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Asthme : des traitements efficaces mais pas toujours bien suivis



Asthme : des traitements efficaces mais pas toujours bien suivis
Paris, France | AFP | jeudi 29/01/2015 - L'asthme, une maladie de plus en plus fréquente et qui peut être très invalidante, bénéficie de traitements efficaces, mais qui ne sont pas toujours bien suivis, avertissent les spécialistes.

"Nous allons vers des traitements de plus en plus personnalisés, tant pour les asthmes légers à modérés que pour les asthmes sévères", résume le Pr Alain Didier, pneumologue au CHU de Toulouse, à la veille du 19e Congrès de pneumologie de langue française.

L'asthme sera "le fil rouge" de ce congrès vendredi et samedi à Lille, qui permettra aux spécialistes de faire le point sur cette maladie inflammatoire et chronique des bronches.

La plupart du temps d'origine allergique, elle touche en France environ 6 à 7% de la population adulte et environ 10% des enfants de moins de dix ans, soit environ 3,5 à 4 millions de personnes au total. Elle entraîne environ 900 décès et près de 60.000 séjours hospitaliers chaque année, selon des chiffres de l'Institut de veille sanitaire (InVS).

Dans sa genèse, interviennent d'abord des prédispositions génétiques. Mais le déclencheur est le plus souvent une substance allergique comme les acariens, les poils d'animaux, les moisissures ou les pollens. Les polluants présents dans l'air (intérieur ou extérieur), le tabagisme ou certaines infections respiratoires sont également fréquemment incriminés.

La prise en charge consiste à éviter les facteurs qui déclenchent ou aggravent les crises d'asthme, et à proposer des traitements spécifiques, tels que des corticoïdes inhalés, mais aussi à "contrôler" la maladie par des traitements de fond.

"La plupart des asthmatiques peuvent mener une vie normale, avec un traitement adapté", note le Pr Didier qui déplore toutefois que, selon une étude récente, seulement 13% des asthmatiques suivent à la lettre leur traitement.

Pour le Pr Chantal Raherison Semjen, professeur de pneumologie au CHU de Bordeaux, lorsqu'un enfant a une bronchite sifflante récidivante, "on ne traite encore trop souvent que l'épisode aigu" sans instituer un traitement de fond pourtant indispensable.


- Des symptômes méconnus -



Nombre d'asthmatiques consultent par ailleurs "trop tard parce qu'ils connaissent mal les symptômes" et se focalisent principalement sur les sifflements alors que l'asthme peut, dans certains cas, se limiter à "une gêne respiratoire à l'effort ou une toux sèche", ajoute-t-elle.

Pour le Pr Didier, dès lors qu'ils prennent régulièrement leur traitement et qu'ils maîtrisent bien les techniques d'inhalation, les asthmatique intermittents ou persistants légers rencontrent assez peu de problèmes, contrairement aux 4 à 5% de patients atteints d'une forme sévère qui ne peut être contrôlée.

Chez ces derniers, la maladie peut être tellement inflammatoire qu'elle ne répond pas aux corticoïdes, ce qui a conduit les chercheurs à mettre au point de nouvelle molécules, notamment des anticorps anti-IgE, capables de neutraliser la réaction allergique.

Des essais sont par ailleurs menés sur l'anticorps monoclonal IL-4 (ou mepolizumab) et sur d'autres biothérapies.

Parmi les autres pistes figure le développement d'un vaccin contre l'asthme allergique sur lequel travaillent des chercheurs de l'Inserm et du CNRS.

Le cas des patients obèses et asthmatiques s'avère en revanche "plus problématique", selon le Pr Didier, avec des traitements qui restent à définir mais qui devraient notamment cibler la perte de poids.

Le Pr Frédéric de Blay, pneumo-allergologue au Nouvel Hôpital civil à Strasbourg, estime pour sa part qu'en respectant quelques recommandations simples, bon nombre d'asthmatiques pourraient réduire la fréquence de leurs crises.

Il conseille de ne pas fumer, de ventiler son appartement "en ouvrant les fenêtres pendant un quart d'heure par jour", d'utiliser des couettes ou des oreillers en matières synthétiques, de mettre des housses anti-acariens, de laver régulièrement les peluches, de privilégier le sommier à lattes et de se débarrasser de la moquette.

Il critique également les huiles essentielles "très irritantes pour les bronches".

Quant à la pollution extérieure, les études s'accumulent pour montrer qu'elle aggrave l'asthme lors des pics de pollution, et même parfois à des "niveaux de pollution jugés acceptables" par les autorités sanitaires, relève pour sa part le Pr Raherison.

Rédigé par () le Jeudi 29 Janvier 2015 à 05:18 | Lu 428 fois




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