’Accord de l’Elysée et elles sont abordées à nouveau dans les Assises des Outremer. Rien d’étonnant à cette convergence, puisqu’elles reflètent les préoccupations et les défis à relever.
Lors de notre réunion d’hier à propos des Assises des Outremer, vous avez pu constater que non seulement la Polynésie est pacifique, mais elle est aussi loyale vis-à-vis de la République.
Nous avons, en harmonie avec le haut-commissariat, lancé les Assises avec des moyens spécifiques dédiés à cette initiative nationale, afin d’être au rendez-vous du calendrier fixé par le Président de la République et son Premier Ministre.
Nos équipes du Haut-commissariat et du pays ont ensemble parcouru tous les archipels.
L’ensemble constitue un panel complet révélant la Polynésie d’aujourd’hui. Il a été évoqué les projets modernes et innovants dans différents domaines, avec une volonté farouche et partagée de préserver sa culture.
Je voudrais remercier très vivement toutes les personnes de l’Etat, du pays, des communes et notre consultant Tamatoa Bambridge qui se sont mobilisées avec cœur et enthousiasme pour aller à la rencontre des forces vives et de la population polynésienne.
Madame la Ministre, après ce travail laborieux qui a nécessité des heures d’écoute et d’échanges avec des centaines de personnes anonymes, le vrai sujet désormais est : comment engager et mettre œuvre nos propositions ? Comment répondre aux besoins de nos compatriotes ?
Le Président MACRON a réclamé une démarche qui lui permettra de répondre aux attentes exprimées par les populations des outremers elles-mêmes. Je ne peux qu’être confiant sur la suite de ces Assises.
A cet égard, je compte fort sur votre appui et votre soutien pour que tout le travail effectué soit fidèlement pris en compte dans le Livre Bleu des Outremer.
***
La Polynésie française est un vaste pays océanique. Je vous le disais : peu de terre avec ses 4 000 km2, mais beaucoup de mer avec ses 5,5 millions de km2. Ce vaste océan est un capital et un atout pour valoriser nos ressources propres. Il nous permet de fonder nos deux moteurs économiques que sont le tourisme et l’économie bleue.
A cet égard, le soutien aux investissements par la défiscalisation est vital. Je voudrais aussi vous rassurer, madame la Ministre, en vous disant que la Polynésie française sera moins gourmande que les autres collectivités sur ce sujet.
En matière de tourisme, nous voulons un tourisme durable. Nos îles ne supporteront pas un tourisme de masse. C’est pourquoi, nous vous serons reconnaissants, Madame la Ministre, de bien vouloir plaider notre cause à Paris pour que la défiscalisation puisse bénéficier aux hôtels et aux paquebots de croisières qui sillonnent la Polynésie.
L’économie bleue est aussi un domaine d’activités très prometteur.
Nous n’exploitons que trois secteurs d’activités, la perliculture, l’aquaculture et la pêche hauturière. Nous sommes ambitieux et visons le marché international.
C’est un grand défi pour la pêche et notre schéma directeur de la pêche hauturière a été réalisé l’année dernière. Nous sommes dans la mise en œuvre de ce schéma.
D’autres schémas directeurs touchant d’autres domaines, dont celui en cours du schéma d’aménagement général, le S.A.GE, ont été mis en place. Tous ces schémas marquent notre volonté de nous inscrire sur le long terme et dans un cadre cohérent de développement durable.
A cet effet, nous pensons désormais être en capacité de rassurer l’Etat sur nos sollicitations en matière de défiscalisation. Comme je vous l’ai dit il y a quelques minutes, la défiscalisation est vitale pour gommer certains effets structurels. La défiscalisation constitue bien un soutien essentiel au développement de notre économie insulaire.
Madame la Ministre, nous comptons sur votre talent de persuasion auprès de vos collègues parisiens pour les rassurer sur nos réelles intentions de développement et de la bonne utilisation des outils fiscaux comme levier d’incitation.


Le dernier sujet que je voudrais évoquer d’une manière synthétique et qui n’en demeure pas moins important, c’est le dossier du nucléaire. C’est le dossier le plus emblématique des relations actuelles entre l’Etat et la population polynésienne.

