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"C’est le plus mauvais président que la Polynésie ait jamais eu"



Le sénateur Nuihau Laurey, jeudi matin à Tarahoi.
Le sénateur Nuihau Laurey, jeudi matin à Tarahoi.
Tahiti, le 14 mai 2020 - Nuihau Laurey quitte le Tapura Huiraatira sans oublier de tacler Édouard Fritch en sortant : "C’est le plus mauvais président que la Polynésie ait jamais eu", a-t-il estimé jeudi. Le sénateur-représentant rejoint Nicole Sanquer sur le banc des non-inscrits à Tarahoi. 

La démission de Nuihau Laurey ne sera formalisée que dans "les prochains jours", mais il l’a confirmé jeudi, en marge de la seconde séance plénière de la session administrative : il quitte le Tapura Huiraatira.

Cette distanciation avec le parti de la majorité était devenue inévitable depuis sa critique, le 1er mai dernier, de la gestion de la crise économique du Covid-19 par le gouvernement Fritch. Jeudi, il a enfoncé le clou en donnant à Édouard Fritch le titre de "plus mauvais président que la Polynésie ait jamais eu". Pour lui en effet, "les outils de résolutions de cette crise doivent être adaptés à sa gravité. Et c’est dans cette situation exceptionnelle que l’on doit avoir le président le plus ouvert à la discussion, à l’échange et parfois à la critique. À la place, on a quelqu’un qui nous conduit dans une mauvaise direction et reste complètement sourd à tous les messages. Oui, je le dis : c’est dans les moments de crise que l’on voit la vraie qualité de nos dirigeants"

Guerre ouverte

Lundi, par communiqué, le Tapura Huiraatira accusait Nuihau Laurey d’être "confiné dans sa bulle" en réponse à ses critiques sur la gestion de la crise du coronavirus. L’ancien vice-président en charge de l’économie et des finances estime qu’il y a urgence pour le Pays à contracter un emprunt massif pour mettre l’économie polynésienne à l’abri de "la crise la plus importante qu’ait connu le monde depuis quasiment un siècle".

Jeudi matin à l’assemblée, rebelote. C’est sans le citer, mais toujours en réponse, qu’Édouard Fritch a abordé lors d'une allocution à l’assemblée le cas du sénateur Laurey et pointé ses "y’a qu’a, faut qu’on". Le leader de la majorité l’a rappelé : Depuis l’adoption de son plan de sauvegarde de l’économie sur fonds propres, le gouvernement a identifié et communiqué à Paris, 51,3 milliards de Fcfp de besoins urgents sur plus de 120 milliards de Fcfp de besoins financiers globaux. Le comité des finances constitué à la demande du président de la République s’est réuni le 5 mai "pour évoquer les pistes de réflexion et fixer un calendrier et une méthode de travail" pour identifier les sources de financement potentielles. "Comme vous pouvez le constater, le Pays n’est pas resté les bras croisés comme certains semblent le penser. Ceux-là même qui nous donnent des conseils sans même remplir leur rôle de représentants de la Polynésie à Paris pour appuyer nos demandes."

Nuihau Laurey rejoindra Nicole Sanquer sur le banc des non-inscrits dès la prochaine séance plénière de la session administrative à Tarahoi, sans espoir dans l'immédiat de réunir les six représentants requis pour la création d'un groupe. "Je ne vais pas citer de noms, mais plusieurs élus m’ont sollicité voici quelques mois pour quitter la majorité et former un nouveau groupe à l’assemblée. Ce n’était pas dans mon intention, mais aujourd’hui que la nécessité se fait sentir, c’est courage, fuyons."


Rédigé par Jean-Pierre Viatge le Jeudi 14 Mai 2020 à 18:16 | Lu 16371 fois





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