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​“On a une commande de chloroquine en cours”



Tahiti, le 25 mars 2020 - Lors d’un point presse organisé mercredi après-midi à la cellule de crise du Pays, le ministre de la Santé, Jacques Raynal, a fait le point sur les commandes en cours de matériel médical. Il indique qu’une commande de chloroquine est en cours compte-tenu des recherches actuelles sur le médicament, mais met une nouvelle fois en garde contre les discours appelant à brûler les étapes sur l’utilisation de ce médicament contre le Covid-19.
 
Des commandes ont été faites en Europe et en Chine par la Polynésie pour du matériel médical ?

“On a deux sources d’approvisionnement. La principale, c’est l’Europe habituellement. Mais on voit bien les difficultés qu’il y a en Europe à l’heure actuelle avec tous les pays qui ont besoin de matériel. La deuxième source, c’est la Chine grâce à des contacts privilégiés que nous avions établis déjà il y a quelques années notamment via M. Hiria Ottino. Nous pouvons espérer avoir très prochainement une grosse commande de plusieurs tonnes de matériel tel que du matériel de réanimation, puisqu’on en aura toujours besoin notamment au niveau des structures périphériques de la santé, et de masques. Ces besoins qui ont été répertoriés dans les différents services comme à l’hôpital. On a aussi une commande en cours en ce qui concerne la chloroquine et dont nous verrons si nous pouvons l’utiliser. Nous avons contacté les autorités sanitaires métropolitaines pour avoir un accord. On a eu un accord de principe pour ce médicament.”
 
Justement, certaines personnes se posent la question de la vente libre pratiquée pour un tel médicament ?

Je suis désolé de le dire, mais c’est une idiotie que d’aller chercher du Plaquenil à l’heure actuelle. Je suis un peu révolté si ce Plaquenil est vendu sans ordonnance ou si l’on a vendu du Plaquenil à quelqu’un qui n’en a pas besoin. Le Plaquenil est un médicament que l’on utilise depuis fort longtemps. Il n’est pas nouveau. Il est utilisé pour des maladies particulières que l’on appelle immunologiques, notamment comme le lupus. Les cas de lupus sont soignés et traités par le Plaquenil. Et le résultat des précipitations sur ce médicament qu’est le Plaquenil, c’est que les gens qui ont normalement besoin de ce médicament pour se traiter rencontrent des difficultés à en obtenir, ce qui est un peu révoltant. Donc je dis à la population, très clairement, qu’il est absolument inutile de se précipiter sur ce médicament qui n’a pas encore fait les preuves de son efficacité. On ne nie pas le fait qu’il puisse éventuellement être utilisé et être utile dans certaines pathologies très particulières, notamment au niveau pulmonaire comme pour les gens qui sont en réanimation. (…) Le Plaquenil n’est pas un médicament innocent, c’est un médicament qui peut provoquer des effets secondaires. On ne peut pas le prendre de manière inopportune.”
 
Mais il y a tout de même eu une commande du Pays ?

“Compte tenu du fait, d’une part, qu’il faut s’approvisionner pour les patients qui sont habituellement concernés par ce traitement et qui en ont réellement besoin au quotidien, et d’autre part, du fait que nous ne sommes pas insensibles au fait qu’il y ait eu une recherche qui a été faite dessus. Donc si on a les capacités de faire cette recherche et cet essai, nous le ferons, mais exclusivement à titre d’essai et pas pour la population générale.”
 
Vous avez également parlé de l’approvisionnement en respirateurs pour les hôpitaux périphériques. Vous comptez donc mettre en place des cellules de réanimations dans ces structures périphériques ?

“Dans les structures de santé périphériques, nous avons des services qui sont à même d’effectuer une première réanimation. C’est-à-dire que s’il y a un accidenté par exemple, il est traité mais il sera évacué pour intégrer le grand service de réanimation du Taaone qui possède tous les moyens nécessaires. Cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas de structure adaptée dans les îles. Ils ont les moyens dans les îles, notamment dans les structures périphériques de santé, de faire une réanimation c’est-à-dire de remettre en condition une personne qui est dans un état de santé difficile. Néanmoins, compte tenu du fait qu’il puisse y avoir plusieurs cas en même temps, dans chaque structure, il y aura un nombre de respirateurs par rapport au nombre de la population que l’on estime devoir soigner.”

Rédigé par Vaite Urarii Pambrun le Mercredi 25 Mars 2020 à 18:43 | Lu 4955 fois





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