Tahiti, le 22 mars 2026. Ce samedi, dans la belle vallée de la Mission, avait lieu la 5e édition de la Run Frat. Cette course solidaire en faveur des personnes handicapées connaît un succès grandissant depuis sa création. Organisée par la plus grande association de Tahiti, la Fraternité chrétienne des handicapés, elle porte des valeurs de solidarité et de partage que l’inclusion valorise au quotidien. Entre amateurs et confirmés, marcheurs et coureurs de tout âge et de tout horizon, tous ont loué un moment important à leurs yeux. Une belle preuve de cohésion.
Cinq ans déjà que cette course solidaire rassemble les amoureux de la course, mais aussi du partage et de la solidarité. Un moment de cohésion et d’entraide autour du handicap, un domaine qui est au cœur de métier de l’association, la Fraternité chrétienne des handicapés. “Nous sommes avant tout des acteurs du médico-social. C’est notre métier, mais organiser un événement comme celui-là s’inscrit aussi dans nos actions, car c’est un moment de rassemblement autour d’une cause commune. Le sport permet cela. C’est aussi un fort levier d’inclusion et de mixité. Nous sommes très ancrés dans ces valeurs et, tout au long de l’année, nous organisons des événements sportifs où des jeunes valides viennent se mêler aux nôtres”, explique Romain Pinel, attaché de direction à la FRAT.
Pour lui, l’engouement autour de cette course permet de valider des projets fondamentaux pour l’association et ses membres. “Nous avions déjà battu le record de participation de l’année dernière avec les préinscriptions (370). Avec les inscriptions de dernière minute, nous ne sommes pas loin des 500 participants. Ça fait chaud au cœur, car nos projets sont souvent très lourds, avec beaucoup d’investissements humains et financiers.” Et cette année, le déplacement de la délégation pour les Jeux nationaux de l’avenir handisport, qui se dérouleront en mai en France, à Valence, va demander des moyens. “C’est une compétition qui se déroule tous les deux ans. Nous y sommes allés en 2024 et nous avons ramené quatre médailles. Cette année, nous partons avec six jeunes compétiteurs et dix accompagnants. C’est un gros déplacement et nos actions tout au long de l’année, ainsi que cet événement, nous permettent d’en financer une grosse partie.” Outre l’intérêt sportif, les échanges de compétences avec les différents acteurs présents sur cette compétition nationale vont permettre aux spécialistes de progresser. “C’est aussi l’occasion pour nos professionnels de faire des échanges de pratiques, de ramener des compétences, notamment en handisport. Par exemple, pour notre ergothérapeute et nos kinés, ce sont des expériences et des échanges sur des notions qui nous permettront de progresser.”
Des champions et des amateurs réunis autour d’une même cause
Un projet global qui touche tout le monde, et notamment les sportifs. Car des valeurs communes unissent ces deux milieux et l’inclusion par le sport a fait ses preuves. Et la mixité était bien présente sur ces trois courses : des coureurs et des marcheurs, amateurs ou champions confirmés, valides ou en situation de handicap, des familles avec leurs poussettes… Tous étaient venus pour partager ce moment ensemble. Le format des parcours mis en place permettait à chacun de participer : une boucle d’un kilomètre autour du centre pour les plus petits, puis deux kilomètres, avant de terminer sur un parcours de 4 km avec un beau dénivelé qui a mis les participants à rude épreuve.
À chacun sa course, ses objectifs, mais le but principal était d’être présent. “On est là par solidarité pour la FRAT. C’est une course qui permet de récolter des fonds pour des actions médico-sociales, donc c’était important d’y participer. En tant que sportifs, nous sommes très impliqués dans l’entraide. En plus, c’était un beau parcours, assez dur, donc on a pu allier l’effort, tenter de performer et aussi le plaisir de contribuer à une bonne action”, expliquait Téophile Sery, jeune triathlète, champion de Polynésie d’aquathlon et à de nombreuses reprises médaillé.
Preuve que ce moment rassemble et que la Polynésie reste solidaire derrière ses acteurs qui œuvrent au quotidien pour le bien-être de ceux qui en ont besoin.


































