Tahiti, le 20 février 2026 - Troisième étape de la Pro League océanienne, vendredi, et premier rendez-vous capital pour Tahiti United dans ce nouveau round disputé en Australie. Opposés à South Island United, les Tahitiens avaient une occasion en or de frapper fort d’entrée face à une formation jugée à leur portée. Ils repartent finalement avec un match nul (2-2) frustrant, tant la victoire leur a longtemps tendu les bras.
Quatrième du classement général avec deux victoires, une défaite et deux matchs nuls, South Island United s’appuie sur l’héritage du club historique de Christchurch pour bâtir son projet. Une trajectoire qui n’est pas sans rappeler celle de Tahiti United, construit autour de l’ossature de l’AS Vénus. Deux équipes jeunes, ambitieuses et désireuses de s’installer durablement parmi les meilleures formations océaniennes, qui se sont affrontées vendredi lors de la troisième étape de la Pro League.
Une entame convaincante
Les Tahitiens démarrent pied au plancher. Dès la 3e minute, Matéo Degrumelle déborde côté gauche. Son extérieur du pied trouve Teaonui Tehau, le capitaine de cette formation tahitienne, dans la surface, mais le gardien néo-zélandais Van Dijk s’interpose avec autorité. Le ton est donné : Tahiti joue haut, presse et impose du rythme. En face, South Island United tente de casser les lignes en allongeant le jeu dans le dos de la défense. Une stratégie bien anticipée par l’arrière-garde tahitienne. Joseph Athale, impérial dans la profondeur, coupe les trajectoires et rassure les siens.
Les occasions s’enchaînent. Germain Haewegene part à la poursuite d’une ouverture lumineuse, mais le défenseur central adverse Rodgerson tacle in extremis à l’entrée de la surface. Pendant un quart d’heure, Tahiti monopolise le ballon, étouffe son adversaire et installe le jeu dans le camp néo-zélandais. Il ne manque que la finition. Elle arrive à la 18e minute. Corner frappé par Ruiz au deuxième poteau. Haewegene s’élève plus haut que tout le monde et place une tête puissante au fond des filets (1-0). Une ouverture du score logique, récompense d’une domination sans partage.
Domination sans break
South Island peine à réagir. Un corner mal négocié par Manuel, une frappe contrée par la défense… Les occasions franches restent tahitiennes. Athale manque de doubler la mise d’une frappe lointaine qui frôle la transversale. Quelques minutes plus tard, sur un centre précis de Degrumelle, Waranaivalu écrase trop sa tentative au point de penalty.
Les Tahitiens continuent de pousser. Une combinaison rapide voit Haewegene laisser filer pour “Filou” Tehau dont la frappe oblige le portier adverse à une parade décisive. La pression est constante. Seule frayeur avant la pause : un coup franc splendide de Manuel à la 42e minute, qui vient s’écraser sur la transversale. Un avertissement sans conséquence immédiate. À la mi-temps, Tahiti mène logiquement, plus solide et plus inspiré dans tous les secteurs.
Le réveil néo-zélandais
Au retour des vestiaires, le scénario bascule. Sur une longue ouverture dans la surface, le numéro 9 néo-zélandais, Feutz, fraîchement entré, contrôle et déclenche une frappe limpide dans la lucarne opposée (1-1). Tout est à refaire. Portés par cette égalisation, les joueurs de South Island élèvent leur niveau d’intensité. Centre de McLeod pour Boyers au point de penalty, mais Athale intervient encore avec autorité. Pendant dix minutes, la défense tahitienne plie sans rompre. La chaleur australienne pèse sur les organismes. Les changements deviennent décisifs. Tahiti croit reprendre l’avantage par son capitaine Tehau. L’arbitre consulte la VAR. L’attente semble interminable. Finalement, le but est validé (2-1). Soulagement côté tahitien.
Dans les vingt dernières minutes, Tahiti reprend la maîtrise du ballon. South Island ne parvient plus à presser avec la même intensité. Les coéquipiers de Tehau cherchent le troisième but, plutôt que de fermer le jeu. Un choix courageux… mais risqué. Les cinq dernières minutes sont étouffantes. Sur un contre rapide, Feutz, encore lui, surgit encore et trompe la défense tahitienne (2-2). Tahiti vient de laisser filer la victoire qui lui tendait les bras.
Des regrets mais des certitudes
Ce match nul laisse un goût amer. Supérieurs dans le jeu, plus dangereux, les Tahitiens avaient les armes pour s’imposer. Leur capacité à dominer, à varier les phases offensives et à répondre physiquement aux duels confirme toutefois leur montée en puissance dans cette Pro League. Il faudra désormais capitaliser sur cette prestation et apprendre à mieux gérer les temps faibles. Dans un championnat aussi relevé, chaque détail compte. Tahiti United a montré qu’il pouvait rivaliser avec les meilleures équipes océaniennes. Reste à transformer ces bonnes intentions en victoires.
Rendez-vous lundi 23 février à 22 heures pour le prochain match qui opposera Tahiti United au deuxième du championnat, South Melbourne FC.































