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Tuihani dénonce la "perversion politique"



Marcel Tuihani a précisé ce lundi qu'il avait déposé plainte mercredi dernier après les dégradations occasionnées à l'entrée de l'hémicycle lors de la manifestation contre la réforme des retraites.
Marcel Tuihani a précisé ce lundi qu'il avait déposé plainte mercredi dernier après les dégradations occasionnées à l'entrée de l'hémicycle lors de la manifestation contre la réforme des retraites.
PAPEETE, le 19 mars 2018. Marcel Tuihani a fait le bilan ce lundi de son travail en tant que président de l'assemblée. Constatant que, par le passé, le groupe qui était au perchoir "préemptait" l'institution de Tarahoi, il a dénoncé une "perversion politique". Marcel Tuihani, qui souhaite se lancer dans la course aux territoriales, a reconnu par ailleurs que la constitution de sa liste pour les territoriales était un "exercice difficile".

A une semaine de la fin du dépôt des listes pour les élections territoriales, Marcel Tuihani a décidé de faire ce lundi devant la presse son bilan en tant que président de l'assemblée. Une fonction qu'il a occupée depuis septembre 2014 suite à l'élection d'Edouard Fritch comme président du Pays après que Gaston Flosse a été démis de tous ses mandats en raison de sa condamnation dans l'affaire des emplois fictifs.

La "perversion politique"
Marcel Tuihani a rappelé ce lundi qu'il n'était "rentré au Tahoeraa Huiraatira qu'en 2011 comme un véritable militant". Il explique "Lors de ma prise de fonction comme président de l'assemblée, au mois de septembre 2014, j'ai découvert que le président de l'assemblée issu d'un parti politique a pour habitude de préempter l'institution au bénéfice d'un parti politique. C'est ce que j'ai vécu. Mais le président de l'assemblé n'est pas le président du groupe pour lequel il a été élu", a-t-il souligné. "Une fois installé, c'est le président de l'ensemble des élus. C'est assez habituel de voir lorsque le président est en fonction qu'il a plutôt tendance à favoriser les élus du parti politique auquel il appartient. J'ai souhaité m'inscrire dans un autre mode de fonctionnement." L'élu énumère : "c'est ce qui m'a occasionné beaucoup de problèmes, des problèmes judiciaires que les citoyens ont pu constater : l'affaire de la vaisselle, des travaux, des emplois fictifs. Lorsque j'ai eu affaire à ces événements, grâce à mon cabinet qui m'a invité à prendre de la hauteur, j'ai pu prendre le recul nécessaire et bien comprendre comment fonctionne l'institution. (…)Les élus ont fait preuve de responsabilité dès lors que j'ai pris du recul et que j'ai neutralisé toute "perversion politique" s'il faut présenter les choses de cette manière." Marcel Tuihani s'est félicité d'avoir "accompagné l'ensemble des élus quelle que soit sa composante politique, ce qui nous a permis d'améliorer sensiblement le bon fonctionnement de l'institution."

Des "moments difficiles"
Marcel Tuihani est aussi revenu sur les dossiers judiciaires qui l'ont conduit en garde à vue. En septembre 2016, le président de l'assemblée avait notamment été placé en garde à vue pour l'enquête préliminaire pour "détournement de fonds publics" dans l'affaire des chargés d'études du secrétariat général du président de l'assemblée de la Polynésie française. En décembre 2014, il avait été entendu dans cadre de "l'affaire de la vaisselle"… Des gardes à vue qui ont été des "moments difficiles" assure Marcel Tuihani. " On dit souvent que ton pire ennemi est juste à côté de toi. Alors il n'est pas forcément de l'autre côté de la barrière… Cela nous permet d'être plus que méfiant vis-à-vis des uns et des autres ce qui remet en perspective la notion de confiance qu'on peut avoir avec ses partenaires politique voire même avec son propre leader politique."

Mais pour Marcel Tuihani, il y a bien sûr eu des éléments positifs qu'il a pu mettre en œuvre en tant que président de l'assemblée : la poursuite du partenariat avec l'Assemblée nationale et de nouveaux liens avec le Sénat qui ont permis la formation d'agents.

Marcel Tuihani s'est aussi satisfait de la stabilité qu'il a pu assurer au sein de l'hémicycle. "Parfois les élus cherchent toujours à faire des croche-pieds aux uns et aux autres et à l'exécutif. En 2015 lors de l'éclatement du Tahoera'a Huira'atira plus aucune majorité n'a existé pendant huit mois au sein de l'institution et d'ailleurs le gouvernement et d'autres s'amusaient à dire que l'instabilité était revenue au sein de l'institution. Je me suis défendu par rapport à ces attaques et d'ailleurs le haut-commissaire de l'époque a su calmer le jeu en déclarant qu'il n'y avait pas d'instabilité au sein de l’APF", a souligné Marcel Tuihani. "Aucun texte du gouvernement n'a été rejeté pendant cette période bien qu'il n'y ait pas eu de majorité".

Marcel Tuihani a profité malgré tout de cette conférence de presse pour lancer quelques attaques contre le gouvernement. Il est revenu notamment sur le "goût amer" de son "éviction au sein du conseil d'administration de la Socredo et d'Air Tahiti Nui". "L'exécutif a jugé que je n'y avais pas ma place. Il me semble que c'est la première fois qu'un président de l'assemblée ne siège plus au sein de ces deux conseils d'administration", a-t-il regretté. Il a également souligné que "lorsque je regarde le fonctionnement du gouvernement je m'interroge sur la manière dont cette institution est utilisée".

Le 9 février dernier, Marcel Tuihani avait été mis en cause par une lettre ouverte aux représentants de l’Assemblée, cosignée par une soixantaine d’agents de l’institution Le président de l’Assemblée avait annoncé dans la foulée son intention de déposer plainte pour diffamation. Ce qu'il n'a pas encore fait a-t-il précisé hier.
Cette grogne a pour toile de fond une réforme du fonctionnement des services de l’Assemblée initiée en 2015 par Marcel Tuihani et qui, visiblement, crée d’importantes tensions à Tarahoi. "Je confirme et maintiens l'objectivité des modifications que j'ai pu apporter au fonctionnement de l'administration. Aujourd'hui, je suis satisfait du bon travail réalisé", assure-t-il.





Constituer une liste : "un exercice très difficile"

Les candidats aux prochaines élections territoriales doivent déposer leurs listes avant le 26 mars prochain. Marcel Tuihani qui souhaite se lancer dans la course pour Tarahoi reconnait que constituer une liste est un "exercice très difficile". Le président de l'assemblée doit en effet établir une liste de 57 candidats et de 16 suppléants. "J'en ai quand même pas mal (de noms) mais je souhaite trouver des bonnes personnes. Je ne souhaite pas mettre sur ma liste des gens qui sont renvoyés en correctionnelle ou qui ont été condamnés récemment", indique-t-il. "Le citoyen mérite plus de respect. Il appartient à l'homme politique de faire preuve de respect envers les citoyens."
Les élections territoriales sont prévues le dimanche 22 avril 2018 et, en cas de second tour, le dimanche 6 mai 2018.

Rédigé par Mélanie Thomas le Lundi 19 Mars 2018 à 16:02 | Lu 2332 fois





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