Tahiti, le 6 janvier 2025 – Un jeune homme de 19 ans a été condamné, mardi par le tribunal correctionnel, pour avoir violemment frappé un adolescent de 16 ans et lui avoir imposé des agressions sexuelles. Si le prévenu a écopé de quatre ans de prison ferme, les trois autres mineurs qui avaient participé aux faits ont, quant à eux, été condamnés lundi par le tribunal pour enfants à des peines comprises entre trois mois de sursis et trois ans ferme.
Le tribunal correctionnel s'est penché mardi sur une affaire particulièrement violente qui avait initialement été ouverte au criminel pour des faits de viols, d'agressions sexuelles et de violences en réunion et qui avait finalement été correctionnalisée en faits d'agressions sexuelles et de violences volontaires ayant entraîné une incapacité totale de travail de 15 jours.
L'affaire avait débuté le 4 janvier 2025 lorsqu'un mineur de 16 ans s'était présenté à la gendarmerie de Faa'a pour dénoncer des violences et des agressions sexuelles commises par quatre jeunes hommes sur sa personne. L'adolescent avait alors expliqué avoir été victime de très nombreux coups de pied et de poing dans plusieurs lieux de la commune de Faa'a et notamment au cimetière communal où ses agresseurs l'avaient forcé à se masturber avant de lui faire lécher un escargot. Sous la violence des coups, il avait perdu connaissance à quatre reprises. Les agresseurs avaient filmé la plupart des violences, laissant ainsi des preuves implacables.
“Une heure de torture”
Alors que trois des quatre agresseurs – mineurs –, ont été jugés par le tribunal des enfants lundi, le dernier prévenu – majeur –, a donc comparu mardi devant le tribunal correctionnel. À la barre, ce jeune homme déscolarisé très tôt qui a perdu son père durant son enfance s'est borné à répéter qu'il ne savait pas pourquoi il avait commis des actes d'une telle gravité. Il a exprimé des regrets sans toutefois convaincre le tribunal.
Alors que les violences ont déclenché des “idées suicidaires” chez la victime, son avocate, Me Béatrice Eyrignoux a expliqué, lors de sa plaidoirie, que l'adolescent n'avait pas souhaité assister à l'audience car depuis les faits, il a “peur” de se retrouver confronté à ceux qui l'ont “martyrisé” et lui ont fait subir “une heure de torture dans le cimetière”. Me Eyrignoux a également rappelé que son client avait été “humilié”, les vidéos de son agression ayant été diffusées sur les réseaux sociaux.
“Litanie de coups”
“Des dossiers de cette nature, heureusement que nous n'avons pas régulièrement à en connaître” a ensuite déclaré le procureur de la République en dénonçant des “violences extrêmement graves” qui ont duré “plus de trois heures”. Une “litanie de coups portés au visage, sur tout le corps et quatre pertes de connaissance”, a-t-il rappelé pour insister sur la “violence inouïe” qui a gravement porté atteinte à “l'intégrité” de la victime. Cinq ans de prison ferme assortis d'un suivi socio-judiciaire de trois ans ont finalement été requis contre le prévenu.
Pour la défense du jeune homme, Me Sophie Guessan a pris la parole pour rappeler qu'il y a des “disparités” en Polynésie française et qu'il y a “des personnes issues de milieux défavorisés qui ont un rapport à la violence distinct du nôtre”. Face à l'attitude peu mature de son jeune client, l'avocate a évoqué l'expertise psychiatrique selon laquelle le jeune homme était capable d'empathie et qu'il se sentait “nul” vis à vis des faits.
Après en avoir délibéré, le tribunal a condamné le prévenu à quatre ans de prison ferme assortis de trois ans de suivi socio-judiciaire. Il sera également inscrit au Fichier des auteurs d'infractions sexuelles ou violentes (Fijais) et aura l'interdiction d'entrer en contact avec la victime.
Le tribunal correctionnel s'est penché mardi sur une affaire particulièrement violente qui avait initialement été ouverte au criminel pour des faits de viols, d'agressions sexuelles et de violences en réunion et qui avait finalement été correctionnalisée en faits d'agressions sexuelles et de violences volontaires ayant entraîné une incapacité totale de travail de 15 jours.
L'affaire avait débuté le 4 janvier 2025 lorsqu'un mineur de 16 ans s'était présenté à la gendarmerie de Faa'a pour dénoncer des violences et des agressions sexuelles commises par quatre jeunes hommes sur sa personne. L'adolescent avait alors expliqué avoir été victime de très nombreux coups de pied et de poing dans plusieurs lieux de la commune de Faa'a et notamment au cimetière communal où ses agresseurs l'avaient forcé à se masturber avant de lui faire lécher un escargot. Sous la violence des coups, il avait perdu connaissance à quatre reprises. Les agresseurs avaient filmé la plupart des violences, laissant ainsi des preuves implacables.
“Une heure de torture”
Alors que trois des quatre agresseurs – mineurs –, ont été jugés par le tribunal des enfants lundi, le dernier prévenu – majeur –, a donc comparu mardi devant le tribunal correctionnel. À la barre, ce jeune homme déscolarisé très tôt qui a perdu son père durant son enfance s'est borné à répéter qu'il ne savait pas pourquoi il avait commis des actes d'une telle gravité. Il a exprimé des regrets sans toutefois convaincre le tribunal.
Alors que les violences ont déclenché des “idées suicidaires” chez la victime, son avocate, Me Béatrice Eyrignoux a expliqué, lors de sa plaidoirie, que l'adolescent n'avait pas souhaité assister à l'audience car depuis les faits, il a “peur” de se retrouver confronté à ceux qui l'ont “martyrisé” et lui ont fait subir “une heure de torture dans le cimetière”. Me Eyrignoux a également rappelé que son client avait été “humilié”, les vidéos de son agression ayant été diffusées sur les réseaux sociaux.
“Litanie de coups”
“Des dossiers de cette nature, heureusement que nous n'avons pas régulièrement à en connaître” a ensuite déclaré le procureur de la République en dénonçant des “violences extrêmement graves” qui ont duré “plus de trois heures”. Une “litanie de coups portés au visage, sur tout le corps et quatre pertes de connaissance”, a-t-il rappelé pour insister sur la “violence inouïe” qui a gravement porté atteinte à “l'intégrité” de la victime. Cinq ans de prison ferme assortis d'un suivi socio-judiciaire de trois ans ont finalement été requis contre le prévenu.
Pour la défense du jeune homme, Me Sophie Guessan a pris la parole pour rappeler qu'il y a des “disparités” en Polynésie française et qu'il y a “des personnes issues de milieux défavorisés qui ont un rapport à la violence distinct du nôtre”. Face à l'attitude peu mature de son jeune client, l'avocate a évoqué l'expertise psychiatrique selon laquelle le jeune homme était capable d'empathie et qu'il se sentait “nul” vis à vis des faits.
Après en avoir délibéré, le tribunal a condamné le prévenu à quatre ans de prison ferme assortis de trois ans de suivi socio-judiciaire. Il sera également inscrit au Fichier des auteurs d'infractions sexuelles ou violentes (Fijais) et aura l'interdiction d'entrer en contact avec la victime.



























