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Chasse aux chasseurs de sorcières : la Papouasie tient conférence



Image d'archives : scène d'immolation
Image d'archives : scène d'immolation
PORT-MORESBY, jeudi 5 décembre 2013 (Flash d’Océanie) – Confrontées à une vague de crimes et de lynchage liés à des accusations de pratiques de sorcellerie, les autorités papoues organisent, cette semaine, un séminaire entièrement consacré à cette question et aux moyens de mettre fin à ce type de croyances.
Organisé dans la capitale de la province des Hauts-Plateaux, Goroka, par l’Université de Goroka, ce séminaire réunit universitaires et sociologues, mais aussi organisations non-gouvernementales de défense des droits humains et des femmes, ainsi que les églises du pays.

Objectif : tenter d’élaborer une stratégie afin de réduire ces croyances et les pratiques criminelles associées à des accusations de sorcellerie.
Premières victimes de ces actes criminels : de nombreuses femmes, accusées de sorcellerie et qui, pour certaines, ont été brûlées vives en place publique, après un simulacre de procès par des groupes d’individus prétendant agir au nom de la justice.

La police, le plus souvent alertée à temps, s’est retrouvée menacée sur les lieux et a dû se résoudre à jouer le rôle du spectateur pendant la mise à mort de la victime.
En février 2013, l’immolation de la jeune mère de vingt ans, Kepari Leniata, semble avoir été le facteur déclencheur d’une prise de conscience au niveau national.
Les images de son exécution, publiées dans la presse locale, avaient fait le tour du monde.
Quelques semaines plus tard, sur l’île de Bougainville, une enseignante et militante des droits humaines, Helen Rumbali était retrouvée décapitée après avoir elle aussi été publiquement accusée d’être une sorcière.

Parmi les facteurs évoqués comme mobiles de ces crime et des accusations de sorcellerie : la mort, souvent, d’enfants et d’adultes, de causes non expliquée sou comprises par les communautés locales.
Le VIH-SIDA figure en bonne place dans la liste des causes de ces décès ayant précédé ce genre d’exécutions.
Première étape essentielle dans la lutte contre ces comportements : une loi relative à la sorcellerie, datant de 1971 et qui est désormais perçue comme étant pour beaucoup un prétexte à des exécutions sommaires.

À l’origine, cette loi était censée punir les pratiques liées à la sorcellerie, connue localement sous le nom de « sanguma », à l’époque courantes dans les provinces papoues.
À la suite d’une série particulièrement rapproché de crimes liés à des accusations de sorcellerie, depuis le début 2013, et auxquels est venue s’ajouter une tout aussi longue liste de crimes en tous genres, le Parlement de Papouasie-Nouvelle-Guinée a adopté un texte remettant en vigueur la peine de mort, peine contenue dans l’arsenal juridique du pays, mais qui n’avait pas été appliquée depuis des décennies.

« Il faut que ce pays avance. Nous sommes loin des heures sombres d’autrefois. Jusqu’ici, ils sont trop nombreux à justifier ces pratiques de sorcellerie par un soi-disant héritage culturel et ça, il faut que ça cesse », s’est indigné Lawrence Kalinoe, haut-responsable au ministère papou de la justice.
Certains points de vue exprimés, comme celui du Melanesian Institute du révérend père Jack Urame, voient dans cette recrudescence de meurtres liés à la sorcellerie un symptôme de l’effondrement des sociétés traditionnelles papoues, combiné au retard de développement et à l’ignorance dans certaines provinces les plus reculées du pays.
L’une des pistes explorées afin de lutter efficacement contre ces croyances et les pratiques qui y sont associées est de mettre un accent plus fort sur les actions d’éducation, de sensibilisation et de prévention, y compris au sein des écoles et des églises.

Autre facette d’un éventuel plan d’action : mieux éduquer les communautés sur les maladies relativement récemment apparues dans les provinces reculées du pays, comme le SIDA.
Tout au long de ce séminaire, qui a duré trois jours, les témoignages de survivants de ce genre d’agressions meurtrières se sont succédés.
Un premier séminaire universitaire dédié aux problématiques de comportements liés à la sorcellerie en Papouasie-Nouvelle-Guinée avait eu lieu en juin 2013 en Australie.
Selon les statistiques actuellement disponibles, en moyenne, environ 150 personnes, pour la plupart des femmes sont tuées après avoir été publiquement accusées de sorcellerie.
Ces dernières années, des groupes fonctionnant sur le mode de la secte, s’étant dévolu une mission de « chasseurs de sorcières », se sont formé à travers tout le pays.
Certains dirigeants

Rédigé par PAD le Jeudi 5 Décembre 2013 à 06:25 | Lu 408 fois





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