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Cambriolage tragique à Arue : des peines mesurées pour les seconds couteaux



Les jurés ont délibéré pendant plus de trois heures avant de rendre leur verdict ce mercredi soir.
Les jurés ont délibéré pendant plus de trois heures avant de rendre leur verdict ce mercredi soir.
PAPEETE, le 25 mai 2016 - Les jurés ont condamné sans les accabler, ce mercredi soir après trois heures de délibération, les trois jeunes majeurs jugés depuis mardi pour leur rôle dans le cambriolage du fare de Paul Ley, 74 ans, dans la nuit du 12 au 13 juin 2012 à Arue. Le septuagénaire, tabassé par deux mineurs qui les accompagnaient et condamnés depuis à de la prison ferme, devait décéder quelques mois plus tard. La cour a estimé que leurs aînés n'ont pas activement pris part aux violences.

5 ans de prison dont trois ans et demi avec sursis, 3 ans de prison dont deux ans avec sursis et 2 ans de prison dont une année avec sursis. Ce sont les peines prononcées ce mercredi soir par les jurés de la cour d'assises de la Polynésie française contre Patrice L., Bryan R. et Théodore T. dans l'affaire de ce cambriolage qui avait mal tourné, dans la nuit du 12 au 13 juin 2012 à Arue.

L'avocat général lui-même n'avait pas chargé la barque en requérant contre le trio, âgé de 21 à 22 ans à l'époque des faits, des condamnations finalement identiques à celles prononcées par les jurées, il a été suivi. La partie ferme des peines couvrant la détention provisoire déjà effectuée par les uns et les autres dans ce dossier, aucun des trois accusés n'est reparti en prison.

La nuit du drame, ces trois-là, formant une bande de cinq avec deux autres jeunes mineurs qui les accompagnaient, s'étaient introduits subrepticement au domicile de leur victime. Originaire du quartier, l'un d'eux savait que l'occupant des lieux était âgé et que sa maison était en retrait de la route, à l'abri des regards, jouxtant le centre commercial Raimoana non loin du McDonald's.

Les deux mineurs, condamnés depuis par le tribunal pour enfants à 6 et 2 ans de prison ferme pour "vol aggravé ayant entraîné une infirmité permanente", avaient ouvert la marche en compagnie de Patrice L., le plus sévèrement condamné ce soir. Ce dernier était allé chercher le renfort des deux autres, qui cuvaient leur alcool et leur paka à l'extérieur, une fois le papy tabassé par les deux plus jeunes. La bande avait ensuite mis la maison sans dessus-dessous à la recherche des économies du vieil homme. Un butin dérisoire basé sur les seules déclarations des prévenus, interpellés plusieurs mois après les faits, mais vraisemblablement de l'ordre de la dizaine de milliers de francs.

Le doute médical subsiste et il profite aux accusés

Hospitalisé dans la foulée, le vieil homme devait décéder des mois plus tard de saignements d'un hématome au cerveau. Un traumatisme hérité d'une lourde chute à vélo intervenue une semaine à peine avant son agression et qui lui avait déjà valu un séjour aux urgences. Si les médecins s'accordent à reconnaître que les violents coups qu'il a reçu à la tête –fracture des sinus, dents cassées, traumatisme crânien- ont irrémédiablement conduit à l'aggravation de son état, le doute subsiste néanmoins quant à savoir s'ils sont à l'origine de la dégradation brutale de son état de santé et de sa mort huit mois après les faits.

Jugeant les deux mineurs, la cour d'appel avait d'ailleurs requalifié les accusations initiales de "vol aggravé ayant entraîné la mort" en "vol aggravé ayant entraîné une infirmité permanente". Une décision que l'un des avocats de la défense, Me Dubois, n'a pas manqué de rappeler aux jurés qui ont finalement eux aussi requalifié les faits : "Le vol aggravé ayant entraîné la mort, c'est la perpétuité encourue" avait averti l'avocat. "C'est la première fois que je me retrouve aux assises pour un vol où la perpétuité est encourue. Ceux-là sont rentrés dans cette maison dans l'espoir de voler et rien d'autre, à aucun moment ils n'avaient envisagé de taper qui que ce soit. D'ailleurs ils n'ont pas frappé. Ce sont les deux mineurs qui ont frappé. Et ils ont été condamnés pour cela". Et l'avocat d'insister sur les remords sincères des trois hommes qui depuis se sont rangés des voitures, pour les deux qui avaient déjà un casier de petit voleur, et ont fait profil bas pendant toute la durée des débats. Des arguments que les jurés ont entendu.



Rédigé par Raphaël Pierre le Mercredi 25 Mai 2016 à 19:06 | Lu 2782 fois

Tags : ASSISES, JUSTICE






1.Posté par CITRUS le 26/05/2016 06:19 | Alerter
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BONJOUR

P......TAIN de justice de M..DE
si '''on'''avait massacré la femme ou la mère ou un membre de la famille de ses EN....LER
croyez moi la sentence ne serait pas la même
j'ai VRAIMENT de la peine pour cette famille détruite par ses CONNARDS,

2.Posté par lemarseillais le 26/05/2016 08:14 | Alerter
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c'est pas cher payer pour un mort.

3.Posté par Le président de "la Polynésie française", des françaises et des français René, Georges, HOFFER le 26/05/2016 15:49 | Alerter
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Ah si Monsieur Paul LEY avait été douanier de profession, la cour d'assise n'aurait certainement pas statué sur un vol pour son décès, même indirect (sic). Je ne mets pas de "hahahaha" car je vois encore Monsieur Paul LEY en mémoire, avec ses pancartes, son vélo et son air assuré. rollstahiti@gmail.com

4.Posté par lemarseillais le 26/05/2016 16:19 | Alerter
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c'est pas cher payé pour un mort à l'arrivée

5.Posté par Mata le 27/05/2016 09:54 | Alerter
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Si c'était le papa d'un juge à mon avis ils auraient quadruplé la sentence. Mais malheureusement encore une fois la justice est injuste !

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