Tahiti, le 18 mai 2026 – Le camps indépendantiste a célébré le treizième anniversaire de la réinscription en rangs dispersés, dimanche à Outuarea.
Si, chaque année, l’événement du 17 mai peine à mobiliser les foules, le 13e anniversaire de la réinscription de la Polynésie française sur la liste onusienne des territoires non-autonomes à décoloniser a affiché les tensions désormais ouvertes qui divisent le camp indépendantiste local. Aussi, la stèle de Outuarea a-t-elle été le témoin d’un singulier hommage échelonné tout au long de la journée de dimanche.
Le matin, un cortège d’une dizaine de personnes emmené par le président Moetai Brotherson, le chef de file du groupe A Fano Tia de l’assemblée de la Polynésie française, Tematai Le Gayic, la députée Mereana Reid Arbelot et la vice-présidente Minarii Galenon est venu déposer quelques gerbes au pied du monument. Le président Brotherson n’a pas manqué de publier l’événement sur sa page Facebook. “Cette année, c’est un anniversaire un peu particulier”, a-t-il reconnu avec un sens consommé de la litote : “Nous sommes ici ce matin ; d’autres viendront ici en soirée. Nous leur souhaitons une bonne célébration.”
“Avec Vannina, nous souffrons beaucoup”
Le soir, c’est à l’invitation du Tavini Hiuraatira que 150 à 200 militants indépendantistes se sont recueillis autour du noyau dur du parti, Oscar Temaru en tête, et son premier cercle dont Antony Géros, le président de l’assemblée et Vito Mamatuaiahutapu, le secrétaire général du parti. Une cérémonie solennelle, religieuse et politique, à laquelle s’est encore jointe la vice-présidente Minarii Galenon, venue en compagnie de Vannina Crolas, la ministre de la Fonction publique et de l’Emploi. Minarii Galenon qui s’est notamment exprimée pour déplorer l’atmosphère qui plombe les rangs indépendantistes : “Avec Vannina, nous souffrons beaucoup d’être séparées. Je sais que nous devrons trouver une solution ; mais c’est une grande épreuve. Il nous faut guérir toutes les blessures qu’il y a eu depuis les élections municipales.”
Antony Geros a aussi longuement pris la parole pour affirmer l’ADN indépendantiste du Tavini Huiraatira soulignant que depuis sa création, à chaque élection, le parti a toujours été clair sur son projet principal : obtenir l’accès à la souveraineté politique de la collectivité polynésienne. Un rappel en guise de tacle aux transfuges du camp qui se veut progressiste du parti, et élus sur la liste bleu ciel aux dernières élections territoriales.
Quant au processus de décolonisation engagé devant les instances de l’Organisation des Nations unies depuis maintenant 13 ans, s’il s’est ouvert dans des circonstances spectaculaires, et même “miraculeuses” pour Antony Géros, le jour de l’élection du leader autonomiste Gaston Flosse à la présidence du Pays, le 17 mai 2013, force est de constater que, depuis, les avancées en sont très modestes et imperceptibles pour le commun des militants indépendantistes.
Si, chaque année, l’événement du 17 mai peine à mobiliser les foules, le 13e anniversaire de la réinscription de la Polynésie française sur la liste onusienne des territoires non-autonomes à décoloniser a affiché les tensions désormais ouvertes qui divisent le camp indépendantiste local. Aussi, la stèle de Outuarea a-t-elle été le témoin d’un singulier hommage échelonné tout au long de la journée de dimanche.
Le matin, un cortège d’une dizaine de personnes emmené par le président Moetai Brotherson, le chef de file du groupe A Fano Tia de l’assemblée de la Polynésie française, Tematai Le Gayic, la députée Mereana Reid Arbelot et la vice-présidente Minarii Galenon est venu déposer quelques gerbes au pied du monument. Le président Brotherson n’a pas manqué de publier l’événement sur sa page Facebook. “Cette année, c’est un anniversaire un peu particulier”, a-t-il reconnu avec un sens consommé de la litote : “Nous sommes ici ce matin ; d’autres viendront ici en soirée. Nous leur souhaitons une bonne célébration.”
“Avec Vannina, nous souffrons beaucoup”
Le soir, c’est à l’invitation du Tavini Hiuraatira que 150 à 200 militants indépendantistes se sont recueillis autour du noyau dur du parti, Oscar Temaru en tête, et son premier cercle dont Antony Géros, le président de l’assemblée et Vito Mamatuaiahutapu, le secrétaire général du parti. Une cérémonie solennelle, religieuse et politique, à laquelle s’est encore jointe la vice-présidente Minarii Galenon, venue en compagnie de Vannina Crolas, la ministre de la Fonction publique et de l’Emploi. Minarii Galenon qui s’est notamment exprimée pour déplorer l’atmosphère qui plombe les rangs indépendantistes : “Avec Vannina, nous souffrons beaucoup d’être séparées. Je sais que nous devrons trouver une solution ; mais c’est une grande épreuve. Il nous faut guérir toutes les blessures qu’il y a eu depuis les élections municipales.”
Antony Geros a aussi longuement pris la parole pour affirmer l’ADN indépendantiste du Tavini Huiraatira soulignant que depuis sa création, à chaque élection, le parti a toujours été clair sur son projet principal : obtenir l’accès à la souveraineté politique de la collectivité polynésienne. Un rappel en guise de tacle aux transfuges du camp qui se veut progressiste du parti, et élus sur la liste bleu ciel aux dernières élections territoriales.
Quant au processus de décolonisation engagé devant les instances de l’Organisation des Nations unies depuis maintenant 13 ans, s’il s’est ouvert dans des circonstances spectaculaires, et même “miraculeuses” pour Antony Géros, le jour de l’élection du leader autonomiste Gaston Flosse à la présidence du Pays, le 17 mai 2013, force est de constater que, depuis, les avancées en sont très modestes et imperceptibles pour le commun des militants indépendantistes.





























