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Trois États océaniens rejoignent l’Office International pour les Migrations



Trois États océaniens rejoignent l’Office International pour les Migrations
GENÈVE, mercredi 7 décembre 2011 (Flash d’Océanie) – Trois États océaniens (États Fédérés de Micronésie, Vanuatu et Nauru) ont rejoint mardi l’OIM (Office international pour les migrations) à l’occasion de la conférence de cette organisation onusienne, qui fête cette année son soixantième anniversaire.
Cette réunion de haut niveau rassemble dans la capitale suisse une cinquantaine de chefs et membres de gouvernements membres et culmine par la tenue de la centième édition du Conseil de l’OIM (du 5 au 7 décembre 2011).

À l’ordre du jour : des allocutions de hauts responsables de l’ONU, parmi lesquels Nassir Abdulaziz Al-Nasser, Président de la 66ème session de l'Assemblée générale des Nations Unies et Peter Sutherland, représentant spécial pour la migration et le développement du Secrétariat général des Nations Unies, précise l’OIM dans un communiqué.
Les débats devraient aussi se concentrer sur l'avenir des migrations et ce qu’il est convenu d’appeler la « troisième vague » de la mondialisation.
Ces trois adhésions océaniennes faisaient partie d’un lot de quatorze nouvelles candidatures (Antigua-et-Barbuda, Tchad, Comores, Djibouti, Éthiopie, Guyane, Vatican, Maldives, Micronésie, Mozambique, Nauru, Sud-Soudan, Seychelles et Vanuatu) en attente d’approbation de la part de l’OIM.
Leur admission, actée durant le premier jour de la réunion, fait passer le nombre de pays membres de l'OIM de 132 à 146.
« L'admission de tant de nouveaux membres et observateurs lors de ce Conseil souligne non seulement la croissance considérable de l'OIM ces 10-15 dernières années, mais également l'importance des migrations pour le développement mondial. Malgré les nombreux problèmes économiques auquel le monde fait face actuellement, il existe une reconnaissance nette et croissante que le phénomène migratoire n'est pas près de disparaître et que nous devons tous œuvrer ensemble pour garantir sa réussite dans l'avenir », a déclaré William Lacy Swing, directeur général de l'OIM, dans un jargon typiquement onusien.

Nauru : le plus directement concerné

En matière d’immigration, le pays océanien le plus directement concerné, ces dernières années, a été Nauru.
Ce petit État insulaire a en effet été un instrument-clé de la « Pacific Solution » mise en place, entre 2001 et 2008, par un précédent gouvernement australien conservateur qui, en réponse à un afflux de migrants en provenance principalement d’Afghanistan, d’Irak et du Sri Lanka, a mis en place un système de rétention obligatoire des clandestins interceptés en route pour l’Australie.
Dans le cadre de cette « Pacific Solution », Nauru était, avec le camp de Manus (Papouasie-Nouvelle-Guinée), l’une des clés de voûte de ce système extraterritorial.
Ces deux camps ont été fermés courant 2008, après l’alternance qui a suivi les législatives de novembre 2007 et l’arrivée au pouvoir d’un gouvernement travailliste.
Mais la question du traitement des clandestins interceptés est restée sur le devant de la scène politique australienne.
Le gouvernement de Canberra, confronté à une saturation de ses propres camps de rétention pour clandestins, a multiplié ces derniers mois les tentatives en vue d’externaliser à nouveau la rétention de ces clandestins demandeurs d’asile.
Un projet de camp évoqué en juillet 2010 avec le Timor oriental n’a jamais abouti.
En août 2011, à la faveur de l’arrivée au pouvoir d’un nouveau Premier ministre papou, Canberra signait un accord en vue de ressusciter le camp de Manus.
Depuis le début de ces nouvelles approches régionales, Nauru, qui tirait du temps de la Pacific Solution des revenus substantiels (sous forme d’aides et de subventions directes en vertu de l’accord avec l’Australie, multiplie les appels du pied afin de pouvoir reprendre ce type d’hébergement, pour le compte de Canberra.

pad

Rédigé par PAD le Mercredi 7 Décembre 2011 à 05:23 | Lu 410 fois





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