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Changements climatiques : l’Océanie appelle à une « révolution »



NOUMÉA, dimanche 3 mai 2015 (Flash d’Océanie) – Les représentants de quelque 15 pays et territoires océaniens, réunis la semaine dernière à Nouméa (Nouvelle-Calédonie) à l’occasion d’un sommet « Oceania 21 », ont appelé à une véritable « révolution » dans l’approche de la communauté internationale, face aux changements climatiques auxquels ils sont déjà confrontés.

Dans cette déclaration dite « de Lifou » (île du Nord-est de la Nouvelle-Calédonie), qui intervient sept mois avant la tenue, à Paris, en décembre 2015, d’une conférence cruciale de l’ONU sur le climat à Paris (COP21), afin de trouver un accord censé succéder à celui de Kyoto, les représentants des États et territoires du Pacifique soulignent notamment la nécessité, pour la communauté internationale, d’opérer une « révolution » dans les mentalités afin que les résolutions à venir soient contraignantes, contrairement aux accords jusqu’ici conclus en la matière.


« Nous voulons que la Conférence des Nations Unies à Paris (COP21) proclame une révolution internationale dans la manière dont le monde fait face au changement climatique » , ont notamment déclaré les signataires du communiqué de Lifou.
Ils demandent aussi que leurs « inquiétudes » et leurs « souffrances » soient désormais entendues, ainsi qu’un meilleur accès aux dispositifs d’aide à l’adaptation aux changements climatiques, tout en rappelant que bien que n’émettant que 0,03 pour cent du volume mondial de gaze à effet de serre, ils sont les premiers à être « frappés de plein fouet » et à subir les effets néfastes de ces émissions qui provoquent le réchauffent de la planète.
« Nous voulons que nos inquiétudes, nos souffrances, nos espoirs et nos propositions concrètes soient entendus par les négociateurs », ajoutent-ils, faisant référence aux fins de non-recevoir des appels de leur région à l’occasion de précédents sommets, notamment celui de Copenhague.

Cette déclaration de Lifou doit aussi matérialiser la contribution de la région Pacifique au sommet de Paris.
Elle contient une demande quantifiée pour un objectif de réchauffement limité « à moins de 2, voire 1,5 degrés Celsius ».
Les derniers cyclones en date, Pam (13 mars 2015) et Maysak (1er avril 2015), qui ont récemment frappé respectivement Vanuatu et les États Fédérés de Micronésie, sont les plus puissants (catégorie 5) ayant sévi dans la région ces dernières années.

Ils sont considérés comme des indicateurs d’une possible augmentation de l’intensité et de la puissance de ces phénomènes, sur fonds de réchauffement du climat mondial.
David Sheppard, directeur général du PROE (Programme Régional Océanien pour l'Environnement), a estimé la semaine dernière que le nombre et la fréquence de ce genre de phénomène pourrait effectivement augmenter au cours des prochaines années.
Par ailleurs, en marge de ce sommet tenu à Nouméa, le PROE a signé le 30 avril 2015 un protocole d’accord avec l’Institut de recherche pour le développement (IRD).

Objectif : renforcer la coopération entre les deux organisations, selon un communiqué conjoint qui évoque une volonté de « cibler les recherches pour améliorer les conditions sanitaires, comprendre l'évolution des sociétés, préserver l'environnement et les ressources ».

En particulier, les signataires mentionnent comme sujets-clés des thèmes liés directement aux changements climatiques, y compris « l'innovation dans le droit de l'environnement et la préservation de la biodiversité en Océanie, les droits des déplacés environnementaux, la mise en place de l'Observatoire du changement climatique dans le Pacifique (en collaboration avec le GOPS et l'Université du Pacifique sud), les systèmes d'alerte précoce pour les risques naturels (séismes et tsunamis), le système d'observation de l'océan Pacifique et du Pacifique insulaire (PI GOOS) et les espèces marines emblématiques et migratoires ».


Le protocole d'accord est signé pour une période initiale de cinq ans.

Le jeudi 16 avril 2015, David Sheppard, lors d’un déplacement à Paris, avait rencontré la ministre française des Outre-mer, George Pau-Langevin.
Il avait alors aussi été question de la préparation de la Conférence de Paris sur le climat.
La ministre française avait alors souligné « tout l’engagement de la France, en particulier de la Nouvelle-Calédonie, de la Polynésie française et de Wallis-et-Futuna » auprès du PROE.
Ces propos avaient été corroborés par l’ambassadeur Christian Lechervy, représentant permanent de la France auprès de la communauté du Pacifique et du PROE, qui avait alors déclaré qu’en matière de lutte contre le réchauffement climatique, la France possède « une ambition commune avec les États océaniens », celle de trouver, lors de ce sommet de Paris, un accord « universel » et « juridiquement contraignant ».

pad

Rédigé par PAD le Lundi 4 Mai 2015 à 06:14 | Lu 483 fois




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