La Diren recherche trois terrains, chacun adapté à l’aménagement d’un refuge de moins de 20 chiens, pour poursuivre le transfert des animaux (Crédit : archive).
Tahiti, le 8 juin 2026 – La semaine dernière, nous faisions état des nuisances auxquelles les riverains du chenil illégal de Afaahiti sont toujours confrontés. Trois mois après l’arrêté de fermeture administrative, la Direction de l’environnement (Diren) dresse un point d’étape sur la prise en charge progressive des chiens et la recherche en cours de trois terrains en faveur de l’aménagement de trois refuges agréés de petite taille. Un budget de 100 millions de francs est inscrit au prochain collectif en faveur d’une implantation “dans un délai de quelques mois”, mais aucune date précise n’est avancée quant à la résolution de ce dossier complexe.
Dans la continuité de notre article sur les contraintes et les incertitudes qui pèsent depuis de longs mois sur le quotidien des riverains, la Direction de l’environnement (Diren) a accepté de répondre à nos questions pour dresser un point d’étape suite à l’arrêté de fermeture administrative du chenil de la fédération Ta Tātou Mau Animara (TTMA) en date du 6 mars 2026, faute d’agrément relatif aux Installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE) et d’autorisation de la Direction de la biosécurité (DBS).
Dans la continuité de notre article sur les contraintes et les incertitudes qui pèsent depuis de longs mois sur le quotidien des riverains, la Direction de l’environnement (Diren) a accepté de répondre à nos questions pour dresser un point d’étape suite à l’arrêté de fermeture administrative du chenil de la fédération Ta Tātou Mau Animara (TTMA) en date du 6 mars 2026, faute d’agrément relatif aux Installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE) et d’autorisation de la Direction de la biosécurité (DBS).
70 chiens restants
Le nombre de chiens errants accueillis sur place reste élevé. “Lors de la première visite de contrôle réalisée par les services compétents, plus de 90 chiens avaient été déclarés. À la suite de l’arrêté de fermeture administrative, une évaluation sanitaire et un recensement des animaux ont été réalisés par des vétérinaires de la Direction de la biosécurité”, rappelle Karine Bonatto, agent en charge de la condition animale à la Diren. “À ce jour, 70 chiens demeurent sur le site, dont 52 identifiés au nom de la fédération TTMA et 18 identifiés au nom d’autres propriétaires bénévoles. Conformément à l’arrêté de fermeture, la Diren assure le suivi administratif des mouvements d’animaux présents sur le site. Toute sortie d’un chien appartenant à TTMA doit être déclarée à la Diren afin de garantir la traçabilité des sorties, placements et adoptions. Dans le même temps, TTMA demeure responsable de la prise en charge quotidienne des animaux et doit veiller au respect de leur bien-être, notamment en matière d’alimentation, d’hébergement et de soins”.
“Le calendrier dépend de l’affectation de trois parcelles”
Depuis le début de l’année, des réunions de travail entre les différentes parties prenantes visent à assurer “la prise en charge progressive des animaux concernés et structurer une réponse pérenne à l’échelle du territoire”. Le Pays s’oriente vers le développement de plusieurs structures “de taille maîtrisée permettant d’accueillir moins de 20 chiens afin d’assurer une prise en charge conforme aux exigences réglementaires et aux standards de bien-être animal”. Des structures qui relèvent du champ du refuge animalier “et ne se substituent pas aux fourrières, dont la création et la gestion relèvent de la compétence des communes”, souligne la Diren.
À ce stade, les délais de réalisation sont encore flous. “Le calendrier dépend principalement de l’affectation de trois parcelles nécessaires à la construction de trois refuges dans le secteur de la Presqu’île”, explique Karine Bonatto. Les trois premières parcelles identifiées par la Diren se sont avérées indisponibles. Deux autres identifiées avec la Direction des affaires foncières (DAF) sont finalement inadaptées (zone inondable, accès difficile et présence de petites fourmis de feu pour l’une, et travaux d’aménagement trop lourds pour l’autre). “La recherche active de terrains adaptés se poursuit afin de pouvoir mettre en œuvre le projet d’aménagement et de mise en gestion des refuges. En parallèle, un budget de 100 millions de francs a été inscrit au prochain collectif pour permettre, dans un premier temps, l’aménagement de trois refuges agréés pour la prise en charge des animaux de Afaahiti. Le type de structure d’accueil étant déjà défini et les partenaires identifiés, les aménagements nécessaires pourraient être réalisés dans un délai de quelques mois”, précise la Diren quant aux avancées sur ce dossier complexe.
Le projet de chenil aux normes récemment annoncé par le Pays et les communes de Taiarapu-Est et Taiarapu-Ouest est complémentaire. “Un terrain, suffisamment éloigné de toutes habitations, a été identifié avec le ministre du secteur primaire sur le plateau de Taravao afin d’y aménager un futur chenil. Le Pays est en phase de formalisation de l’affectation de la parcelle. Il y a deux élevages bovins à proximité : le projet devra donc absolument veiller à minimiser les nuisances et contraintes sanitaires”, remarque Karine Bonatto. Le planning de travaux et la date de mise en exploitation ne sont pas encore connus.
Résoudre et prévenir
Or, le temps presse : les tensions entre les riverains et les bénévoles restent d’actualité et elles ne s’apaiseront pas tant que les chiens seront accueillis massivement dans ce quartier résidentiel. “Accueillir des animaux implique des responsabilités juridiques, sanitaires et financières qui doivent être pleinement assumées afin de garantir leur bien-être et le respect du cadre de vie des riverains. Lorsque ces responsabilités ne sont plus assurées, les conséquences sont supportées à la fois par les animaux, les habitants concernés et les pouvoirs publics, qui doivent alors intervenir pour trouver des solutions adaptées. L’objectif du Pays est non seulement de résoudre les nuisances occasionnées par le chenil illégal de Afaahiti, mais aussi de prévenir la reproduction de telles situations à l’avenir”, conclut la Diren.
Le service mise également sur la communication à travers la diffusion prochaine de la répartition géographique des associations de protection animale soutenues financièrement par le Pays afin de “mieux orienter les personnes souhaitant adopter, s’engager ou soutenir leurs actions”.































