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Un photographe américain travaillant sur les Rohingyas interdit de Birmanie



Rangoun, Birmanie | AFP | jeudi 17/11/2016 - Un photographe américain a été mis sur "liste noire" en Birmanie et interdit d'entrée alors qu'il devait inaugurer à Rangoon une exposition sur son travail, consacrée en partie à la minorité musulmane rohingya, sujet tabou dans une Birmanie bouddhiste.

Greg Constantine a été empêché de pénétrer sur le territoire birman à son atterrissage à Rangoun vendredi au motif qu'il était désormais sur une "liste noire". "J'ai beaucoup travaillé sur les apatrides en Etat Rakhine", a-t-il expliqué à l'AFP, tentant de comprendre les raisons de cette décision des autorités.

Ye Tun Oo, responsable de l'immigration, a confirmé que le photographe était sur "liste noire", mais n'a pas souhaité en préciser les motifs.

L'exposition de Constantine, "Nowhere people" ("Les gens de nulle part") est consacrée aux peuples apatrides à travers 18 pays, dont les Rohingyas de Birmanie.

La minorité musulmane des Rohingyas (communément appelés "Bengalais" en Birmanie, où ils sont considérés comme des immigrés illégaux du Bangladesh voisin) est forte d'un million de personnes dans la région de l'Etat Rakhine, dans l'ouest de la Birmanie.

Des dizaines de milliers d'entre eux vivent dans des camps de déplacés depuis des affrontements meurtriers entre bouddhistes et musulmans en 2012.

Depuis début octobre, la situation y est très tendue, avec près de 70 rebelles musulmans tués en un mois d'affrontements, selon l'armée birmane.

Celle-ci accusent des "terroristes" musulmans d'avoir incendié des villages. L'armée est accusée de graves abus contre la minorité musulmane, du viol des femmes au meurtre de civils. Des accusations difficiles à vérifier de source indépendante, l'accès à la région étant filtré par les autorités et les journalistes interdits.

Ces violences constituent un défi pour Aung San Suu Kyi et son gouvernement, premier exécutif civil en Birmanie depuis des décennies.

La Prix Nobel de la Paix est très discrète sur le sujet. Après les attaques d'octobre, le président Htin Kyaw, un de ses proches, avait cependant pointé du doigt des "jihadistes" soutenus par les talibans pakistanais.

Malgré l'arrivée au pouvoir d'Aung San Suu Kyi, la liberté de la presse connaît des limites en Birmanie, notamment sur des sujets tabous comme l'armée ou le sort des Rohingyas.

Rédigé par () le Jeudi 17 Novembre 2016 à 05:55 | Lu 353 fois





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