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​Ivre, il frappe son père et menace les gendarmes



Tahiti, le 30 juillet 2020 - Un homme de 34 ans, déjà condamné en 2014 pour violences avec arme, a été présenté en comparution immédiate hier pour de nouvelles violences commises envers son père et des menaces proférées à l’encontre de deux gendarmes et de trois policiers. Il a été condamné à 12 mois de prison avec sursis.
 
Alors que le tribunal correctionnel a condamné lundi un homme reconnu coupable de violences commises sur sa mère sexagénaire, il a de nouveau dû juger une affaire de violences commises sur un ascendant jeudi en comparution immédiate. Un homme de 34 ans, socialement et professionnellement intégré, était poursuivi pour des violences et des menaces de mort dirigées contre son père et les forces de l’ordre. 
 
Le 17 juillet, après avoir bu quelques bières en sortant de son travail, l’individu avait regagné le domicile familial où tout le monde était alcoolisé. Pour un motif inconnu, il s’était battu avec sa sœur. Il s’en était ensuite pris à son père en lui assénant des coups de tête et des coups de pied au visage. Lorsque les gendarmes et les policiers municipaux étaient intervenus, le prévenu s’était saisi d’un « petit couteau de cuisine » en menaçant de se faire du mal. Les forces de l’ordre avaient dû utiliser un taser pour le maîtriser. Lors de son interpellation, il avait ensuite menacé les gendarmes de mort en les traitant notamment de « taioro » et en affirmant qu’il allait les « écraser » avec son véhicule. 

« Menace de crime ou délit »

Placé sous contrôle judiciaire suite à son passage devant le parquet, le trentenaire a été présenté en comparution immédiate hier pour répondre de cinq infractions dont celles de «violence sur un ascendant » et de « menace de crime ou délit à l’encontre d’un dépositaire de l’autorité publique ». A la barre, le jeune homme, qui a, selon ses dires, reçu, une «éducation stricte et religieuse », a émis des regrets à de nombreuses reprises. Seule ressource financière de toute sa famille, il a mis ses actes sur le compte de l’alcool. 
 
Une excuse peu convaincante pour le procureur de la République qui a tenu à rappeler lors de ses réquisitions que le père du prévenu avait été particulièrement « amoché » et qu’il avait aussi subi des « dégâts psychologiques importants ». Affirmant que le mis en cause avait « parfaitement conscience » de ce qu’il avait fait, le représentant du ministère public a requis un an de prison dont six mois de sursis probatoire. Pour la partie ferme de cette peine, il a requis un placement sous le régime de la semi-liberté afin que le trentenaire puisse conserver son emploi. 
 
« Mon client a lui-même subi des violences de la part de son père. A l’évidence, il ressort qu’il y a une part d’ombre dans cette famille », a déclaré l’avocate du prévenu pour sa défense en soulignant le caractère « suicidaire » de son client le jour des faits.
 
Après en avoir délibéré, le tribunal correctionnel a condamné le prévenu à  12 mois de prison avec sursis.

Rédigé par Garance Colbert le Jeudi 30 Juillet 2020 à 18:27 | Lu 1547 fois





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