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Venezuela: l'opposition appelle à bloquer les rues, 113 morts depuis avril



Caracas, Venezuela | AFP | vendredi 28/07/2017 - Le Venezuela vivait une journée à hauts risques vendredi, l'opposition appelant à bloquer les rues jusqu'à l'élection prévue dimanche d'une Assemblée constituante contestée, alors que les violences ont fait 113 morts depuis avril.
Un policier a été tué jeudi d'une balle dans la tête pendant une manifestation dans la ville d'Ejido (ouest), où un homme de 30 ans avait déjà péri la veille pendant une autre protestation. Ce décès porte le nombre de morts à 8 pendant la grève générale convoquée mercredi et jeudi par l'opposition, et à 113 depuis le début des manifestations au Venezuela en avril, selon le parquet.
L'opposition, qui appelle au blocage des rues principales de chaque ville jusqu'à dimanche, défie ouvertement le président Nicolas Maduro. Les contrevenants s'exposent à 5 à 10 ans de prison, a prévenu jeudi le ministre de l'Intérieur, le général Nestor Reverol.
Le Haut-Commissariat aux droits de l'homme de l'ONU a estimé vendredi que personne ne devrait être obligé de voter. "Nous sommes très inquiets", a dit à Genève une porte-parole du Haut-Commissariat, "les souhaits du peuple vénézuélien de participer ou non à cette élection devraient être respectés".
"Si la Constituante était annulée, ce serait l'occasion pour Maduro de se racheter devant le monde entier", a déclaré Henrique Capriles, chef de l'opposition qui s'insurge contre le scrutin, ajoutant: "pas à pas, la lutte continue".
"On doit se préparer à un durcissement du conflit. Le régime ne donne pas de signe de vouloir interrompre ce processus", a déclaré le député antichaviste  (du nom d'Hugo Chavez, président de 1999 à son décès en 2013, dont Nicolas Maduro est l'héritier) Freddy Guevara, vice-président du Parlement.
L'opposition, qui contrôle le Parlement élu, voit dans cette Constituante un moyen pour le président Maduro de se cramponner au pouvoir, de contourner le législatif et d'éviter la présidentielle de fin 2018.
 

- 'Fraude constitutionnelle' -

 
Le gouvernement assure de son côté que la future Assemblée, dont la durée du mandat n'est pas définie, sera un "super pouvoir" qui aura la capacité de dissoudre le Parlement, qu'elle apportera la paix et permettra au pays de se redresser économiquement.
"Nous invitons le pays à se préparer à prendre les routes principales, les avenues, les rues et nous y maintenir jusqu'à stopper cette fraude constitutionnelle", a lancé le député d'opposition Jorge Millan lors d'une conférence de presse.
Le mode de désignation de l'Assemblée constituante combine un vote territorial et par catégories socio-professionnelles, ce qui permettra à 62% des 19,8 millions d'électeurs de voter au moins deux fois, rendant difficile l'évaluation de la participation, selon l'expert Eugenio Martinez.
Devant une "situation politique et sécuritaire imprévisible", les Etats-Unis ont ordonné jeudi aux familles des diplomates en poste au Venezuela de quitter le pays, et autorisé le départ volontaire de leurs fonctionnaires en poste à l'ambassade de Caracas.
Le Canada a recommandé à ses citoyens d'éviter de se rendre au Venezuela ou de le quitter s'ils s'y trouvent déjà.
La crainte d'un conflit ouvert a poussé parallèlement des centaines de Vénézuéliens à partir vers la Colombie voisine. La pénurie d'aliments au Venezuela, pousse également de plus en plus de femmes à traverser la frontière pour donner la vie sans risquer la mort.
Washington a fait monter la pression sur Nicolas Maduro, qualifié de "dictateur" par le président Donald Trump, en imposant des sanctions contre 13 anciens et actuels responsables gouvernementaux.
 

- Proposition de dialogue -

 
Le président vénézuélien a tenté de désamorcer la crise en proposant un dialogue à ses adversaires avant l'élection, tout en confirmant sa volonté de mener à terme la modification de la Constitution.
L'appel à la grève de 48 heures, qui s'est achevée jeudi soir, a été suivi à 90% dans le pays, s'est félicité la coalition de l'opposition, le gouvernement assurant à l'inverse qu'elle avait été un échec.
Les antichavistes réclament le départ de M. Maduro, dont le mandat s'achève en janvier 2019. Ce dernier a toutefois réaffirmé sa détermination de mener à bien son projet d'Assemblée constituante.
"C'est l'atout majeur, le va-tout d'un gouvernement qui, pour se maintenir au pouvoir, doit suspendre la démocratie", juge l'analyste Colette Capriles.
L'affaire de l'Assemblée constituante est le dernier rebondissement de la violente crise politico-économique qui secoue le Venezuela depuis la victoire des antichavistes fin 2015 aux législatives.
Quelque 70% des Vénézuéliens sont opposés à la Constituante et 80% rejettent la gestion de Nicolas Maduro, selon l'institut de sondage Datanalisis.

le Vendredi 28 Juillet 2017 à 05:33 | Lu 175 fois





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