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​Matahari Bousquet prête pour une année de plus



Moorea, le 22 juillet 2020 - Il y a un an, Matahari Bousquet, originaire de l’île de Moorea, décrochait le titre de Miss Tahiti. Un titre qu'elle conservera une année de plus en raison de l'annulation de l'édition 2020. Elle a accepté de se confier aux lecteurs de Tahiti Infos pour donner ses impressions sur l'année écoulée. Elle révèle notamment les temps forts qui l’ont marquée.

Matahari, l’élection de Miss Tahiti 2020 vient d’être annulée, ce qui veut dire que vous conservez votre couronne pour encore une année, qu’en pensez-vous ?

"Je pense que c’est la seule possibilité vu les conditions sanitaires actuelles. C’était compliqué pour nous de prévoir dans la durée un événement qui rassemble normalement plus de 3 000 personnes. Je pense donc que c’est la meilleure décision à prendre que de reporter l’élection à l’année prochaine. En plus, on était censé célébrer les 60 ans de Miss Tahiti. On veut vraiment faire quelque chose de beau et de bien fait. Cette année, je reste la miss en titre, donc j’assurerai toutes les représentations ainsi que les événements à la place de la miss qui devait reprendre le flambeau. J’ai déjà des événements prévus, fin juillet, je pars dans les îles. Ça commence donc à reprendre petit à petit."
 
Après une année de règne, qu’est-ce que le titre de Miss Tahiti vous a surtout apporté ?

"Ce titre m’a apporté l’expérience de l’élection de Miss France. Cela m’a permis de grandir, de prendre encore plus en maturité, d’être encore plus sûre de moi et surtout de m’impliquer beaucoup plus dans la vie du fenua à Tahiti : dans les associations, etc. C’est vraiment une bonne expérience qui va aussi me servir plus tard dans ma vie active. Si je devais passer un entretien de travail aujourd’hui, je me sentirais beaucoup plus à l’aise. D’avoir cette visibilité auprès de millions de personnes et de devoir parler pendant des interviews m’a apporté plus de confiance en moi. Bien parler devant le public, être posée, de ne pas avoir le trac sont des choses qui se travaillent et qui me serviront plus tard."
 
Avec du recul, qu’est-ce qui vous a manqué, à votre avis, pour décrocher le titre de Miss France 2020 ?

"Je ne saurais pas trop vous dire. Peut-être qu’il fallait plus d’assurance en moi. Mais les critères pour l’élection sont tellement spéciaux. Le titre de Miss France est décidé par le public. Je pense qu’il faut avoir beaucoup de charisme et de relation avec les gens, le public. C’est peut-être cela qui me manquait un peu parce que je ne suis pas très réseaux sociaux. Je ne sais pas trop en fait."
 

​"Le Heiva de Tahiti est ce qui m’a le plus marqué à Tahiti"

Quels sont les événements qui vous ont marqué en tant que Miss Tahiti ?

"C’est sûr qu’il y a l’élection de Miss France, c’est quand même le plus grand événement de l’année. C’est vraiment quelque chose à vivre. Le Heiva de Tahiti est ce qui m’a le plus marqué à Tahiti. C’était génial d’assister au spectacle de chants et de danses.  Je n’avais jamais vécu le Heiva de cette façon.  Les voyages dans les îles étaient des événements que j’ai aussi beaucoup aimés, surtout à Rimatara."  
 
Il y a un an, vous aviez dit que le titre de Miss Tahiti allait vous permettre de défendre certaines causes. Avez-vous réellement pu le faire ?

"Je pense que j’ai assez bien réussi sur cet aspect. Je voulais utiliser ce titre pour faire passer des messages, pour soutenir des causes que les associations défendent. Celles-ci n’ont pas forcément la visibilité et la portée de voix que j’ai. Cette année, j’ai réussi à aider certaines associations dans le domaine notamment de l’environnement.  J’ai été voir par exemple l’association Rima Ora, qui protège les ura vaero. Je retourne d’ailleurs les voir à la fin du mois de juillet parce qu’ils viennent de perdre leur chien qui justement repérait les rats dans les conteneurs en provenance de l’extérieur. J’ai aussi fait un peu de prévention avec l’association Coral Gardeners. J’essaie souvent sur les réseaux sociaux de partager un peu des informations sur tout ce qui concerne les associations. J’ai fait par exemple de temps en temps des stories ludiques et interactives pour lancer des messages de sensibilisation sur les tortues. L’environnement n’est pas la seule cause que je défends. Je travaille aussi avec l’association Village d’enfants SOS Papara ou encore avec l’association Amazones Pacifique qui se bat contre le cancer du sein. Certains samedis, on fait des ateliers comme par exemple les soins de beauté avec elles (les femmes atteintes du cancer du sein) pour leur permettre de reprendre confiance en elles, d’avoir un peu plus d’assurance pour qu’elles se sentent plus belles dans cette approche difficile de leur vie. Voilà ce que j’ai réussi à faire grâce à ce titre, et j’en suis assez fière."
 
Vous aviez envisagé de reprendre  vos études en France pour la prochaine rentrée scolaire, qu’en est-il maintenant avec le report de l’élection de Miss Tahiti à l’année prochaine ?

"C’est plus la crise sanitaire qui m’a fait reporter la reprise de mes études en France. Avant de faire Miss Tahiti, j’avais fait une licence en Polynésie française. Et j’avais donc envie de continuer mon Master en France après mon règne. Vu les conditions actuelles, j’ai préféré ne pas partir et puis, puisque que je garde mon titre, j’ai trouvé plus logique d’être ici à Tahiti cette année que de partir  en métropole. Je reporte donc à l’année prochaine mon départ."
 

​On aime l'expression "miss un jour, miss toujours"

Certaines Miss Tahiti ont avoué vers la fin de leur règne qu’elles craignaient de ne plus pouvoir supporter la vie d’après règne. Ressentez-vous la même chose ?

"C’est vrai qu’il y a cette petite appréhension quand on arrive à la fin du règne parce qu’on a l’impression que c’est tout ce rêve qui finit un peu. On en a peur. On a envie que ça continue toute notre vie. Mais je pense que c’est un faux apriori parce qu’on aime bien dire entre miss l’expression “miss un jour, miss toujours” et au final, cela est vrai. Quand on regarde les anciennes miss comme Mehiata ou Hinarere, elles sont toujours là à faire beaucoup pour le fenua. Donc je ne m’inquiète pas pour cela."
 
Avez-vous un message à adresser à la population ?

"Si j’ai un message à faire passer à tous les Polynésiens, ce serait tout simplement un remerciement. Merci de m’avoir soutenue à l’élection de Miss Tahiti et à l’élection de Miss France. Merci aussi de m’avoir soutenue pendant toute cette année, de m’avoir suivie dans toutes mes aventures lors de mes déplacements et d’avoir cru en moi. On ne se rend pas forcément compte mais en tant que miss, on n’est pas toute seule. On a toute la population derrière nous. Parfois c’est de la pression, mais parfois c’est surtout d’une grande aide. C’est une grande force et donc merci à tous.  D’ailleurs j’ai vraiment senti le soutien de la population lors de l’élection de Miss France. Lors de la préparation j’étais toute seule, sans le comité de Miss Tahiti, ma famille ou encore la population à mes côtés. Heureusement les réseaux sociaux font qu’on ressent le soutien, les messages d’encouragement, les messages d’amour… Je les ai lus, ça m’a fait du bien et ça m’a vraiment aidée durant cette période."
 

Rédigé par Toatane Rurua le Mercredi 22 Juillet 2020 à 09:48 | Lu 2479 fois






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