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Tahiti, le 13 mai 2026 – Après le camouflet essuyé le matin même sur les textes liés aux télécommunications, le gouvernement est parvenu à reprendre brièvement la main mardi après-midi à Tarahoi avec l’adoption sans difficulté de quatre dossiers, notamment sur l’emploi local ou l’habitat social. Mais le texte consacré à Mahana Beach a de nouveau viré au désaveu politique, le texte n’ayant recueilli que 20 voix pour, face à 9 contre et 28 abstentions, dont 14 élus du Tavini.
L’après-midi devait permettre au gouvernement de tourner la page de la matinée explosive des textes liés aux télécommunications. C’était sans compter le dossier Mahana Beach examiné en fin de journée à Tarahoi. Le texte examiné visait à modifier le périmètre de la zone prioritaire d’aménagement touristique créée en 2014 à Outumaoro, afin d’en retirer plusieurs parcelles destinées à accueillir les foires et salons actuellement installés sur le site de l’ancien hôpital Mamao. Une opération présentée comme technique par le gouvernement, mais qui a rapidement réveillé les vieux fantômes du projet Mahana Beach.
Du côté de l’opposition, plusieurs élus ont dénoncé un dossier traité “par morceaux” et sans vision globale. Nuihau Laurey a plaidé pour une mission d’information de l’assemblée afin de faire toute la lumière sur douze années d’études, de dépenses et de promesses inabouties autour de Mahana Beach. Le représentant Tapura et maire de Punaauia, Simplicio Lissant, a quant à lui regretté l’absence de concertation suffisante avec les communes concernées.
Et comme cela devient désormais récurrent, les critiques sont également venues des rangs du Tavini. Le représentant Vincent Maono a ainsi dénoncé “une sortie discrète, presque administrative” d’un projet autrefois présenté comme structurant pour le pays. “Douze ans plus tard, aucun bilan complet n’est présenté à notre peuple”, a-t-il regretté, tout en multipliant les réserves sur le calendrier, le financement ou encore l’avenir des forains historiques. “La terre Maohi ne se gère pas dans le flou”, a insisté l’élu, rappelant au passage l’avis “réservé” rendu par le Cesec sur le projet.
Un soutien… sous surveillance
Face aux nombreuses réserves exprimées dans l’hémicycle, le ministre du Foncier et du logement, Oraihoomana Teururai, a tenté de rassurer les élus en présentant une adaptation “nécessaire” et “réaliste” du projet Mahana Beach. Il a notamment insisté sur l’urgence de relocaliser les foires et salons avant les Jeux du Pacifique, tout en assurant que la vocation touristique du site demeurait intacte.
Le gouvernement a néanmoins pu compter sur le soutien prudent du groupe A fano ti’a. Frangélica Bourgeois-Tarahu a défendu un “acte de courage politique” pour transformer ce foncier en “opportunité concrète”, après “l’échec du projet Mahana Beach dans sa version initiale”.
L’élue a insisté sur l’urgence de libérer Mamao en vue des Jeux du Pacifique 2027 et sur les meilleures conditions promises aux exposants et roulottiers à Outumaoro : parkings, accès PMR, baisse des redevances et futurs aménagements. Mais elle a aussi appelé à rester “vigilants” sur la mise en œuvre du projet, notamment concernant l’avenir des forains historiques et l’aménagement global du site. Mais ces arguments n’auront pas suffi à convaincre une large partie de l’hémicycle. Avec 28 abstentions, dont 14 issues du Tavini, l’exécutif a encore une fois été renvoyé dans ses buts.
L’après-midi devait permettre au gouvernement de tourner la page de la matinée explosive des textes liés aux télécommunications. C’était sans compter le dossier Mahana Beach examiné en fin de journée à Tarahoi. Le texte examiné visait à modifier le périmètre de la zone prioritaire d’aménagement touristique créée en 2014 à Outumaoro, afin d’en retirer plusieurs parcelles destinées à accueillir les foires et salons actuellement installés sur le site de l’ancien hôpital Mamao. Une opération présentée comme technique par le gouvernement, mais qui a rapidement réveillé les vieux fantômes du projet Mahana Beach.
Du côté de l’opposition, plusieurs élus ont dénoncé un dossier traité “par morceaux” et sans vision globale. Nuihau Laurey a plaidé pour une mission d’information de l’assemblée afin de faire toute la lumière sur douze années d’études, de dépenses et de promesses inabouties autour de Mahana Beach. Le représentant Tapura et maire de Punaauia, Simplicio Lissant, a quant à lui regretté l’absence de concertation suffisante avec les communes concernées.
Et comme cela devient désormais récurrent, les critiques sont également venues des rangs du Tavini. Le représentant Vincent Maono a ainsi dénoncé “une sortie discrète, presque administrative” d’un projet autrefois présenté comme structurant pour le pays. “Douze ans plus tard, aucun bilan complet n’est présenté à notre peuple”, a-t-il regretté, tout en multipliant les réserves sur le calendrier, le financement ou encore l’avenir des forains historiques. “La terre Maohi ne se gère pas dans le flou”, a insisté l’élu, rappelant au passage l’avis “réservé” rendu par le Cesec sur le projet.
Un soutien… sous surveillance
Face aux nombreuses réserves exprimées dans l’hémicycle, le ministre du Foncier et du logement, Oraihoomana Teururai, a tenté de rassurer les élus en présentant une adaptation “nécessaire” et “réaliste” du projet Mahana Beach. Il a notamment insisté sur l’urgence de relocaliser les foires et salons avant les Jeux du Pacifique, tout en assurant que la vocation touristique du site demeurait intacte.
Le gouvernement a néanmoins pu compter sur le soutien prudent du groupe A fano ti’a. Frangélica Bourgeois-Tarahu a défendu un “acte de courage politique” pour transformer ce foncier en “opportunité concrète”, après “l’échec du projet Mahana Beach dans sa version initiale”.
L’élue a insisté sur l’urgence de libérer Mamao en vue des Jeux du Pacifique 2027 et sur les meilleures conditions promises aux exposants et roulottiers à Outumaoro : parkings, accès PMR, baisse des redevances et futurs aménagements. Mais elle a aussi appelé à rester “vigilants” sur la mise en œuvre du projet, notamment concernant l’avenir des forains historiques et l’aménagement global du site. Mais ces arguments n’auront pas suffi à convaincre une large partie de l’hémicycle. Avec 28 abstentions, dont 14 issues du Tavini, l’exécutif a encore une fois été renvoyé dans ses buts.




