En effet, madame la Ministre, mettez-vous à la place d’une population, à qui on a toujours affirmé l’innocuité totale des essais, et qui apprend brutalement en 2010, de la bouche d’un président de la République, que les 30 années d’essais n’étaient pas propres pour la santé et l’environnement de la Polynésie. Quel choc !
La brutalité de cette annonce a déclenché une onde de choc dans les esprits polynésiens. Elle a généré des interrogations et de vives réactions, parfois émotionnelles, selon lesquelles beaucoup de nos malheurs sanitaires seraient liés aux effets du nucléaire sur la santé passée, actuelle et future des populations.
Aussi, la décision d’établir le Centre de mémoires et d’archives du nucléaire sur l’ancien site du commandant de la marine, est une excellente chose.
Ce centre mémorial devrait permettre d’objectiver le sujet nucléaire polynésien et de reconstruire l’avenir en étant débarrassé des scories passionnelles et émotionnelles qui peuvent gêner le nécessaire dialogue entre l’Etat et les Polynésiens.
La mise en place du Comité de projet va impulser le lancement effectif de ce centre.
Nous vous remercions, madame la Ministre, d’avoir présidé à nos côtés au lancement du Comité de projet. C’était un instant important de la vie de ce projet. C’est bien la première fois qu’un ministre de la République réunit les associations pour en parler librement et sereinement.
Si ce Centre de mémoires est important, l’indemnisation des victimes du nucléaire et la prise en charge médicale des malades radio-induits, restent une urgence.
Merci pour la suppression du risque négligeable. Merci d’avoir pu doubler l’enveloppe destinée aux indemnisations des victimes. Merci pour le service Oncologie de notre hôpital. Merci également d’avoir nommé trois de nos parlementaires polynésiens à la Commission paritaire de suivi des indemnisations, conformément aux discussions que nous avions tenues avec le Premier Ministre Edouard PHILIPPE.
Nous faisons confiance à monsieur Alain Christnach pour que les indemnisations soient satisfaisantes et justes.
Madame la Ministre, j’ai toujours considéré qu’il est injuste qu’un ancien travailleur des sites nucléaires qui a servi le Centre d’Expérimentation du Pacifique, et qui est atteint d’une maladie radio-induite, ne soit pas automatiquement indemnisé.
Ces Polynésiens ont simplement besoin d’être rassurés que l’Etat assumera les justes réparations causées par le fait nucléaire. Et ce ne sera que justice.
Madame la Ministre, j’ai hâte que le dossier nucléaire soit soldé. J’ai hâte que le dialogue républicain entre la Polynésie française et l’Etat ne se concentre que sur les sujets de développement, car il s’agira de parler de nos enfants.
Nous avons tant de nouveaux défis à relever. Je n’en citerai que deux défis majeurs. Le changement climatique et la transition numérique.
Je sais que le changement climatique est une grande préoccupation du Président Macron et la vôtre. La Polynésie française qui possède 20 % des atolls du monde est au cœur de cette problématique.
Nous participons activement à ce défi en travaillant d’une part à assurer notre transition énergétique par une plus grande présence des énergies renouvelables et d’autre part à sécuriser nos populations par la protection de notre littoral et la construction d’abris de survie. Nous voulons assurer la sécurité des enfants dans les atolls en les mettant à l’abri en cas de cyclone. Nos groupes de recherche travaillent également sur les capacités de résilience du milieu océanique.
Le changement climatique est également un dossier que nous partageons avec nos amis du Pacifique regroupés dans le Forum du Pacifique. Nous travaillons activement sur ce sujet car nos vies et nos milieux insulaires sont directement menacés.
A cet égard, nous sommes très impatients de savoir comment notre collectivité pourra bénéficier d’un partenariat financier pour que nous puissions être accompagnés dans les lourds investissements que nécessitent la transition énergétique et la protection de nos populations.
Madame la Ministre, j’aurai voulu aborder d’autres sujets importants qui nous lient, tels que la solidarité, la réforme statutaire, la surveillance et la sécurité maritime, la place de la France dans le Pacifique, ou la place de la femme et de la famille dans cette société moderne. Nous aurons l’occasion de nous revoir si les Polynésiens nous accordent à nouveau leur confiance en avril prochain.
En tout cas, j’espère que vous et vos collaborateurs ont apprécié votre visite en Polynésie française et que nous avons été à la hauteur de vos attentes.
Je vous remercie.

Rédigé par JPV le Jeudi 25 Janvier 2018 à 22:40 | Lu 1321 fois

Tags : GIRARDIN





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