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​Menace de grève au port de Papeete



Tahiti, le 8 juin 2021 - La CSIP et la Fédération des syndicats des travailleurs de la manutention portuaire cosignent un préavis de grève qui menace de paralyser les activités du port de Papeete, quatre jours après le grave accident qui s’est produit sur les quais du terminal de commerce international. Sans accord, les premiers débrayages sont annoncés dès mardi prochain.
 
C’est le poumon économique par lequel arrive 90% des approvisionnements importés en Polynésie française. Le port de Papeete est depuis mardi sous le coup de plusieurs préavis de grèves qui menacent d’en freiner l’activité dès mardi 15 juin, zéro heure. Des préavis cosignés par la CSIP et la Fédération des syndicats des travailleurs de la manutention portuaire. Ils les ont notifiés dans l’après-midi au siège des trois sociétés d’acconage qui interviennent sur le terminal de commerce international, Cotada, J.A Cowan et Sat Nui, à la société de transport Locatrans, spécialisée dans le transport de conteneurs, et au sein de l’établissement public Port autonome de Papeete, avec copies à la Direction du travail, au ministère du Travail et à la présidence. Faute d’accord, des débrayages sont annoncés dès mardi matin pour une durée illimitée.

Cette levée de bouclier du principal syndicat de dockers épaulé par la CSIP fait suite au grave accident qui s’est produit dans la zone du terminal de commerce international (TCI), vendredi. L’employé d’une des entreprises d’acconage a percuté un élévateur en fonction, alors qu’il circulait en deux-roues dans la zone sous douane de Motu Uta. Gravement blessé, le quinquagénaire a dû être amputé d’une jambe. Une enquête est en cours pour déterminer les circonstances de ce déplorable accident. Mais pour les professionnels du port, c’est la goutte de trop. “Cela fait des années que l’on demande la mise en place d’une règlementation de la circulation au niveau du TCI, le renforcement de l’effectif de la police portuaire et l’interdiction d’accès à toute personne sans lien professionnel direct avec une des entreprises portuaires. On en revient toujours là-dessus”, explique Mahinui Temarii, le secrétaire général de la Fédération des syndicats des travailleurs de la manutention portuaire. “Ce que l’on veut, c’est faire notre travail dans de bonnes conditions d’hygiène et de sécurité.”
 
Billard à trois bandes
 
Des doléances que le leader du syndicat de dockers rappelait déjà samedi en pointant la responsabilité du Port autonome quant aux mauvaises conditions de travail des manutentionnaires du port de Papeete. Dans un communiqué diffusé mardi, le directeur de l’établissement public renvoi cette responsabilité aux entreprises d’acconage et de transport qui interviennent en zone sous douane. Pour Jean-Paul Le Caill, “la sécurité des travailleurs relève de la compétence de leurs employeurs respectifs qui doivent leur assurer des conditions de travail sécurisées, avec le concours du comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) propre à chaque entreprise”.

Et dans ce jeu de billard à trois bandes, les sociétés d’acconage du port se sentent privées de capacité d’intervention, comme l’explique Quito Braun-Ortega, le P-dg de la société J.A Cowan : “Nous n’avons aucun moyen d’intervenir sur la règlementation du port. Chaque entreprise met en place des procédures en interne pour limiter les risques d’accident. Et j’ai l’impression que celui de vendredi aurait pu être évité avec un rabâchement des consignes de sécurité dans la zone du terminal de commerce international.”

En cas de grève, mardi, les manutentionnaires de la zone portuaires sont astreints à une obligation de service minimum. Plusieurs cargos sont attendus la semaine prochaine à Papeete : le Seatrade Red mardi matin, le Talisman et le Cap Salia, mercredi, le Kansu, samedi, et le Tarago dimanche. Les opérations de déchargements ne seront pas affectées, promettent les syndicats. En revanche, “rien n’entrera ou ne sortira du port”, menace Mahinui Temarii.

Rédigé par Jean-Pierre Viatge le Mardi 8 Juin 2021 à 19:01 | Lu 3311 fois





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