Tahiti, le 15 mai 2026 - Les belles tenues colorées, les fauteuils roulants décorés avec soin et la présence de 300 familles d’accueil et pensionnaires : ce jeudi, la Journée internationale des familles était l'occasion de se réunir à la présidence.
Pour cette édition 2026 de la Journée internationale des familles, la fête avait un goût particulier avec, pour la première fois, non pas un mais trois concours organisés au cours de la journée. Inspiré d'un concours hawaiien, un défilé du plus beau fauteuil roulant a notamment marqué les esprits. À celui-ci s’ajoutaient les concours du plus beau costume masculin et féminin.
Parmi les participants, Blaise Kenu, 22 ans, du centre Faretereamiti, représentait les Australes à travers une tenue inspirée de l’archipel. Taero Tetauira, Mara Taurearearii et Édouard Teissier du centre Mereahi Matahiapo étaient aussi candidats pour le titre de plus beau costume. Mais les véritables stars de la journée étaient surtout les pensionnaires en fauteuil roulant, acclamés à chacun de leurs passages.
Feuilles tressées, fleurs et couronnes venaient orner les fauteuils, transformés pour l’occasion en véritables œuvres végétales. Les jurés n'étaient pas n'importe qui : Coco, styliste et customiseur, ou encore la déléguée interministérielle au handicap, Nathalie Salmon-Hudry.
Parmi les moments forts, l’hommage rendu à Jeannie, l'une des doyennes, a particulièrement ému le public. Représentée par son aidante lors du concours, cette dernière a livré quelques mots symboliques : “Notre plus belle fleur, c’est elle. La famille est représentée par un jardin.”
Au-delà de l’aspect festif, l’événement portait aussi un message fort autour de la place des aînés dans la société polynésienne. “La manière dont une société accompagne ses aînés en dit long sur elle”, a rappelé Paloma Maiarii, présidente de la fédération Taho’e Ana’e des unités de vie. Face au vieillissement de la population, elle a également insisté sur la nécessité de renforcer les moyens humains et les accompagnements autour des structures d’accueil. “Notre Fenua vieillit et les besoins augmentent. Les acteurs ne doivent pas être seuls”, a-t-elle déclaré.
Les directeurs et encadrants présents ont eux aussi souligné l’importance de ces journées de partage qui permettent aux pensionnaires de sortir du foyer, de rencontrer d’autres structures et de participer à des activités valorisantes. Instituée en 1993 par l’Assemblée générale des Nations unies, la Journée internationale des familles est célébrée chaque 15 mai. Elle vise à mieux faire connaître les enjeux sociaux, économiques et démographiques qui touchent les familles à travers le monde.
Pour cette édition 2026 de la Journée internationale des familles, la fête avait un goût particulier avec, pour la première fois, non pas un mais trois concours organisés au cours de la journée. Inspiré d'un concours hawaiien, un défilé du plus beau fauteuil roulant a notamment marqué les esprits. À celui-ci s’ajoutaient les concours du plus beau costume masculin et féminin.
Parmi les participants, Blaise Kenu, 22 ans, du centre Faretereamiti, représentait les Australes à travers une tenue inspirée de l’archipel. Taero Tetauira, Mara Taurearearii et Édouard Teissier du centre Mereahi Matahiapo étaient aussi candidats pour le titre de plus beau costume. Mais les véritables stars de la journée étaient surtout les pensionnaires en fauteuil roulant, acclamés à chacun de leurs passages.
Feuilles tressées, fleurs et couronnes venaient orner les fauteuils, transformés pour l’occasion en véritables œuvres végétales. Les jurés n'étaient pas n'importe qui : Coco, styliste et customiseur, ou encore la déléguée interministérielle au handicap, Nathalie Salmon-Hudry.
Parmi les moments forts, l’hommage rendu à Jeannie, l'une des doyennes, a particulièrement ému le public. Représentée par son aidante lors du concours, cette dernière a livré quelques mots symboliques : “Notre plus belle fleur, c’est elle. La famille est représentée par un jardin.”
Au-delà de l’aspect festif, l’événement portait aussi un message fort autour de la place des aînés dans la société polynésienne. “La manière dont une société accompagne ses aînés en dit long sur elle”, a rappelé Paloma Maiarii, présidente de la fédération Taho’e Ana’e des unités de vie. Face au vieillissement de la population, elle a également insisté sur la nécessité de renforcer les moyens humains et les accompagnements autour des structures d’accueil. “Notre Fenua vieillit et les besoins augmentent. Les acteurs ne doivent pas être seuls”, a-t-elle déclaré.
Les directeurs et encadrants présents ont eux aussi souligné l’importance de ces journées de partage qui permettent aux pensionnaires de sortir du foyer, de rencontrer d’autres structures et de participer à des activités valorisantes. Instituée en 1993 par l’Assemblée générale des Nations unies, la Journée internationale des familles est célébrée chaque 15 mai. Elle vise à mieux faire connaître les enjeux sociaux, économiques et démographiques qui touchent les familles à travers le monde.
“Aider au quotidien ce public”
Pour la troisième année consécutive, les unités de vie participent à l’événement festif réunissant plusieurs établissements du Fenua. “C’est convivial, c’est la fête”, résume la directrice des unités de vie de Mareahi Matahiapo et Fare Hutia. Membre du comité de pilotage depuis le lancement de l’événement, elle voit dans cette rencontre bien plus qu’un simple concours. “Ça permet de se revoir, de partager notre année passée avec nos pensionnés. Tout le monde est beau”, sourit la directrice.
Cette année, quatorze pensionnaires de son centre ont fait le déplacement. Parmi eux, trois participent aux concours organisés durant la journée. L’an dernier, les participants évoluaient en groupe lors de danses collectives. Cette fois, les prestations sont individuelles, avec notamment un défilé devant le public : “Ils sont stressés parce qu’ils n’ont pas l’habitude d’être seuls sur scène et regardés par plusieurs personnes”. Ses pensionnaires ont choisi de mettre à l’honneur l’archipel des Australes, en lien avec le thème de la nature.
Raimiti Tokoragi, de Fare Hutia, insiste sur l’importance de ces moments de rencontre entre structures. “C’est un moment de partage. On sort du foyer, ça fait du bien à tout le monde”, confie-t-elle. Elle souligne également l’implication directe des pensionnaires dans la préparation de l’événement. “Ce sont eux-mêmes qui ont fabriqué les costumes.” Au-delà de l’aspect festif, Raimiti Tokoragi rappelle aussi les enjeux liés à l’accompagnement des personnes en situation de fragilité psychique. Elle explique suivre des formations en santé mentale afin de mieux “aider au quotidien ce public”. Selon elle, l’accompagnement dans ce domaine doit encore être renforcé.
Au final, au-delà du concours, ce sont surtout les échanges humains qui auront marqué cette journée. “Je ne sais même pas s’il y a quelque chose à gagner”, confie une participante dans un éclat de rire. “Mais ce n’est pas grave. C’est pour participer.” Une piste de danse a même rassemblé tous ceux qui voulaient poursuivre la fête. La journée s'est terminée autour de 15 heures.



































