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​Des mentalités qui évoluent face au don d’organes



​Des mentalités qui évoluent face au don d’organes
Tahiti, le 22 juin 2020 - Comme chaque année, la journée nationale de réflexion sur le don d’organes et la greffe et de reconnaissance aux donneurs a lieu le 22 juin. L'année dernière  le taux de refus au don a été le plus faible depuis le début de l’activité en Polynésie. Le signe que les mentalités ont évolué et que le sujet est davantage évoqué au sein des familles.
 
A l’occasion de la journée nationale de réflexion sur le don d’organes et la greffe et de reconnaissance aux donneurs qui aura lieu lundi 22 juin, un stand d’informations se tiendra dans le hall du centre hospitalier de la Polynésie française (CHPF) de 8 à 15 heures.
 
Alors que le don d’organes reste encore une question sensible au sein de certaines familles, le taux de refus au don a atteint 30% en 2019, soit son taux le plus bas depuis le début de l’activité, démontrant ainsi une évolution des mentalités au sein de la société. Constat confirmé par Carine Domelier, infirmière en charge de la coordination des prélèvements d’organes : "Il semblerait que les Polynésiens en aient davantage parlé avec leurs proches, car c’est vrai que c’est la première fois que nous atteignons ce taux de 30%. Nous avons beaucoup communiqué par rapport au don d’organes, par rapport au fait qu’il était important d’en parler et c’est ce qui fait que les gens se sont posé des questions et ont eu une réflexion sur ce sujet important. En 2019, c’était la première fois que des familles dont les proches étaient hospitalisés en réanimation ont spontanément parlé du don d’organes et proposé un prélèvement de reins pour des proches décédés."
 
Du point de vue du cadre légal qui entoure ce sujet et tel que le rappelle Carine Domelier,  la Polynésie française est soumise à loi métropolitaine, la loi du consentement présumé : "Cette loi signifie que nous sommes tous considérés comme donneurs. Il n’y a pas de registre du don. Pour ceux qui sont donneurs, il n’y a pas besoin d’aller s’inscrire quelque part. En revanche, pour ceux qui ne veulent pas être prélevés, il faut s’inscrire sur le registre national de refus car, vérifier ce registre, c’est la première chose que les équipes de coordination vont faire. Si les personnes y sont inscrites, la procédure s’arrêtera là. Pour ceux qui ne sont pas inscrits, on va questionner les proches pour rechercher le témoignage de la volonté de la personne. Il est vraiment très important de parler à sa famille afin que sa volonté soit connue et respectée".
 

Les chiffres

  • 116 greffes depuis octobre 2013 ;
  • En 2019, 18 greffes rénales réalisées à partir de donneurs en mort cérébrale et 4 à partir de donneurs vivants ;
  • 60% des Polynésiens se disent prêts à donner leurs reins à leurs décès ;
  • 30% : Taux d’opposition concernant les donneurs en mort cérébrale ;
  • 49,7 ans : Moyenne d’âge des donneurs au fenua, contre 58,3 ans en métropole.

Rédigé par Garance Colbert le Lundi 22 Juin 2020 à 09:35 | Lu 697 fois





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