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Trois "Anonymous" jugés pour la mise en ligne des coordonnées de 541 policiers



Paris, France | AFP | lundi 12/10/2015 - Noms, prénoms, adresses mail et numéros de téléphone: trois pirates informatiques de 22 à 27 ans, se réclamant de la mouvance des "Anonymous", doivent être jugés mardi à Paris pour avoir récupéré et mis en ligne les coordonnées de 541 policiers.

Le procès pourrait toutefois d'être reporté, en raison du mouvement de grève des avocats commis d'office.

Début 2012, après la coupure de serveurs d'échanges de fichiers Megaupload à la suite d'une opération de la justice américaine, et à l'interpellation de trois internautes en France pour l'attaque du site internet d'EDF après la catastrophe nucléaire de Fukushima au Japon, des Anonymous ont mené une série d'attaques informatiques.

En guise de e-roulement de tambour, un certain "Calin" annonçait sur son compte Twitter: "Amis journalistes, vous allez entendre parler de nos amis policiers."

Un dénommé "Sunki" avait également diffusé des liens permettant d'accéder à des sites hébergeant les données collectées.

Les données personnelles des fonctionnaires mises en ligne ont été récupérées en piratant le site du syndicat de police SGP-FO.

"Sunki", un des prévenus, a reconnu avoir découvert la faille qui a permis l'attaque de ce site, mais a affirmé que c'était un autre qui avait récupéré ces données. Il est en revanche poursuivi pour avoir participé à leur diffusion.

Un autre est poursuivi pour avoir capté et copié la base de données du site de SGP-FO. Le troisième, "Calin", se voit quant à lui reprocher d'avoir annoncé la mise en ligne des coordonnées des 541 fonctionnaires de police.

Il n'a fait que "rediffuser l'information" et pensait qu'elle était accessible, selon son avocate Anne-Sophie Laguens, qui estime que l'appartenance au groupe Anonymous "n'est pas une association de malfaiteurs en soi".

Les deux autres avocats de la défense n'ont pas souhaité s'exprimer avant l'audience pour l'un et pas pu être joint pour l'autre.

En diffusant cette liste, les hackers ont "objectivement et volontairement mis en danger les policiers, parce qu'ils sont policiers, et leurs familles", estime Daniel Merchat, avocat d'une centaine de fonctionnaires parties civiles et du syndicat.

Les deux premiers prévenus sont également poursuivis pour le piratage des sites gouvernementaux modernisation.gouv.fr et immigration.gouv.fr, en exploitant des failles de sécurité.

Rédigé par () le Lundi 12 Octobre 2015 à 06:08 | Lu 260 fois





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