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Smic: Matignon écarte le "coup de pouce", sourd aux appels des syndicats



Paris, France | AFP | mercredi 28/11/2018 - Pressé par les syndicats d'augmenter le Smic, notamment pour répondre à la grogne des "gilets jaunes" sur le pouvoir d'achat, Edouard Philippe a écarté mercredi l'idée d'un éventuel "coup de pouce", se contentant de la revalorisation automatique pour la septième année consécutive. 

"Notre politique, c'est pas de faire du coup de pouce au Smic notre politique c'est de faire en sorte que le travail paye", a tranché le Premier ministre, au lendemain d'annonces faites par Emmanuel Macron sur la transition écologique visant à répondre aux "gilets jaunes", mais qui ont été très fraîchement accueillies.
"Il n'y aura pas de coup de pouce supplémentaire", a insisté le chef du gouvernement, tout en rappelant la baisse des cotisations déjà intervenue cette année.
Chaque année, au 1er janvier, le salaire minimum de croissance (Smic) bénéficie d'une hausse mécanique, calculée selon deux critères: l'inflation constatée pour les 20% de ménages aux plus faibles revenus et la moitié du gain de pouvoir d'achat du salaire horaire de base ouvrier et employé (SHBOE).
Au 1er janvier dernier, il avait été revalorisé de 1,24%, à 9,88 euros bruts l'heure (soit 7,82 euros en net après déduction des cotisations salariales). Le Smic mensuel brut est de 1.498,47 euros (1.184,93 euros net).
A noter que le faible niveau des précédents "coups de pouce" avait suscité l'ire des syndicats à l'époque, tout en rassurant le patronat: la dernière hausse exceptionnelle, en 2012, au tout début du quinquennat Hollande, était de 0,6%. La précédente, en 2006, avait été de 0,3%.
Les coups de pouce n'ont pas été utilisés par les "différents gouvernements" parce qu'ils "déséquilibrent l'équilibre entre l'emploi et les salaires", a expliqué Muriel Pénicaud mercredi à l'Assemblée nationale, soulignant que le Smic concernait "1,6 million de personnes directement et 11 millions indirectement".
La ministre du Travail doit recevoir "dans quelques jours" un rapport du groupe d'"experts" sur le Smic, une instance consultative composée d'économistes, qui chaque année depuis 2008, se prononce systématiquement contre un "coup de pouce".
L'an dernier, ce groupe avait recommandé de s'en "abstenir" pour ne "pas fragiliser les améliorations en cours" de l'économie française. Il avait aussi suscité un tollé syndical en suggérant de revenir sur le principe de revalorisation automatique, une idée rapidement écartée par le gouvernement.
Traditionnellement, l'annonce de revalorisation intervient à la mi-décembre.

- "Booster le pouvoir d'achat" -

 
La CGT et FO ont renouvelé mercredi leur demande d'augmenter sensiblement le salaire minimal, portée depuis quelques années.
"Le gouvernement serait bien inspiré d'augmenter le Smic un peu plus que l'augmentation obligatoire", a déclaré sur France Inter Yves Veyrier, le numéro un de FO, juste avant l'annonce de Matignon. "L'année dernière, il a été augmenté de 1,2%, les prix ont augmenté de 1,9%, il va forcément augmenter un peu plus cette année du fait de l'inflation mais il y a besoin de booster le pouvoir d'achat", a-t-il insisté, rappelant qu'il préconisait une hausse de 200 euros.
De son côté, Philippe Martinez, son homologue de la CGT, considérant qu'un Smic à 1.800 euros permettrait de répondre "en partie" à l'urgence sociale des "gilets jaunes", s'est agacé de la fin de non-recevoir de Matignon. "Il faut beaucoup de monde dans la rue samedi pour exiger plus fort et plus nombreux une augmentation du Smic", a-t-il réagi, en référence à un appel à mobilisation de sa confédération.
Le PCF, qui rejoint l'appel de samedi, veut une hausse de 200 euros du Smic. Son secrétaire national, Fabien Roussel, a critiqué un "président des ultrariches, muré dans son arrogance", qui "croit toujours qu'il va pouvoir passer en force en laissant pourrir le mouvement de colère qu'a provoqué son action".
Les syndicats sont tous sur la même ligne pour réclamer un "coup de pouce" chaque année. 
Mais ce geste, en tout état de cause, "ne suffirait pas", souligne Inès Minin, membre de la direction de la CFDT, qui met en avant les "dépenses incontournables, qui pèsent sur le budget des ménages, comme le logement, le transport et l'alimentation".

le Mercredi 28 Novembre 2018 à 07:45 | Lu 258 fois





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