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Centre de détention de Manus : la situation s’aggrave



La police est intervenue ce week-end au centre de rétention de l’île papoue de Manus
La police est intervenue ce week-end au centre de rétention de l’île papoue de Manus
PORT-MORESBY, dimanche 18 janvier 2015 (Flash d’Océanie) – La situation au centre de détention extraterritorial pour immigrants clandestins, sur l’île papoue de Manus, a encore dégénéré ce week-end avec, selon les comptes-rendus locaux et australiens, près de sept cents des quelque mille pensionnaires désormais en grève de la faim, la multiplication d’actes d’automutilation et des confrontations avec la forces de l’ordre.
Principales doléances des pensionnaires, interceptés au large de l’Australie alors qu’ils tentaient de rejoindre ce pays, via des passeurs en Indonésie proche : leurs conditions de détentions, la longueur de leur attente en souffrance du traitement de leur dossier, mais aussi l’intention affichée du gouvernement conservateur australien de faire en sorte qu’ils ne soient jamais autorisés à résider dans ce pays.
Au contraire, le gouvernement de Canberra évoque un plan d’octroi de la résidence, en Papouasie-Nouvelle-Guinée.
Selon les porte-parole du mouvement de protestation des candidats à l’immigration, ils ne possèdent aucun avenir en Papouasie-Nouvelle-Guinée et, par ailleurs, estiment-ils, dans ce pays, leur sécurité n’est pas assurée.
Ils considèrent désormais avoir été « pris en otages » par le gouvernement australien, qui veut continuer à lancer un message dissuasif fort aux passeurs illégaux en Indonésie.
Selon le plan récemment évoqué par Canberra, qui finance le camp de détention sur l’île de Manus en vertu d’un accord conclu avec le gouvernement hôte, les pensionnaires de ce camp pourraient prochainement être transférés vers des logements « temporaires » en-dehors du camp, mais toujours sur la même île, rapportait dimanche la presse australienne.
Vendredi dernier, Peter Dutton, récemment nommé ministre de l’immigration, réitérait la posture de son prédécesseur en répétant que les pensionnaires de ces camps « n’arriveront jamais en Australie ».
Depuis le débit de la semaine dernière, les pensionnaires ont entamé un nouveau mouvement de protestation, ponctué de slogans « liberté », mais aussi d’actes d’automutilation : une quinzaine d’entre eux se sont une nouvelle fois cousu les lèvres, d’autres ont tenté d’avaler des lames de rasoir.
Une cinquantaine de grévistes de la faim, pour la plupart originaires du Moyen Orient (Irak, Iran et Afghanistan) et du Sri Lanka, ont dû être soignés pour déshydratation, avant que d’être replacés dans les locaux du centre.
D’autres ont aussi tenté d’ingérer de la lessive.
Dans un premier temps, les gouvernements australien et papou ont démenti l’existence de nouveaux troubles au camp de Manus.
En février 2014, une précédente émeute au sein de ce camp, pour les mêmes raisons, avait fait près de 70 blessés et un mort parmi les demandeurs d’asile : l’Iranien Reza Barati, décédé à la suite de graves blessures infligées à la tête.
Selon l’ONG Refugee Rights Action Network, réseau d’action pour les droits des réfugiés), les pensionnaires de ce camp refusent toujours d’être relogés en Papouasie-Nouvelle-Guinée et ne veulent plus, non plus, être envoyés en Australie.
« Ils demandent juste de pouvoir vivre dans un pays sûr et de leur point de vue, la Papouasie-Nouvelle-Guinée n’est pas sûre », a déclaré dimanche Sally Thompson, porte-parole de l’ONG.
Ils en appellent aussi à une intervention des Nations-Unies, a-t-elle ajouté.
Via son haut-commissariat aux réfugiés (HCR), l’ONU a déjà, à plusieurs reprises, exprimé de fortes réserves quant à la politique australienne et sa « Pacific solution » consistant, entre 2001 et 2008, puis depuis fin 2012, à entasser des immigrants clandestins interceptés au large de sec ôtes dans les camps de Manus ainsi que celui établi (là aussi à la demande de l’Australie) sur l’île de Nauru.
Chacun de ces camps abrite environ un millier de personnes dont, dans le cas de Nauru, plus de 150 femmes et 135 enfants.
Le HCR a aussi rappelé à maintes reprises l’Australie à ses obligations en tant que signataire des conventions internationales en matière de protection des droits des réfugiés et des demandeurs d’asile.

pad

Rédigé par () le Lundi 19 Janvier 2015 à 06:36 | Lu 295 fois




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