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Solidarité nationale : Le Pays insiste à Paris



Tahiti, le 6 juillet 2020- Envoyée en mission à Paris pour convaincre le gouvernement central au sujet des 56 milliards de Fcfp de prêts réclamés par la Polynésie, la députée Maina Sage multiplie les amendements à l’Assemblée nationale pour faire jouer la solidarité nationale. Des tentatives tous azimuts qui couvrent le soutien aux entreprises stratégiques polynésiennes et la facture des matériels chinois, mais freinées par la démission du gouvernement d’Edouard Philippe.

Les débats sur la troisième loi de finances rectificative de l’année, en cours d’examen à l’Assemblée nationale, sont l’objet de tentatives des élus d’orienter les millions d’euros vers le soutien de leurs territoires et des entreprises qui essaient de survivre à la crise économique et sanitaire. Autonome oblige, la Polynésie devrait être la parmi les moins exigeantes en la matière, le Pays étant pleinement compétent dans les deux domaines concernés : l’économie et la santé. Une double compétence qui n’empêche pas d’appeler à la "solidarité nationale".
 
Pas de fonds pour les entreprises stratégiques ultramarines 
 
La première tentative de Maina Sage a échoué. Son amendement visant à la création d’un "Fonds d’intérêts stratégique à destination des entreprises en Outre-Mer" doté de 65 milliards de Fcfp (550 millions d’euros) a bien fait l’objet d’un échange de trois minutes vendredi matin en séance. Citant ATN et Air Tahiti au titre des entreprises vitales à la Polynésie par le lien qu’elles tissent entre les territoires, la députée souhaitait un traitement équitable. "La disparition de telles sociétés aurait donc des répercussions sanitaires, sociales et économiques terribles et obérerait de façon pérenne le développement de la collectivité, Il paraît ainsi indispensable que l’Etat puisse venir en aide à ces entreprises au même titre qu’Air France ou Renault" car "cela évitera une distorsion de concurrence néfaste pour les compagnies locales n’ayant pas pu bénéficier du même niveau d’aides". A l’instar de celui visant à soutenir les médias audiovisuels ultramarins, l’amendement sera retiré à la demande du gouvernement quelques heures avant la démission de celui-ci.
 
2 milliards pour les masques chinois et la quarantaine
 
Si l’idée d’un coûteux soutien aux entreprises stratégiques ultramarines a été abandonnée, l’Etat peut également régler les factures passées de la collectivité. Le deuxième amendement déposé par Sage concerne la prise en charge des matériels sanitaires achetés par la Polynésie. "La collectivité a en effet été la moins dotée de la République en divers matériels sanitaires et a dû assumer un coût considérable pour l'achat de masques, qu'elle a notamment dû faire affréter seule depuis la Chine via la compagnie aérienne locale, de tests, etc, sans compter les coûts liés à la distribution de ce matériel dans l'ensemble de la collectivité, grande comme l'Europe". Une facture de plus de deux milliards de Fcfp (17,3 M€) "en additionnant les coûts liés à l'investissement pur dans l'achat de matériels, les coûts de transports et les coûts liés à l'hébergement des personnes (quarantaine) et frais afférents". Le Pays ayant déjà payé un peu plus de la moitié de l’ardoise avec son portefeuille, Maina Sage demande à l’Etat de régler les quelques 900 millions de Fcfp restant "dans le cadre de la solidarité nationale".
 
Un nouveau comité pour les 56 milliards
 
Après avoir tenté sa chance en vain en commission, la députée a revu la copie sur la question des 56 milliards de Fcfp de prêt demandé par la Polynésie. Exit la demande visant à ce que Matignon sorte le chéquier, Sage propose désormais la création d’un "comité de suivi ad hoc placé auprès du Premier ministre". Un nouveau comité qui devra "s’appuyer que les travaux de la commission locale d’expertise État - Pays pour étudier spécifiquement les mesures de soutien financier à la Polynésie française". Il devra notamment "proposer, eu égard aux besoins de trésorerie évalués à 470 millions d’euros (56 milliards de Fcfp), les réévaluations nécessaires dès 2020 pour accompagner au mieux les mesures d’urgence et de relance de l’économie polynésienne". Une urgence et un amendement qui attendront la reprise des séances à l’Assemblée après la nomination d’un nouveau gouvernement à Paris.
 

Rédigé par Sébastien Petit le Lundi 6 Juillet 2020 à 10:47 | Lu 3194 fois





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