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​Sursis pour le "junkie de la pédopornographie"



Tahiti, le 26 janvier 2021 - Un retraité de 70 ans a été jugé devant le tribunal correctionnel mardi pour des faits de détention d'images et de vidéos à caractère pédopornographique. Inconnu de la justice, l'individu a expliqué à la barre qu'il avait fait cela par "gourmandise". Il a été condamné à deux ans de prison avec sursis.
 
Un veuf de 70 ans, ancien conseiller en télécommunication désormais à la retraite, a comparu devant le tribunal correctionnel mardi pour répondre de faits de "détention de l'image d'un mineur présentant un caractère pornographique" et de "consultation habituelle d'un service de communication mettant à disposition l'image ou la représentation pornographique d'un mineur". Résident de Mahina, le prévenu avait été repéré en 2019 par l'office central pour la répression des violences aux personnes, alors qu'il consultait des fichiers pédopornographiques sur son lieu de vacances en métropole.
 
Lors d'une perquisition effectuée à son domicile le 3 juillet 2019, les enquêteurs avaient trouvé un "très grand nombre" de fichiers pédopornographiques et de "nombreuses et récentes" consultations de sites comportant des images et vidéos du même genre. 285 fichiers étaient d'ailleurs en cours de téléchargement lors de cette perquisition. Les gendarmes avaient également mis la main sur des vidéos où l'homme pratiquait des fellations sur de jeunes adultes qu'il filmait sans que ces derniers ne soient au courant. Entendu par les enquêteurs, le retraité avait nié tout penchant pédophile en affirmant qu'il consultait ces sites pour "voir comment vivent les gens". Ce à quoi le gendarme qui s'occupait de son audition lui avait répondu que pour sa part, il regardait plutôt Thalassa lorsqu'il s'intéressait à la manière de vivre des autres.
 
Troubles mentaux et psychiques
 
Présenté devant le tribunal correctionnel mardi pour répondre de ces faits, le vieil homme a expliqué à la barre qu'il avait fait cela par "gourmandise", en niant de nouveau avoir pris un quelconque plaisir lors du visionnage des fichiers. Lors des débats, le président du tribunal a déploré que l'expertise psychiatrique du prévenu ait été faite de manière "sommaire". Le médecin ayant rencontré le prévenu s'était en effet contenté de relever que ce dernier souffrait de "troubles mentaux et psychiques".
 
Une expertise à laquelle le procureur de la République a d'ailleurs fait écho lors de ses réquisitions, en soulignant le fait que le retraité ne semblait toujours pas prendre conscience du "caractère délictuel de ses actes". "Nous avons affaire à un junkie de la pédopornographie qui souffre d'une addiction profonde et qui se défausse" a-t-il ainsi asséné, avant de requérir quatre ans de prison dont trois avec sursis.
 
Mis à disposition du public
 
En défense pour le prévenu, Me Céran Jérusalémy a rappelé que son client avait "perdu pied" lors du décès de sa femme et qu'il avait, de surcroît, subi trois accidents vasculaires cérébraux. L'avocat a ensuite tenu à expliquer au tribunal qu'il n'y avait pas de victime dans ce dossier car les fichiers – à caractère pédopornographique – étaient "mis à la disposition du public" sur internet. Il a enfoncé le clou en affirmant que les réquisitions étaient beaucoup trop lourdes : "Mon client a commis une faute mais ce n'est pas équivalent à un viol !"

Après en avoir délibéré, le tribunal a condamné le retraité à deux ans de prison avec sursis.
 

Rédigé par Garance Colbert le Mardi 26 Janvier 2021 à 15:32 | Lu 2359 fois





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