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Benalla de nouveau mis en examen pour des violences le 1er mai à Paris



Paris, France | AFP | dimanche 16/12/2018 - Le dossier du 1er mai s"épaissit pour Alexandre Benalla: l'ex-collaborateur déchu de l'Elysée a de nouveau été mis en examen pour des violences en marge du défilé parisien, cette fois au Jardin des Plantes, peu avant l'affaire de la Contrescarpe, a appris l'AFP dimanche de source proche du dossier.

Déjà poursuivi depuis le 22 juillet pour les faits survenus place de la Contrescarpe à Paris, il a de nouveau été entendu le 29 novembre par les juges d'instruction, dont l'enquête vise aussi les événements intervenus quelques heures plus tôt au Jardin des Plantes. Ce jour-là, le jeune homme de 27 ans se trouvait en "observateur" embarqué avec les forces de l'ordre de la PP.
Ces faits, révélés après la mise en examen initiale de M. Benalla, constituent le premier acte de cette journée du 1er mai qui a précipité au coeur de l'été la chute de l'ex-chargé de mission, un élément central du dispositif sécuritaire autour d'Emmanuel Macron.
Plusieurs vidéos le montrent avec son acolyte Vincent Crase, employé du parti présidentiel LREM, au côté de policiers dans les allées du jardin. Dans l'une d'elles, on les voit emmener un homme qui vient d'être interpellé alors que des CRS sont autour d'eux. 
Au terme d'un interrogatoire de plus de huit heures, les magistrates ont une nouvelle fois mis en examen M. Benalla pour "immixtion dans l'exercice d'une fonction publique" et "violences volontaires en réunion ayant entraîné une incapacité totale de travail inférieure à 8 jours". Des faits commis au préjudice de l'homme interpellé ce jour-là, Khélifa M.
A ce moment-là, Alexandre Benalla et Vincent Crase suivaient des policiers en civil appelés en renfort au Jardin des Plantes alors que des CRS essuyaient des jets de pierre venus de militants d'ultragauche, selon M. Benalla. 
Khélifa M., partie civile au dossier, affirme s'être réfugié dans le parc après un mouvement de foule et avoir été frappé. Il devra répondre dans quelques mois devant le tribunal de violences sur des policiers, des faits qu'il conteste.
 

- rires et silences -

 
Depuis le début de l'affaire, les juges cherchent aussi à savoir si M. Benalla a outrepassé son rôle d'observateur en interférant dans les missions de la police.
Interrogé sur ce point, Benalla a démenti tout rôle directif, soutenant au contraire qu'il était "en retrait". Sur les vidéos, "on constate à chaque fois que je n'ai pris aucune initiative (...) Je suis le mouvement", se défend-t-il, selon l'interrogatoire dont a eu connaissance l'AFP.
Mais les choses se seraient ensuite emballées lorsque Khélifa M. aurait tenté d'échapper aux policiers. Si Alexandre Benalla reconnaît l'avoir interpellé avec Vincent Crase, et lui avoir fait "une clé de bras" avant de le remettre aux forces de l'ordre, il affirme avoir agi par "réflexe citoyen", un argument qu'il a déjà mis en avant lors de sa première mise en examen.
"J'ai apporté mon concours à la force publique pour interpeller un délinquant violent qui venait de commettre un acte grave sur les policiers", des jets de pierre sur des CRS, a-t-il justifié.
Des explications qui semblent avoir laissé les juges dubitatives.
- "Admettez-vous qu'à ce moment-là vous n'êtes plus vraiment dans votre mission d'observation"?
Entre rires, silences et piques à l'adresse des trois magistrates, la suite de l'interrogatoire est tendue. 
- "Ce n'est pas normal d'arrêter un délinquant et d'aider les policiers ?", se défend-t-il. Il refuse ensuite de répondre aux questions sur le cas de Khélifa M.
La suite de l'interrogatoire lui sera ensuite plus favorable. Les juges ont décidé de ne pas le mettre en examen pour un port illégitime de brassard de police, ni pour une autre interpellation dénoncée dans les médias par un couple qui se trouvait au Jardin des Plantes. Pour sa défense, il a assuré ne pas avoir assisté à cette scène.

Selfie de Benalla avec une arme: c'était un pistolet à eau, selon l'intéressé

"Ca peut paraître loufoque mais c'est la réalité": devant les juges, Alexandre Benalla a affirmé que l'arme apparaissant sur un selfie pris lors de la campagne présidentielle d'En Marche! était probablement un pistolet à eau, a appris dimanche l'AFP de source proche du dossier.
Les juges d'instruction qui l'ont réentendu le 29 novembre ont renoncé à ce stade à ordonner sa mise en examen pour "détention non autorisée d'arme de catégorie B", comme ils l'envisageaient initialement, selon l'interrogatoire de l'ex-chargé de mission à l'Elysée dont a eu connaissance l'AFP.
Le 24 septembre, Mediapart avait publié une photo d'Alexandre Benalla, l'air détendu, semblant brandir un pistolet de type Glock à une époque où il n'était pas autorisé à porter une arme en dehors du QG d'En marche! 
La scène se déroule le 28 avril 2017 à Poitiers dans un restaurant, à quelques kilomètres de Châtellerault où Emmanuel Macron vient de tenir un meeting. Celui qui est alors membre du service d'ordre de la campagne prend la pose au côté de deux hommes et d'une serveuse. Le pistolet est pointé vers le visage de la jeune femme, tout sourire. 
Plus de dix-huit mois après, Alexandre Benalla est dans le bureau de trois juges. Il évacue la polémique: "C'est simple et ridicule" (...) "un non-événement", balaie-t-il. Et pour cause: selon lui, l'arme exhibée était un pistolet à eau. "Oui, ça peut paraître loufoque mais c'est la réalité".
Lors de cette soirée de l'entre-deux tours de la présidentielle, l'ambiance est "festive" et le service d'ordre "en mode détente". "Le ton était à la rigolade. Un membre du service d'ordre qui avait un pistolet à eau et d'autres choses, s'est amusé avec", raconte-t-il.
Pour autant, il affirme n'avoir aucun "souvenir de ce selfie-là", ni d'avoir eu l'objet en mains. "Si ce selfie a été pris, je ne vois pas ce qu'il y a de mal", commente-t-il avant de lancer aux juges: "Cela fait un peu +instruction paëlla+, tout ce qui me concerne est rassemblé".
Au lendemain de la diffusion de cette photo, une enquête avait été ouverte à Poitiers pour déterminer si Alexandre Benalla disposait à cette époque d'une autorisation de port d'arme en bonne et due forme.
Les investigations avaient ensuite été jointes à l'instruction menée à Paris depuis la révélation en juillet par Le Monde de son rôle présumé dans une interpellation musclée en marge des manifestations du 1er mai, sur la place de la Contrescarpe à Paris. 
Après cette affaire qui lui a valu une première mise en examen le 22 juillet, les juges l'ont également mis en examen le 29 novembre pour une autre intervention litigieuse au côté de la police, au jardin des Plantes, quelques heures plus tôt. 

le Lundi 17 Décembre 2018 à 05:00 | Lu 262 fois




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