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Canberra et Washington annoncent simultanément la levée de toutes les sanctions contre Fidji



SUVA, dimanche 2 novembre 2014 (Flash d’Océanie) – Les gouvernements australien et américain ont annoncé quasi-simultanément, vendredi, la levée de toutes les sanctions encore en place à l’encontre de Fidji, après la tenue en septembre 2014 des premières élections démocratiques depuis le putsch de 2006 et la mise en place d’un gouvernement dirigé par l’ancien chef des armées, Franck Bainimarama.

Pour l’Australie, l’occasion de cette annonce a été la visite officielle à Fidji de la ministre des affaires étrangères, Julie Bishop.
Lors de son séjour dans cet archipel, vendredi et samedi, Mme Bishop a aussi participé à la réunion annuelle de la chambre des investisseurs australo-fidjiens.

Parmi les priorités annoncées par Mme Bishop dans le cadre de la reprise d’un dialogue plein avec Suva : la nomination d’une ambassadrice, en la personne de Mme Margaret Twomey, diplomate expérimentée, qui avait déjà été identifiée par Canberra pour ce poste dès fin 2012, mais dont la nomination n’avait néanmoins jamais jusqu’ici reçu l’assentiment des autorités fidjiennes post-putsch.
Autre priorité annoncé par Mme Bishop : la reprise d’une pleine coopération militaire entre les marées australienne et fidjienne, y compris au plan du commerce des armes et de la participation des Fidjiens à des manœuvres internationales conjointes, dont ils avaient té exclus depuis fin 2006.
Canberra, par ailleurs, a souligné le « rôle et la contribution de Fidji à la paix au plan international et à la sécurité à travers ses engagements au sein des forces de maintien de a paix (de l’ONU) ».

Au plan commercial, par ailleurs, Mme Bishop a rappelé que ‘Australie demeurait le plus important partenaire et le plus grand investisseur à Fidji.
Dans le domaine du tourisme, environ 300.000 Australiens choisissent chaque année la destination Fidji et, côté fidjien, une cinquantaine de milliers d’Océaniens de cet archipel résident de manière permanente en Australie.

Côté américain, une autre annonce est venue vendredi de Suva, par la voie de l’ambassadrice en poste dans la capitale fidjienne, Frankie Reed.
La diplomate, depuis le début de son séjour à Fidji, n’avait eu de cesse de prôner une attitude d’accompagnement de Washington vis-à-vis du régime post-putsch à Suva, et ce même si l’Australie et la Nouvelle-Zélande, à l’époque, étaient encore enfermés dans une posture faite du maintien des sanctions contre Suva.

Là encore, du point de vue américain, la voie de la pleine normalisation passe par une pleine reprise de la coopération militaire.
Du côté de Washington, aussi, le processus de mise en place d’un nouveau chef de mission diplomatique est bien engagé.
Ces derniers jours, la commission sénatoriale des affaires étrangères a donné son feu vert pour la prise de poste de Mme Judith Beth Cefkin.
Cette diplomate de carrière avait été nommée début juillet 2014 par le Président américain Barack Obama ambassadrice pour les îles Fidji et, sur une base non résidente, pour les îles Kiribati, Nauru, Tonga et Tuvalu.

Judith Beth Cefkin, 61 ans, diplomate de carrière, au cours de son récent parcours professionnel, a été basée à Bangkok (Thaïlande) où elle a été numéro deux entre 2010 et 2013.

Une spécialiste de la Birmanie

Plus récemment encore, de retour à Washington depuis 2013, elle a été conseillère spéciale sur le dossier de la Birmanie (pays qui doit organiser des élections démocratiques en 2015, après plus de cinquante ans de dictature militaire, suivis d’une transition civile en cours), au sein du bureau du Département d’État des affaires d’Asie de l’Est et du Pacifique.
En novembre 2012, Barack Obama effectuait une visite historique en Birmanie, pays considéré comme occupant une position stratégique entre l’Inde et la Chine.
Cette tournée présidentielle était aussi passée par la Thaïlande (où Mme Cefkin était alors en poste) et le Cambodge.

