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Chikungunya : la fin de l'épidémie est déclarée en Polynésie



La crise sanitaire pour le chikungunya avait atteint son point culminant en fin d'année à Tahiti avec des passages aux urgences dépassant certains jours 200 personnes au CHPF.
La crise sanitaire pour le chikungunya avait atteint son point culminant en fin d'année à Tahiti avec des passages aux urgences dépassant certains jours 200 personnes au CHPF.
PAPEETE, le 18 mars 2015. L'épidémie de chikungunya qui a touché l’ensemble des archipels de la Polynésie française depuis le mois d’octobre 2014 est désormais terminée, selon une communication faite par le gouvernement polynésien à l'issue du conseil des ministres de ce mercredi. Depuis trois semaines, le nombre de nouveaux cas de malades observé est inférieur à 5 personnes pour 10 000. Ce critère est admis comme seuil de fin d’épidémie. Au plus haut de la crise, en fin d'année 2014, il pouvait y avoir jusqu'à 9000 nouveaux cas par semaine.

Le virus reste toutefois toujours présent en Polynésie française. Aux îles Australes et aux îles Marquises, si l’épidémie tend vers sa fin, des personnes sont encore touchées mais leur nombre est désormais très faible et en diminution rapide. Il y avait encore quelques dizaines de nouveaux cas répertoriés aux Australes, aux Marquises et aux Tuamotu Gambier au début du mois de mars.

Au total, le virus chikungunya a été identifié, depuis la mi octobre, auprès de plus de 69 000 personnes ayant consulté leur médecin pour des cas cliniquement évocateurs soit plus de 25% de la population polynésienne. Il ne s'agit que d'une estimation réalisée à partir des données du réseau de médecins sentinelles du territoire. Dans la réalité, de nombreux patients ne sont pas allés en consultation. L'épidémie de chikungunya, la première du genre en Polynésie française, a duré au total cinq mois et le gouvernement polynésien a réussi la prouesse de débuter et de clore cet épisode épineux de santé publique en ne réunissant en tout et pour tout qu'une seule conférence de presse sur le sujet ! Le communiqué final ne fait pas état non plus du bilan humain de cette épidémie avec a priori une quinzaine de décès imputables à ce virus.

Le ministère de la Santé rappelle que les mesures de protection individuelle contre les moustiques et la lutte contre les gîtes sont toujours nécessaires et doivent être poursuivies, notamment pour éviter la survenue de nouvelles épidémies véhiculées par les moustiques (comme la dengue en particulier avec notamment encore 15 nouveaux cas confirmés au début du mois de mars). Chacun doit continuer d’éliminer les gîtes chaque semaine. Les responsables des lieux collectifs, accueillant ou regroupant du public, doivent continuer à organiser de façon périodique le dégîtage. A ce sujet également le gouvernement qui avait lancé des campagnes de démoustication par pulvérisations dans les communes, lorsque l'épidémie était en forte progression à Tahiti, a fini par stopper toute action et rien de comparable n'a jamais été tenté dans les archipels.

Toutefois, après la phase initiale de la maladie, de nombreux malades ayant été atteints par le chikungunya connaissent une persistance ou une réapparition de symptômes douloureux. Ce phénomène est connu et survient chez environ la moitié des personnes atteintes, et, dans certains cas, une prise en charge médicale sera nécessaire. En cas de survenue de douleurs accompagnées à nouveau de fièvre, les personnes ne doivent pas hésiter à consulter leur médecin. Les professionnels de santé sont sensibilisés à cette phase post-épidémique qui va générer une demande de prise en charge des formes persistantes et chroniques du chikungunya pendant plusieurs mois. Des enquêtes vont être réalisées auprès d’un échantillon de personnes pour évaluer plus précisément ces formes chroniques et leur impact en Polynésie française.

Rédigé par Mireille Loubet le Mercredi 18 Mars 2015 à 14:07 | Lu 1909 fois







1.Posté par vetea1 le 18/03/2015 18:34 | Alerter
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et le bilan économique de l'inaction ? ca va nous avoir couter combien ?

2.Posté par Xenos le 19/03/2015 10:55 | Alerter
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Épidémie terminée !?

Essayez de faire avaler ça au gens qui souffriront maintenant de leurs articulations de manière chronique...

L'inaction totale des services de santé coûte très cher.

Il aurait été très facile de juguler l'épidémie. La Nouvelle-Calédonie l'a fait sans difficultés, en isolant tout de suite les familles atteintes, dans un contexte géographique pourtant beaucoup plus difficile.

Cette affaire relève des tribunaux.

3.Posté par Chaval le 19/03/2015 11:09 | Alerter
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Ici on agit que lorsque les problèmes surgissent, sinon on attend. Exemple ces épidémies dues aux moustiques, pourquoi ? Parce que les gens font preuve de "je m'enfoutisme", on laisse faire, on ne nettoie pas son jardin, et après on se plaint et on a des cas qui deviennent graves. De plus les démoustications qui se font, ce n'est pas partout, c'est comme ça à droite ou à gauche au pif, et maintenant que l'épidémie est en régression on abandonne le traitement des quartiers insalubres;
L'exemple est le même pour les caniveaux et les rivières où l'incivisme des gens, et l'action après coup des services municipaux, font qu'à la saison des pluies ça déborde et des accidents surviennent, et là aussi on se plaint d'être inondés.

4.Posté par Fab. le 20/03/2015 04:17 | Alerter
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POUR VOTRE INFORMATION
CHIKUNGUNYA BIENTÔT UN VACCIN
l'institut Pasteur est sur la bonne voie pour mettre au point un vaccin contre le virus du chikungunya. Les résultats positifs de la phase 1, qui teste la capacité à provoquer une réaction immunitaire, ont été publiées dans le Lancet Infectious Diseases : 100% des 42 volontaires sains ont produit des anticorps après 2 doses de vaccin, sans effet indésirable grave.
La phase 2 devrait avoir lieu dans des zones récemment touchées par une épidémie de chikungunya, comme lîle de la Réunion.
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