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Alerte à la dengue à Fidji



SUVA, vendredi 20 décembre 2013 (Flash d’Océanie) – Le ministère fidjien de la santé a lancé en milieu de semaine une alerte sanitaire concernant la fièvre hémorragique dengue, transmise par les moustiques, concernant laquelle des dizaines de nouveaux cas sont apparus depuis début décembre, alors que l’archipel est inondé de pluies torrentielles liées à la présence dans la région de zones dépressionnaires.
Sur la cinquantaine de malades récemment dépistés, des échantillons ont été prélevés et envoyés au laboratoires régionaux afin de confirmer le sérotype de ce virus (pour lequel il en existe quatre).
Les autorités sanitaires fidjiennes n’excluent pas la possibilité d’une origine importée de ces cas, alors que plusieurs États et territoires océaniens voisins sont eux aussi confrontés à une recrudescence de cas de dengue (notamment en Polynésie française et en Micronésie).
Entre-temps, les autorités sanitaires ont réitéré leurs conseils aux populations en matière de prévention.
En l’absence de vaccin et malgré des recherches toujours en cours et prometteuses, les mesures préconisées sont toujours celles liées à la prévention : un nettoyage des zones extérieures pouvant contenir des gîtes larvaires potentiels (vieux pots, vieux pneus, soucoupes dans les jardins pouvant contenir des eaux dormantes), l’utilisation de produits répulsifs à application cutanée, les répulsifs incandescents (tortillons fumigènes), le port de vêtements couvrant les membres ou encore l’utilisation de moustiquaires (y compris leur version imprégnée d’insecticide).
Le foyer le plus directement identifié est la capitale Suva et sa grande banlieue, où la municipalité a elle aussi annoncé des opérations de nettoyage et de ramassage renforcé des ordures et autres déchets.
Des campagne de pulvérisation sont aussi prévues.

La Polynésie française est confrontée à une double épidémie de dengue et de zika, respectivement depuis février 2013 et octobre 2013, rappelait mi-décembre 2013 le gouvernement de cette collectivité française du Pacifique.

En avril 2013, les deux épidémies de dengue qui sévissaient en Nouvelle-Calédonie et aux îles Salomon faisaient deux nouvelles victimes.
En Nouvelle-Calédonie, c’est une femme de 55 ans qui est devenue la troisième victime, dans la localité de Pouembout (Nord de l’île principale, la Grande Terre), d’une épidémie sévère de dengue de sérotype 1.
Évacuée d’urgence vers le centre hospitalier de Nouméa, elle est décédée des suites de complications hémorragique de la dengue, maladie transmises par les moustiques, ont indiqué les autorités sanitaires de la Nouvelle-Calédonie.
Les deux précédentes victimes avaient succombé début mars 2013 (une femme de 36 ans habitant Nouméa) et en décembre 2012 (une femme de 55 ans).
Les cas dépistés concernaient aussi bien la capitale Nouméa et sa grande banlieue, ainsi que la partie Nord de l’île principale (Grande Terre) ou encore l’île de Maré (îles Loyauté).
L’un des principaux foyers identifiés de cette épidémie a été localisé sur Nouméa et sa grande périphérie.
La dengue est une fièvre hémorragique dont les symptômes vont des douleurs musculaires et articulaires aux maux de têtes, aux nausées, à la fièvre, et pouvant aller jusqu'à l'hémorragie interne dans les stades les plus avancés de la maladie, qui peut dans certains cas se révéler mortelle.
Il existe quatre sérotypes connus (1 à 4) de la dengue.
Pour le sérotype 1 de la dengue, les épidémies précédentes en Nouvelle-Calédonie remontent à 2008.

Le spectre du chikungunya

Par ailleurs, toujours en Nouvelle-Calédonie, les autorités sanitaires signalaient mi-2013 l’apparition de trois cas réputés endémiques (non importés) de chikungunya, maladie elle aussi transmise par les moustiques de la famille des Aedes.

Le chikungunya, cette année, s’est largement propagé dans plusieurs provinces de Papouasie-Nouvelle-Guinée, suscitant l’inquiétude des autorités sanitaires locales.
Là aussi, les conseils à la population mettent en avant la nécessité de nettoyer systématiquement les endroits pouvant accumuler des eaux stagnantes.

La Papouasie-Nouvelle-Guinée est confrontée non seulement au chikungunya, mais aussi, sur le même registre des maladies transmises par le moustique, au paludisme et à la dengue.

Aux îles Salomon voisines, où une épidémie de dengue a récemment frappé la capitale Honiara et ses environs.
La grande majorité des cas concerne les habitants de la capitale Honiara et sa proche banlieue, avec aussi, outre l’île province principale de Guadalcanal, des cas signalés dans d’autres provinces de l’archipel.
Le sérotype dominant pour cette épidémie est le 3 (il en existe quatre), a précisé de son côté l’Organisation Mondiale de la Santé via sa représentation locale et régionale.
Le gouvernement australien participe aussi à une opération d’appui technique et logistique à la lutte contre cette épidémie.
Début avril 2013, Bob Carr, alors ministre australien des affaires étrangères, annonçait la composition et le déploiement d’une équipe médicale d’une dizaine de personnes (médecins, infirmiers, experts en santé publique), dont la mission aux îles Salomon sera spécifiquement d’épauler les autorités sanitaires locales, à leur demande.
La Nouvelle-Zélande participe aussi à l’effort en déployant une équipe médicale de taille similaire.
Mi-mars 2013, les autorités sanitaires salomonaises ont déclaré une situation d’urgence pour cette fièvre hémorragique transmise par les moustiques.

Renforts de l’OMS

La recrudescence du nombre de cas détectés a suscité la mise en place et le renforcement d’un plan de surveillance, en collaboration avec les expertes régionaux de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).
Dans ce cadre, un accent fort a été placé sur la dissémination de messages destinés à la population, pour que les habitants de la capitale Honiara et ses environs nettoient l’extérieur de leurs maisons, où peuvent se trouver des eaux stagnantes (dans des pots, des soucoupes, des vieux pneus ou des broussailles), foyers idéaux de prolifération des larves des moustiques, vecteurs de cette maladie proche du paludisme.

pad

Rédigé par PAD le Vendredi 20 Décembre 2013 à 05:35 | Lu 501 fois




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