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CSTP/FO : Confirmation de peines requise contre Jean-Paul Urima



Tahiti, le 6 février 2020 - Le procureur général a requis, hier devant la cour d’appel, la confirmation des peines prononcées en mai 2019 à l’encontre de Jean-Paul Urima pour “faux et usage de faux” et “diffamation non-publique” au préjudice du syndicat et de l’actuel secrétaire général de la CSTP/FO.
 
Jean-Paul Urima a fait l’objet d’une condamnation correctionnelle pour les délits de “faux et usage de faux” et “diffamation non-publique” dans cette même affaire, le 14 mai 2019. Hier, l’avocat général a demandé à la cour de confirmer cette décision de première instance et de condamner le syndicaliste à une amende de 300 000 Fcfp pour avoir usurpé la qualité de secrétaire général par intérim de la CSTP/FO courant 2018 et à une amende symbolique de 1 000 Fcfp pour avoir tenu des propos diffamatoires à l’égard de Patrick Galenon. Le jugement est mis en délibéré jusqu’au 9 avril prochain.
 
Deux ans après les faits, la cour d’appel s’est penchée, hier matin, sur les heures troubles de la Confédération des syndicats des travailleurs de Polynésie / Force ouvrière (CSTP/FO), après l’élection d’Angélo Frébault à la tête du premier syndicat de Polynésie française, en juin 2017.
En mai 2018, alors que ce syndicat est enlisé depuis plusieurs semaines dans une "guerre de succession", Angélo Frébaut démissionne de son poste de secrétaire général, après que son élection a été invalidée par une décision de justice. Parallèlement, Frébault s’affiche officiellement depuis mars en campagne avec le Tahoera'a Huiraatira pour les Territoriales 2018. Engagement politique au demeurant en contradiction avec les statuts du syndicat. 

C’est dans ce contexte qu’une phalange s’organise au sein de la CSTP/FO, autour de Jean-Paul Urima et de Mahinui Temarii. Urima, radié du syndicat depuis novembre 2017, est pourtant alors nommé secrétaire général par intérim suite à une élection informelle qui sera finalement invalidée. Il adresse des courriers à l’administration, signe des procès-verbaux, signifie un préavis de grève au greffe du tribunal de commerce, etc. Autant de documents sur lesquels il fait systématiquement usage de la qualité de secrétaire général du syndicat. C’est la raison pour laquelle il est aujourd’hui jugé pour le délit de “faux et usage de faux”.

Le 8 juin 2018, il adresse un e-mail aux adhérents dans lequel il accuse notamment Patrick Galenon d’avoir recours à des pratiques “mafieuses” et “douteuses”. Propos qui lui valent aujourd’hui d’être mis en cause pour diffamation. Le 21 juin 2018, suite à une requête déposée par le conseil de la CSTP/FO, le juge des référés prononce l’interdiction pour Jean-Paul Urima d’agir au nom du syndicat et de faire usage de la qualité de secrétaire général. Cette décision de justice mettra en clap final aux querelles qui agitent alors le syndicat, avant l’élection de Patrick Galenon à sa tête lors d’un congrès en août de la même année.


Rédigé par Jean-Pierre Viatge le Jeudi 6 Février 2020 à 17:19 | Lu 1158 fois




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