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​Le sucre à prix d'or à Hao



Hao le 13 septembre 2021- Sujet récurrent dans le quotidien des Paumotu, les prix à la consommation. À Hao, certains produits courants comme le sucre, récemment retiré de la liste des PPN, sont devenus étonnamment chers.  De nombreux habitants se questionnent sur les marges appliquées aux produits hors PPN.
 
Les produits de première nécessité (PPN) sont un dispositif mis en place par le gouvernement afin de permettre aux familles les plus modestes d'avoir accès aux produits d'alimentation de base des Polynésiens à moindre coût. Récemment retiré de la liste des PPN, le prix du sucre et plus particulièrement le sachet de sucre blanc ordinaire de 1 kg reste une incompréhension pour les consommateurs de Hao. S'ils sont bien conscients des méfaits d'une surconsommation de sucre sur la santé, leurs interrogations se situent plutôt sur les écarts de prix constatés dans les commerces de l'atoll. Le tarif peut varier de 200 à 350 Fcfp.
 
Les consommateurs comprennent tout à fait l'utilité de la taxe sur les produits sucrés transformés comme les boissons gazeuses, sirops ou biscuits… mais le sucre en poudre est un produit de tous les jours, consommé pas nécessairement en excès, par exemple au petit déjeuner, dans les gâteaux maison ou dans certaines préparations locales comme le iti iti, le faraoa naunau ou le ipo. Comme en témoigne Mere, une mère de famille : "J'aimerais vraiment que le sucre redevienne un produit PPN. C'est devenu problématique pour nous, car nous faisons des réserves alimentaires et le sucre, c'est maintenant un sacré budget."
 
450 Fcfp le kilo d'oignons
 
Ce qui appelle certaines interrogations chez les consommateurs, notamment : Sous prétexte qu'un produit n'est pas PPN, un commerçant a-t-il le droit de le vendre au prix qu'il veut ? La réponse est oui. En dehors des PPN et des produits de grande consommation (PGC) dont la liste est fixée par le gouvernement et dont les prix sont plafonnés par un encadrement de la marge, les autres produits sont libres. Le phénomène de concurrence n'existant pas ou peu dans les îles éloignées comme Hao, les commerçants peuvent donc fixer les prix comme ils l'entendent. Ces prix élevés et les variations ne concernent pas uniquement le sucre. Le kilo d'oignons peut varier de 250 jusqu'à 450 Fcfp. Ce que Monique Reibaut, habitante de Hao, déplore : "J'ai 71 ans, une retraite de 40 000 Fcp par mois, je revends des légumes pour arrondir les fins de mois. Je trouve certains produits vraiment chers, comme le sucre et les oignons." 
 
Pour les habitants, les dispositifs PPN ou PGC paraissent indispensables à leur survie sur un atoll comme Hao, où l'emploi est rare et les perspectives d'avenir incertaines. À 920 kilomètres de la capitale, la population souhaiterait certaines garanties de protection sur leur faible pouvoir d'achat.

Rédigé par Teraumihi tane le Lundi 13 Septembre 2021 à 16:19 | Lu 3963 fois





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