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​Tātā'i : Réparer au lieu de jeter



Tahiti, le 17 janvier 2021 - Moins d'une dizaine de personnes ont pu se donner rendez-vous samedi, mesures sanitaires obligent, à l’atelier collaboratif Tātā'i. Au programme, un accompagnement technique pour la réparation d’appareils électroménagers sans cela voués à la poubelle.
 
Micro-ondes, fours à pain, rice cooker ou encore grille-pain en panne sont passés sous l'œil expert des répar'acteurs samedi à Faa'a. Donner une seconde vie à nos objets et léguer aux générations futures une planète en bonne santé, tels sont les objectifs de Tātā'i, le premier atelier collaboratif de réparation au fenua. Une initiative citoyenne qui existe déjà à travers le monde. Ici aussi, elle se veut écocitoyenne, comme l’explique Moea Pereyre, membre de l’association Tātā'i : "Depuis trois ans et demi qu'on est sur le terrain, on constate qu'il y a beaucoup trop d'objets du quotidien qui sont abandonnés dans nos vallées et on les retrouve dans nos rivières, en bord de plage (...).On a encore trop d'objets qui auraient pu avoir une deuxième vie, qui auraient pu être réparés. L'objectif, c'est d'accompagner les consommateurs à développer le réflexe de la réparation, pour éviter de jeter et pour laisser une planète et une île déjà un peu plus saines à nos enfants."
 
Plusieurs spécialistes de la réparation sont venus prêter main forte à Tātā'i comme Thierry qui, après avoir démonté une machine à café, a trouvé la panne en moins d'une heure. Il affirme que ces ateliers permettent aux personnes "d'éviter d'acheter et c'est pas mal d'économie en fin de compte. Et c'est bien pour notre environnement car ce sont des objets qui ne vont pas finir comme déchets". Le propriétaire de l'appareil, Frédéric, est ravi : "Je n'aurais jamais osé l'ouvrir, et je découvre aussi comment ça fonctionne à l'intérieur (...). Je trouve la démarche intéressante".
 
Tātā'i a dû refuser des inscriptions pour cet atelier car, restrictions liées au Covid obligent, le nombre de participants a été réduit à 10. Mais de tels ateliers ont lieu tous les troisièmes samedis de chaque mois.
Renseignements : 89 72 68 58

"La réparation a un impact sur l'environnement et sur notre porte-monnaie"

Moea Pereyre, membre de  l'association Tātā'i
 
Pourquoi avoir mis en place ces ateliers ? 
"On a encore trop d'objets qui auraient pu avoir une deuxième vie, qui auraient pu être réparés. L'objectif, c'est d'accompagner les consommateurs à développer le réflexe de la réparation, pour éviter de jeter et pour laisser une planète et une île déjà un peu plus saines à nos enfants. Tous ces objets qui tombent en panne et qu'on ne répare pas atterrissent à Paihoro ou sont pris en charge et envoyés dans d'autres pays."
 
Cela a été facile de trouver des répar'acteurs ?
"Cela n'a pas été trop compliqué sauf que c'est l'activité principale de ces réparateurs. Aujourd'hui, ils ne sont pas rémunérés, cela veut dire qu'ils offrent de leur temps car ils ont les mêmes convictions que nous. La réparation a un impact sur l'environnement et sur notre porte-monnaie. Ils donnent de leur temps gratuitement, c'est juste cela qui peut refroidir le fait qu'ils viennent. C'est du bénévolat." 
 

"Nous sommes des victimes consentantes."

Alain, répar'acteur 

Vous avez été volontaire pour venir réparer les objets ? 
"Bien sûr. Je pense que c'est une bonne initiative et il faut qu'on prenne l'habitude de faire durer les choses. C'est l'occasion aussi pour les gens de voir comme cela marche. Pour eux c'est une découverte et puis cela peut leur permettre d'être plus autonomes et de voir qu'en se donnant la peine on y arrive. Et ce qu'il faut espérer c'est que les constructeurs changent de mentalité. Sur certains appareils, on voit que tout a été fait pour qu'on ne puisse pas les démonter, comme des vis bizarres, on n'a jamais l'embout qui va bien, des endroits impossibles d'accès. Il faut que les constructeurs fassent un effort."
 
Vous n'avez pas l'impression que les objets durent moins longtemps ? 
"Manifestement, il n'y a pas une volonté de faire durer les choses. Et c'est peut-être aussi que le consommateur n'est pas suffisamment exigeant et va regarder juste le prix le moins cher sans chercher à savoir si l'appareil va durer dans le temps, si l'appareil va tenir, etc. Et on est aussi un peu responsable de cela. Nous sommes des victimes consentantes."   

"Tu sauras aussi réparer toi-même"

Félicie, une participante à l'atelier 

Que pensez-vous de ces ateliers ? 
"C'est une bonne initiative. Cela peut éviter de racheter car cela fait mal au cœur. Alors si on peut réparer c'est une bonne initiative. Si on peut aussi à la maison réparer nous-mêmes, pourquoi pas ?"
 
En plus vous participez à la réparation ?  
"Oui c'est bien de participer aussi, comme cela tu sauras réparer toi-même si tu veux. Il faut venir pour éviter de jeter les appareils électroménagers ou autres."

Rédigé par Vaite Urarii Pambrun le Dimanche 17 Janvier 2021 à 18:00 | Lu 1004 fois





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