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Une récidive de trop conduit le conjoint violent en prison


Un homme a été condamné en comparution immédiate par le tribunal correctionnel de Papeete pour des violences commises sur sa concubine, à Bora Bora, en février 2026.
Un homme a été condamné en comparution immédiate par le tribunal correctionnel de Papeete pour des violences commises sur sa concubine, à Bora Bora, en février 2026.
Tahiti, le 23 février 2026 - Un homme a été condamné lundi 23 février en comparution immédiate par le tribunal correctionnel de Papeete pour des violences commises sur sa concubine, à Bora Bora, en février 2026, ainsi que pour des faits plus anciens remontant à l’été 2025. Déjà condamné en septembre dernier pour des violences intrafamiliales, le prévenu était cette fois poursuivi en état de récidive, avec usage d’une arme.
 
Les faits les plus récents se sont produits en février, au domicile du couple. Selon les éléments du dossier, une dispute aurait éclaté alors que le prévenu réparait un canapé à l’intérieur de la maison. La victime lui aurait reproché de ne pas travailler à l’extérieur. L’altercation dégénère. L’homme reconnaît s’être “emporté” et avoir lancé un marteau en direction de sa concubine, la blessant à la cuisse. Il admet également des coups portés à l’épaule et une gifle. Un certificat médical fait état d’un hématome volumineux à la cuisse ainsi que de plusieurs marques compatibles avec des violences. À l’audience, le président du tribunal, Gérard Joly projette la photographie de la blessure. “Elle aurait pu être touchée ailleurs, à la tête par exemple”, souligne-t-il. Le prévenu minimise le risque : selon lui, “il n’y avait pas de danger”.
 
L’enquête a également mis au jour des violences plus anciennes, survenues en août 2025. À l’époque, un certificat médical faisait état d’hématomes multiples, d’une boiterie et de douleurs au genou, sans dépôt de plainte de la victime. Le prévenu n’avait alors reconnu qu’une gifle, contestant d’autres faits évoqués, notamment une chute dans un cimetière.
 
En concubinage depuis seize ans, le couple a trois enfants. Interrogé sur l’avenir de la relation, le prévenu affirme vouloir “arrêter”. Une promesse qui peine à convaincre le tribunal. Déjà condamné à six mois de prison avec sursis en septembre 2025, il n’a pas respecté ses obligations de soins ni manifesté d’intérêt pour un suivi. Il est également consommateur d’ice, à raison, selon ses dires, “d’une fois tous les quinze jours”. Une consommation qui pourrait influencer son comportement.
 
À l’audience, la procureure requiert l’incarcération immédiate. Elle insiste sur la répétition des faits, l’usage d’une arme et l’absence de prise de conscience : “Quel message faut-il envoyer pour que les violences cessent ?” Elle rappelle que les victimes sont très souvent absentes des audiences, “désabusées”, convaincues que “rien ne change”.
 
Le tribunal a suivi ces réquisitions. Le prévenu a été reconnu coupable et condamné à douze mois d’emprisonnement, dont quatre mois avec sursis probatoire pendant deux ans, assortis d’une obligation de soins et d’un stage sur les violences conjugales. Le sursis précédemment prononcé a été révoqué à hauteur de six mois. Un mandat de dépôt a été délivré. Au total, l’homme a été incarcéré pour quatorze mois.
 

Rédigé par Darianna Myszka le Lundi 23 Février 2026 à 18:36 | Lu 441 fois