Auparavant, la carrière de Judith Beth Cefkin, entamée en 1983, a été marquée par l’Europe de l’Est (Bosnie), les affaires européennes et un passage à l’ambassade des États-Unis à Paris (1993-1996).
Elle a aussi effectué des incursions régulières dans les ambassades américaines à Manille (Philippines, 1998-2001, conseillère politique) et, déjà, à Bangkok, avant cela (1990-1993), en tant que conseillère politique.
Elle fut aussi Vice-consule à l’ambassade américaine à Mexico.
Avant d’entrer en diplomatie, Judith Beth Cefkin était directrice de l’information au sein d’un réseau de télévision, à Denver (Colorado) et à Houston (Texas).
Sa biographie complète à l’adresse suivante :
http://www.state.gov/r/pa/ei/biog/213516.htm
Comme le veut la procédure, cette nomination présidentielle doit maintenir recueillir, pour la forme, l’agrément du Sénat, auquel cette nomination a été transmise, a indiqué la Maison Blanche.

Fidji, ami de Washington mais aussi de Pékin

L’actuelle ambassadrice américaine à Suva, Frankie Annette Reed, avait été nommée en mai 2011 par Barack Obama.
Depuis, outre l’inauguration mi-2011 de la plus grande ambassade américaine de la région, l’ambassadrice américaine avait entretenu des contacts réguliers, voire ostensibles, avec le chef du gouvernement fidjien, Franck Bainimarama (qui, à la tête des forces armées de l’archipel, a mené un putsch en décembre 2006), renforçant ainsi au passage le message selon lequel la politique d’ostracisme vis-à-vis de Fidji (longtemps pratiquée par l’Australie et la Nouvelle-Zélande, sous forme notamment de sanctions et d’interdictions de visas pour les personnalités appartenant au gouvernement post-putsch et à leurs proches) ne fonctionnait pas.

« Super-ambassades » américaine et chinoise à Suva

Dans la capitale fidjienne, Suva, les États-Unis ont inauguré en juin 2011 une « super-ambassade » à vocation régionale, en réponse apparente à un projet similaire, mais chinois, inauguré quelques mois plus tôt en grande pompe par Pékin.
Depuis la prise de pouvoir de Franck Bainimarama (désormais Vice-amiral en retraite, toujours chef du gouvernement et candidat déclaré aux prochaines législatives, les relations entre Suva et Pékin ont connu une embellie sans précédents, alors que celles avec les anciens alliés occidentaux, et en premier lieu l’Australie et la Nouvelle-Zélande, se sont détériorées avant que d’entrer dans une phase de restauration ces derniers mois.

Alors qu’elle dirigeait encore la diplomatie américaine, au cours du dernier trimestre 2010, Hillary Clinton avait effectué une visite dans la région Pacifique, en passant par les incontournables alliés et puissances régionales que sont l’Australie et la Nouvelle-Zélande.
Elle n’avait alors eu de cesse de réaffirmer l’engagement renouvelé et la volonté de partenariat de l’administration Obama dans cette partie du monde, y compris avec des États comme Fidji, qui occupent toujours un rôle de « hub » sur la carte économique, stratégique et géopolitique de l’Océanie insulaire.
Mme Clinton avait aussi soutenu devant les Sénateurs que la plupart des États insulaires océaniens, à son sens, pouvaient être considérés comme des « alliés anciens et fiables » des États-Unis.
« Nous jouissons d’un grand soutien dans la région de l’Océan Pacifique. Beaucoup parmi ces petits pays votent de notre côté aux Nations-Unies, ce sont des alliés, ils adhèrent à nos valeurs », avait ajouté Mme Clinton, qui soulignait qu’entre-temps, la Chine ne manquait jamais une occasion de faire venir à Pékin « tous les dirigeants des petits États du Pacifique ».

pad

Rédigé par () le Lundi 3 Novembre 2014 à 04:26 | Lu 252 fois




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