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​Rebond des crédits aux entreprises en 2025


Chez les particuliers, les crédits à la consommation sont en perte de vitesse, tandis que les crédits à l’habitat se maintiennent (Crédit : archive Tahiti Infos).
Chez les particuliers, les crédits à la consommation sont en perte de vitesse, tandis que les crédits à l’habitat se maintiennent (Crédit : archive Tahiti Infos).
Tahiti, le 19 mars 2026 – Les crédits d’investissement et immobiliers aux entreprises progressent, tandis que les crédits d’exploitation poursuivent leur baisse, analyse l’IEOM dans son rapport sur les évolutions bancaires et monétaires pour l’année 2025.
 

Dans un nouveau point de conjoncture financière publié ce jeudi, l’Institut d’émission d’Outre-mer (IEOM) dresse un rapport des évolutions bancaires et monétaires en Polynésie française au 31 décembre 2025.
 
Premier constat : l’encours de crédit est stimulé par le “rebond” de l’activité de crédit aux entreprises. L’encours de crédit sain porté par le système bancaire local se chiffre à 736 milliards de francs (+5,1 %). Ce regain de croissance résulte d’une activité de crédit “dynamique” à partir du deuxième trimestre 2025, après une année 2024 “en retrait”. La production de crédit aux entreprises augmente de 17,1 % sur un an (hors découvert), contre -24 % en 2024 : les sociétés investissent davantage (+10,2 % dans l’immobilier), tandis que les crédits d’exploitation poursuivent leur baisse (-4,6 %, après -15,4 %). Chez les particuliers, on note un ralentissement “léger” marqué par une “perte de vitesse” des crédits à la consommation (+4,1 %, après +9,1 %), mais une “bonne tenue” des crédits à l’habitat (+4,5 %, après +3,7 %), qui reste une valeur sûre. La tendance est aussi à la hausse pour les collectivités locales (+11,1 %), un chiffre qui monte à +17,5 % pour les crédits à l’investissement en faveur du Pays, notamment.
 

Moins de dépôts


La banque centrale constate par ailleurs un “essoufflement” de la collecte des dépôts. Le montant des actifs financiers collectés par les établissements bancaires s’élève à 862 milliards de francs. Les dépôts des entreprises ont été “plus abondants” sur un an (+5,5 %), avec une préférence marquée pour les dépôts à vue (+10,7 %) que pour les dépôts à terme (-11,9 %), des comptes épargnes “moins rémunérateurs” dans le contexte de baisse des taux directeurs. Même tendance chez les ménages, qui privilégient les placements à long terme (+9,2 %), comme les contrats d’assurance-vie, et les dépôts à vue (+3,5 %).
 
L’IEOM constate également un “déficit” du solde emplois-ressources clientèle qui “s’accentue”. Autrement dit : les dépôts (+1,5 %) augmentent moins rapidement que les crédits (+5,1 %). Cet écart se creuse depuis le premier trimestre 2025. En parallèle, la masse monétaire, c’est-à-dire la quantité de monnaie en circulation, s’accroît “faiblement” (+1,8 %), principalement grâce aux dépôts à vue.
 

Répartition des crédits entre les entreprises, les ménages et les collectivités locales (Crédit : IEOM).

Rédigé par Anne-Charlotte Lehartel le Jeudi 19 Mars 2026 à 15:51 | Lu 259 fois