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Cinq services centralisés avenue Pouvana'a en 2024


Le bâtiment A3 accueillera cinq service du Pays dont le service de l'emploi de la formation et de l'insertion professionnelles (Sefi), la Direction générale des ressources humaines (DGRH), la Direction du travail, la Direction du budget et des finances (DBF) et le service informatique de la Polynésie française (SIPF)
Le bâtiment A3 accueillera cinq service du Pays dont le service de l'emploi de la formation et de l'insertion professionnelles (Sefi), la Direction générale des ressources humaines (DGRH), la Direction du travail, la Direction du budget et des finances (DBF) et le service informatique de la Polynésie française (SIPF)
Tahiti, le 3 novembre 2021 - La première pierre du bâtiment A3, situé à l'angle des avenues Pouvana'a a O'opa et du Commandant Destremeau, qui accueillera cinq services du Pays a été posée ce mercredi matin. Les travaux devraient débuter prochainement et durer au moins jusqu'en janvier 2024.
C'est un cortège d'exception qui s'est réuni ce mercredi matin sur le terrain qui accueillera, en février 2024, le nouveau bâtiment administratif A3, au carrefour entre l'avenue Pouvana'a a O'opa et l'avenue du Commandant Destremeau. Le président du Pays, les ministres, le sénateur, les représentants de la commune de Papeete, de l'assemblée, le Procureur général, les directeurs et chefs de services de la fonction publique, tous ont fait le déplacement pour la pose de la première pierre de l'édifice qui accueillera a minima cinq services : le service de l'emploi de la formation et de l'insertion professionnelles (Sefi), la Direction générale des ressources humaines (DGRH), la Direction du travail, la Direction du budget et des finances (DBF) et le service informatique de la Polynésie française (SIPF).
Le futur bâtiment A3 possèdera sept niveaux et un parking sous-terrain "autant destiné aux agents qu'au public", dixit Édouard Fritch. Il promet par ailleurs que l'agencement de l'édifice et la répartition des services sera "simple et intuitive".

DES IMPERATIFS FINANCIERS ET LOGISTIQUES

Ce bâtiment s'impose comme une nécessité pour deux raisons. La première est financière, puisque le Pays ne peut loger tous ses services sur les terrains qu'il possède et est donc obligé de louer des structures privées. Des dépenses publiques qui s'élèvent à 462 millions de Fcfp par an, selon Édouard Fritch. Si le coût des travaux s'élève "environ à 3,2 milliards de Fcfp et est supporté par le Pays dans le cadre du Plan de relance", sur le long terme, l'accueil des cinq services permettrait de réduire les dépenses en loyers.
 
Une réduction "de l'ordre de 150 millions sur les 462 millions de loyers", toujours selon le président du Pays. La deuxième est logistique, car comme l'explique le ministre des Grands travaux, René Temeharo, " dès la réalisation, nous allons regrouper un certain nombre de services, ce qui pourra faciliter l'accueil". Par ailleurs, un guichet unique commun à l'ensemble des services administratifs permettra de faciliter l'orientation des usagers au sein de la structure.
 

"UN IMPACT ENVIRONNEMENTAL RÉDUIT"

Si "la construction de ce bâtiment ne vise pas l'obtention de la certification QEB", qui vient sanctionner la conception de bâtiments qui limite le plus possible l'impact environnemental néfaste qu'une telle construction pourrait avoir, en revanche, Édouard Fritch assure que ce projet est la preuve de la volonté du gouvernement de construire un bâtiment "à l'impact environnemental réduit et à un coût d'exploitation optimisé".
 
Le volet environnemental est donc un des piliers de cette structure et s'est avéré être un défi de taille pour l'architecte en charge du projet, Bertrand Portier. Il explique que cet objectif se décline de différentes manières : "On doit respecter une charte environnementale dans la construction. Cela se traduit par le choix des matériaux, un chantier vert, le tri des déchets pendant le chantier et puis forcément dans le fonctionnement". Par exemple, dans le souci d'optimiser les dépenses en énergies, l'architecte a prévu des climatiseurs à basse consommation. Il est également nécessaire d'arboriser la le lieu en plantant des arbres autour et dans le hall.
 
Pour Bertrand Portier, "l'environnement, c'est aussi la qualité du lieu de travail". Ainsi, pour ce qui est de l'éclairage, Bertand Portier a pris le parti d'installer des vitres sur les façades extérieures du bâtiment pour bénéficier au maximum de la lumière du jour : "L'éclairage naturel est primordial donc on vitre au maximum sur les façades et dans les cloisons intérieures pour éviter de faire marcher des lumières artificielles". Autre spécificité, "pour éviter que le soleil ne chauffe les pièces, il faut agrémenter les façades d'une seconde peau ce qui a pour effet de se protéger du soleil et de la pluie".

Rédigé par Ariitaimai Peckett le Mercredi 3 Novembre 2021 à 18:34 | Lu 2630 fois