Le tribunal correctionnel s’est penché, ce mardi, sur une affaire de violences conjugales, impliquant un homme de 38 ans, déjà condamné pour des faits similaires.
Tahiti, le 17 février 2026 - Le tribunal correctionnel s’est penché, ce mardi, sur une affaire de violences conjugales, impliquant un homme de 38 ans, déjà condamné pour des faits similaires. Il comparaissait détenu, après la révocation de son contrôle judiciaire, pour des violences habituelles commises sur son ex-compagne entre juin et octobre 2025, à Punaauia.
Un homme âgé de 38 ans comparaissait ce mardi devant le tribunal correctionnel pour des violences conjugales. Le couple avait vécu cinq ans ensemble. La victime travaillait dans un cabinet dentaire, le prévenu était chauffeur poids lourd. Deux enfants sont nés de cette relation, dont l’un a été confié à l’adoption. À l’époque des faits, la jeune femme décrit une relation marquée par l’isolement, la jalousie et des changements d’humeur soudains. “Il pouvait être gentil puis devenir méchant d’un coup.”
Une première scène de violences, jugée dans ce procès, survient en juin 2025, alors que le couple est séparé depuis quelques semaines. Le prévenu se rend au domicile de la victime, refuse de repartir, réclame de l’argent, s’énerve et casse des objets. La dispute dégénère devant leur enfant en bas âge. Il est notamment reproché à l’homme d’avoir écrasé de force une cigarette dans la bouche de la victime. “C’est extrêmement violent”, souligne le président du tribunal, Marcel Tastevin.
Quelques mois plus tard, en octobre, de nouveaux faits sont dénoncés. Sur un parking de grande surface à Punaauia, le prévenu brise la vitre du véhicule de la victime, s’introduit à l’intérieur et la contraint à conduire sous la menace. Le ministère public, représenté par Monique Rouzaud, évoque une scène s’apparentant à une forme de séquestration. Les violences se poursuivent ensuite à son domicile : coups, tirage de cheveux, objets jetés, brûlures de cigarette sur le corps. Le bébé assiste à l’ensemble des scènes.
Les certificats médicaux font état de multiples hématomes et d’une incapacité totale de travail de cinq jours. À la barre, le prévenu minimise ou dit ne plus se souvenir. “Je ne sais pas”, répond-il à plusieurs reprises. Il reconnaît une ancienne consommation de stupéfiants, qu’il dit avoir arrêtée au début d’année.
Déjà condamné en 2023 pour des violences sur la même victime, il se trouvait sous contrôle judiciaire, avec interdiction de contact, lorsqu’il a continué à la solliciter. Il s’est notamment présenté sur son lieu de travail et au domicile de la mère de la victime. La jeune femme expliquera avoir dissimulé sa plainte dans la couche de son bébé, par peur de représailles.
Pour la partie civile, le dossier est “tristement classique” : une séparation mal acceptée, une emprise persistante et une violence répétée. La priorité, insiste l’avocat de la victime, est sa protection.
La procureure souligne la gravité particulière des faits. “On ne parle pas ici de simples claques, mais de brûlures de cigarette, de menaces et d’une scène assimilable à une séquestration”, rappelle Monique Rouzaud, requérant quinze mois de prison ferme avec maintien en détention et une interdiction stricte de contact à la sortie.
La défense évoque un couple inséré socialement, une consommation de stupéfiants partagée et un homme “honteux”, en difficulté avec ses addictions. L’avocat plaide contre le maintien en détention, évoquant une “mort civile” et la perte annoncée de son emploi.
Le tribunal n’a pas suivi cette analyse. Le prévenu a été reconnu coupable et condamné à vingt-quatre mois d’emprisonnement, dont six mois avec sursis probatoire de deux ans. Dix-huit mois seront exécutés ferme, avec maintien en détention. Il lui est également imposé une obligation de soins pour ses addictions, ainsi qu’une interdiction totale de contact avec la victime et de paraître à son domicile ou sur son lieu de travail. En cas de non-respect, le sursis sera révoqué.
La victime s’est vu accorder 300 000 francs de dommages et intérêts.
Un homme âgé de 38 ans comparaissait ce mardi devant le tribunal correctionnel pour des violences conjugales. Le couple avait vécu cinq ans ensemble. La victime travaillait dans un cabinet dentaire, le prévenu était chauffeur poids lourd. Deux enfants sont nés de cette relation, dont l’un a été confié à l’adoption. À l’époque des faits, la jeune femme décrit une relation marquée par l’isolement, la jalousie et des changements d’humeur soudains. “Il pouvait être gentil puis devenir méchant d’un coup.”
Une première scène de violences, jugée dans ce procès, survient en juin 2025, alors que le couple est séparé depuis quelques semaines. Le prévenu se rend au domicile de la victime, refuse de repartir, réclame de l’argent, s’énerve et casse des objets. La dispute dégénère devant leur enfant en bas âge. Il est notamment reproché à l’homme d’avoir écrasé de force une cigarette dans la bouche de la victime. “C’est extrêmement violent”, souligne le président du tribunal, Marcel Tastevin.
Quelques mois plus tard, en octobre, de nouveaux faits sont dénoncés. Sur un parking de grande surface à Punaauia, le prévenu brise la vitre du véhicule de la victime, s’introduit à l’intérieur et la contraint à conduire sous la menace. Le ministère public, représenté par Monique Rouzaud, évoque une scène s’apparentant à une forme de séquestration. Les violences se poursuivent ensuite à son domicile : coups, tirage de cheveux, objets jetés, brûlures de cigarette sur le corps. Le bébé assiste à l’ensemble des scènes.
Les certificats médicaux font état de multiples hématomes et d’une incapacité totale de travail de cinq jours. À la barre, le prévenu minimise ou dit ne plus se souvenir. “Je ne sais pas”, répond-il à plusieurs reprises. Il reconnaît une ancienne consommation de stupéfiants, qu’il dit avoir arrêtée au début d’année.
Déjà condamné en 2023 pour des violences sur la même victime, il se trouvait sous contrôle judiciaire, avec interdiction de contact, lorsqu’il a continué à la solliciter. Il s’est notamment présenté sur son lieu de travail et au domicile de la mère de la victime. La jeune femme expliquera avoir dissimulé sa plainte dans la couche de son bébé, par peur de représailles.
Pour la partie civile, le dossier est “tristement classique” : une séparation mal acceptée, une emprise persistante et une violence répétée. La priorité, insiste l’avocat de la victime, est sa protection.
La procureure souligne la gravité particulière des faits. “On ne parle pas ici de simples claques, mais de brûlures de cigarette, de menaces et d’une scène assimilable à une séquestration”, rappelle Monique Rouzaud, requérant quinze mois de prison ferme avec maintien en détention et une interdiction stricte de contact à la sortie.
La défense évoque un couple inséré socialement, une consommation de stupéfiants partagée et un homme “honteux”, en difficulté avec ses addictions. L’avocat plaide contre le maintien en détention, évoquant une “mort civile” et la perte annoncée de son emploi.
Le tribunal n’a pas suivi cette analyse. Le prévenu a été reconnu coupable et condamné à vingt-quatre mois d’emprisonnement, dont six mois avec sursis probatoire de deux ans. Dix-huit mois seront exécutés ferme, avec maintien en détention. Il lui est également imposé une obligation de soins pour ses addictions, ainsi qu’une interdiction totale de contact avec la victime et de paraître à son domicile ou sur son lieu de travail. En cas de non-respect, le sursis sera révoqué.
La victime s’est vu accorder 300 000 francs de dommages et intérêts.































