L’IEOM fait le point sur les crédits accordés aux particuliers et aux entreprises au quatrième trimestre 2025 (Crédit : archive Tahiti Infos).
Tahiti, le 17 mars 2026 - Les chiffres du dernier trimestre 2025 sont tombés ce mardi. L’Institut d’émission d’Outre-mer (IEOM) revient sur les crédits accordés aux particuliers et aux entreprises, “des indicateurs clés pour suivre l’évolution de la conjoncture financière du territoire” qui ne manqueront pas d’être suivis attentivement en 2026 avec le conflit au Moyen-Orient.
Concernant les particuliers, le taux moyen des découverts passe à 11,26 % (-0,20 %) sur trois mois. Le taux moyen des prêts personnels et autres crédits à la consommation augmente légèrement (+0,13 %) pour atteindre 7,09 %, tandis que le taux moyen des crédits à l’habitat diminue à nouveau (-0,11 %) pour passer en dessous de 3 % pour “la première fois depuis deux ans”.
S’agissant des entreprises, la banque centrale constate une baisse globale des taux moyens au quatrième trimestre. Le taux moyen des découverts recule (-0,19 %) sur trois mois pour s’établir à 4,12 %. Le taux moyen des crédits de trésorerie échéancée est relativement stable à 3,83 % : octroyés à hauteur de 14,7 millions de francs en moyenne, ils s’amortissent sur un peu plus de trois ans. Le taux moyen des crédits à l’équipement, d’un montant de 71,8 millions de francs sur près de dix ans en moyenne, baisse à 3,27 % (-0,21 %). Le taux moyen des crédits immobiliers poursuit sa baisse à 2,94 % (-0,08 %) : d’un montant moyen de 40,8 millions de francs, ils sont remboursables sur un peu plus de vingt ans.
Concernant les particuliers, le taux moyen des découverts passe à 11,26 % (-0,20 %) sur trois mois. Le taux moyen des prêts personnels et autres crédits à la consommation augmente légèrement (+0,13 %) pour atteindre 7,09 %, tandis que le taux moyen des crédits à l’habitat diminue à nouveau (-0,11 %) pour passer en dessous de 3 % pour “la première fois depuis deux ans”.
S’agissant des entreprises, la banque centrale constate une baisse globale des taux moyens au quatrième trimestre. Le taux moyen des découverts recule (-0,19 %) sur trois mois pour s’établir à 4,12 %. Le taux moyen des crédits de trésorerie échéancée est relativement stable à 3,83 % : octroyés à hauteur de 14,7 millions de francs en moyenne, ils s’amortissent sur un peu plus de trois ans. Le taux moyen des crédits à l’équipement, d’un montant de 71,8 millions de francs sur près de dix ans en moyenne, baisse à 3,27 % (-0,21 %). Le taux moyen des crédits immobiliers poursuit sa baisse à 2,94 % (-0,08 %) : d’un montant moyen de 40,8 millions de francs, ils sont remboursables sur un peu plus de vingt ans.
Quelle tendance pour 2026 ?
La production de crédits est en hausse de 11 % par rapport à 2024 pour atteindre 178 milliards de francs en cumul sur l’année. La production de crédits aux particuliers affiche une hausse de 5 % : les crédits à l’habitat demeurent dynamiques (+21,6 % sur un an), contrairement aux prêts personnels à la consommation (-14,7 %). L’activité de crédit aux entreprises reste soutenue : elle s’élève à 29,8 milliards de francs (+18,6 % sur un an). “Toutes les catégories de crédit sont concernées par la hausse : +19,5 % pour les crédits de trésorerie, +13,5 % pour les crédits d’équipement et +73,6 % pour les crédits immobiliers”, précise l’IEOM. Quant à la production de crédits aux entreprises individuelles à hauteur de 0,9 milliard de francs, elle enregistre une croissance de 4,9 % imputable à l’augmentation des crédits immobiliers, tout en sachant qu’une baisse est constatée sur un an (-6,2 %).
Reste à savoir si ces tendances vont se maintenir en 2026, ce premier trimestre étant marqué par des tensions internationales croissantes autour du conflit au Moyen-Orient. Interrogé sur le sujet, le directeur de l’IEOM, Thierry Beltrand, reste prudent : “C’est trop tôt pour l’instant. En ce moment, on est plutôt sur une remontée des volumes de crédits et une baisse des taux, qui sont au plus bas et inférieurs à ceux de la métropole pour la plupart. Le risque potentiel, c’est la remontée des taux d’intérêt et le ralentissement du crédit et de l’investissement, mais on n’en est pas là aujourd’hui”. La banque centrale sera toutefois attentive à l’évolution de la situation dans les prochains mois.





























