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Aux frontières du sauvage, un documentaire sur les dauphins de Rangiroa



Aux frontières du sauvage, un documentaire sur les dauphins de Rangiroa
b[PAPEETE, le 09 février 2018 - Thomas Trapier réalisateur amateur s'est lancé un défi, tourner un documentaire sur les dauphins sauvages de la passe de la passe de Tiputa à Rangiroa et Pamela et Alain […] qui ont choisi de vivre sur un bateau au contact de la vie marine. Pour mener à bien ce projet le réalisateur et producteur a lancé un financement participatif sur ulule.
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Aux frontières du sauvage est pour Thomas Trapier le début d'une nouvelle aventure. Il a décidé de raconter l'histoire de Pamela, biologiste, Alain, marin et leur fille. Cette famille nomade a fait le choix de vivre sur un petit voilier à Rangiroa au contact de la mer et des mammifères qui l'habitent. Par leur vie quotidienne, le réalisateur amateur en profite pour aborder la question de la condition des mammifères marins sauvages et de leur rapport à l'homme ou plutôt du rapport de l'homme à la vie sauvage. Le but du projet est de mettre en images un regard privilégié sur ce monde sauvage que cette famille côtoie tous les jours.


Aux frontières du sauvage, un documentaire sur les dauphins de Rangiroa
Pamela et son compagnon mènent depuis dix ans des observations de mammifères marins au sein du Groupe d’Étude des Mammifères Marins (GEMM) en Polynésie. Thomas les a rencontrés lors de son arrivée en Polynésie en voilier. Cet ingénieur dans l'aérospatiale a décidé d'arrêter d'observer les étoiles pour mieux se pencher sur l'océan. Il a commencé à braquer son objectif et ses projecteurs sur ceux qui vivent sous l'eau.

Des liens se sont tissés et le couple l'a emmené lui et son équipage à Makatea pour observer les baleines à bosse, "ils ont une philosophie de l'animal sauvage qui m'a semblé très intéressante. Elle est née de leurs observations, mais aussi de leur interaction quotidienne avec les Dauphins de la passe de Tiputa. J'ai voulu parler de leur vision, mais aussi du mode de vie qu'ils ont adopté pour vivre au contact de ces animaux sauvages", explique Thomas. De façon globale, je partage leur façon de penser. Nous construisons une réflexion par différents point de vue, La discussion est toujours positive !"

S'AFFRANCHIR DES CLICHES

Au fil du documentaire Thomas va tenter de répondre à plusieurs questions "pour qui sait regarder, chaque espèce sauvage est la porte d'un univers sensible et mental unique : une façon qui lui est propre d'habiter le monde. Mais comment regarder ? Comment étudier ce qui par définition échappe à notre emprise ? Comment imaginer ses perceptions ? Comment définir une intelligence ? Sur quelle base interpréter ses comportements ? Pourra-t-on un jour communiquer ?"

Avec le couple, le réalisateur tente de s'affranchir des clichés de la relation que l'homme entretien avec le sauvage afin de "faire émerger une perspective lucide et respectueuse sur le vivant à travers la notion de bioaltérité, ou comment respecter l’autre quand bien même sa nature profonde nous échappera toujours… une forme de cohabitation émerveillée qui se passe d’appropriation."

Pour le tournage de ce documentaire Thomas s'est fixé un autre défi "tout est filmé, produit, monté sur bateau et en Polynésie, il n'y a pas de triche. Je fais tout moi-même jusqu'à la musique que je compose et réalise moi-même avec les moyens du bord." Notre réalisateur amateur et sa compagne vivent sur le bateau qui les amené en Polynésie.


Étant réalisateur et producteur du projet, il a lancé une cagnotte Ulule afin de l'aider à produire le documentaire. "L'idée est que le documentaire ne me coûte pas un bras. Pour mener à bien ce film, j'ai besoin de renouveller mon matériel. Comme Alain et Pamela vivent à Rangiroa, je devrais faire plusieurs allers- retours pour le besoin du film. Comme je dois aussi filmer Pamela sous l’eau, je devrais payer des plongées avec un club. J'aimerai aussi interviewer d'autres figures et acteurs du monde marin. C'est pour toute ces raisons que j'ai lancé le financement participatif du documentaire avec une cagnotte ulule", explique le producteur en herbe.

Son rêve serait de pouvoir présenter le produit final au Fifo, "ce serait vraiment top. Le but de ce documentaire n'est pas de faire des sous. […] Avoir une vitrine comme le FIFO pour montrer notre travail serait vraiment génial. Nous espèrons juste le diffuser au maximum pour partager un point de vue original sur le monde sauvage."

Le tournage du documentaire devrait s'étaler sur plusieurs mois. La petite équipe devrait commencer à tourner en mai, juin et cela devrait prendre un mois ou deux. "Le plus long sera le montage, la musique, toute la partie technique"

Toujours est-il que cette bande de passionnés veut partager leur vision du monde marin et "par le financement participatif vous contribuez, comme nous essayons de le faire, à l'évolution de notre regard sur le monde sauvage", alors haere mai!

Plus d'informations

Pour trouver la cagnotte, c'est par ici
Comment avance le projet : c'est sur Facebook L'alouette


Rédigé par Marie Caroline Carrère le Vendredi 9 Février 2018 à 11:56 | Lu 1527 fois





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