Tahiti, le 13 mars 2026 - À la Sipac, où une grève a débuté mardi, la direction a promis ce vendredi de faire des contre-propositions à la CSTP-FO par rapport notamment à la grille salariale. “Donc on attend et on espère qu'on trouvera des accords pour pouvoir sortir de cette grève”, assure le secrétaire général de la CSTP-FO, Patrick Galenon.
La grève se poursuit à la Sipac, où les salariés ont cessé le travail depuis mardi. Une deuxième réunion de négociations a eu lieu vendredi matin entre la direction et le secrétaire général de la CSTP-FO, Patrick Galenon, accompagné des représentants du personnel. Ces derniers y sont même allés au culot : “Il (le directeur, NDLR) a annoncé que sa porte était ouverte, qu'il était prêt à négocier. Du coup, nous avons frappé à sa porte. Effectivement, il était en train de travailler dans la chambre froide et il nous a reçus”, assure Patrick Galenon.
Le syndicaliste ajoute même que le directeur était “assez ouvert” et a assuré qui allait leur envoyer une contre-proposition à la grille salariale proposée. “Donc on attend et on espère qu'on trouvera des accords pour pouvoir sortir de cette grève.”
Patrick Galenon rappelle que la grille salariale était un des points sur lesquels la direction n’avait pas fait de contre-proposition. “Depuis un peu plus d'un an déjà, les délégués avaient proposé des modifications à la grille de salaires, et puis il n'y avait jamais eu de contre-proposition.”
Tous “espèrent” que cette contre-proposition “nous permettra, justement, de passer ce cap et de reprendre le dialogue social”.
Les représentants du personnel insistent sur le fait qu’ils ne veulent pas une simple signature “sur du papier, on veut surtout l’application immédiate de cette grille salariale”. Ils attendent notamment que “les fiches de poste correspondent à des travaux bien précis”. “On demande de la polyvalence, on demande aux gens de faire beaucoup de choses, oui mais après, il faut que ce soit récompensé à sa juste valeur. Et puis, surtout, qu'on capte un peu la place de chacun avec le salaire qui correspond."
La grève se poursuit à la Sipac, où les salariés ont cessé le travail depuis mardi. Une deuxième réunion de négociations a eu lieu vendredi matin entre la direction et le secrétaire général de la CSTP-FO, Patrick Galenon, accompagné des représentants du personnel. Ces derniers y sont même allés au culot : “Il (le directeur, NDLR) a annoncé que sa porte était ouverte, qu'il était prêt à négocier. Du coup, nous avons frappé à sa porte. Effectivement, il était en train de travailler dans la chambre froide et il nous a reçus”, assure Patrick Galenon.
Le syndicaliste ajoute même que le directeur était “assez ouvert” et a assuré qui allait leur envoyer une contre-proposition à la grille salariale proposée. “Donc on attend et on espère qu'on trouvera des accords pour pouvoir sortir de cette grève.”
Patrick Galenon rappelle que la grille salariale était un des points sur lesquels la direction n’avait pas fait de contre-proposition. “Depuis un peu plus d'un an déjà, les délégués avaient proposé des modifications à la grille de salaires, et puis il n'y avait jamais eu de contre-proposition.”
Tous “espèrent” que cette contre-proposition “nous permettra, justement, de passer ce cap et de reprendre le dialogue social”.
Les représentants du personnel insistent sur le fait qu’ils ne veulent pas une simple signature “sur du papier, on veut surtout l’application immédiate de cette grille salariale”. Ils attendent notamment que “les fiches de poste correspondent à des travaux bien précis”. “On demande de la polyvalence, on demande aux gens de faire beaucoup de choses, oui mais après, il faut que ce soit récompensé à sa juste valeur. Et puis, surtout, qu'on capte un peu la place de chacun avec le salaire qui correspond."
Payés à “155 francs de l’heure de nuit”
Rappelons que lundi dernier, à la veille de l’entrée en grève, une première réunion de négociations a eu lieu entre la CSTP-FO et la direction de la Sipac. Les représentants des salariés ont essuyé un refus pour la majoration des heures de nuit à hauteur de 75 %. Ces derniers dénoncent le fait que leur directeur actuel, Philippe Lapeyrade, a décidé de baisser cette majoration à 15 % sans concertation avec les représentants du personnel. “Les chauffeurs commencent à 3 heures du matin et ils touchent 155 francs l'heure de nuit.”
Ils demandent également le retrait du délai de carence et expliquent qu’“on est susceptibles d'être malades car on travaille à -20°C, on dépote des containers, c'est sûr qu’on va avoir mal au dos. Et donc être en arrêt maladie.” Une demande qui a également essuyé un refus de la part de la direction.
Le syndicat demande également qu’il y ait des embauches à la place des intérimaires. “Même à mi-temps, ça serait plus intéressant (…) car on fait trois à quatre heures supplémentaires et c’est interdit. Et cela nous permettrait de ne pas finir à des heures pas possibles.”
Pour ce qui est des primes mensuelles, des indemnités de départ, des congés supplémentaires pour ancienneté, de l’attribution de bons d’achat par la direction ou encore des congés supplémentaires pour ancienneté, la direction a simplement répondu : “On va voir, donc cela veut dire ni oui, ni non”, rapporte Patrick Galenon.
Mais bonne nouvelle quand même puisque les salariés pourront désormais terminer à 13 heures le 24 et le 31 décembre au lieu de 15 heures.
Ils demandent également le retrait du délai de carence et expliquent qu’“on est susceptibles d'être malades car on travaille à -20°C, on dépote des containers, c'est sûr qu’on va avoir mal au dos. Et donc être en arrêt maladie.” Une demande qui a également essuyé un refus de la part de la direction.
Le syndicat demande également qu’il y ait des embauches à la place des intérimaires. “Même à mi-temps, ça serait plus intéressant (…) car on fait trois à quatre heures supplémentaires et c’est interdit. Et cela nous permettrait de ne pas finir à des heures pas possibles.”
Pour ce qui est des primes mensuelles, des indemnités de départ, des congés supplémentaires pour ancienneté, de l’attribution de bons d’achat par la direction ou encore des congés supplémentaires pour ancienneté, la direction a simplement répondu : “On va voir, donc cela veut dire ni oui, ni non”, rapporte Patrick Galenon.
Mais bonne nouvelle quand même puisque les salariés pourront désormais terminer à 13 heures le 24 et le 31 décembre au lieu de 15 heures.
La grève levée à la DAG
À la Direction de l’agriculture (DAG), où les salariés avaient cessé le travail depuis lundi dernier, la grève a été levée ce vendredi. “Nous avons levé la grève en attendant les décisions des autorités compétentes qui nous ont promis de faire quelque chose, c'est ce qu'on attend”, explique Patrick Galenon, le secrétaire général de la CSTP-FO.
Ce dernier a rappelé que “les conditions de travail pour nous étaient dégradantes et qu'il fallait faire évoluer les choses. Après, c'est au ministre de prendre ses décisions. Il a bien compris que la situation sociale était très difficile à la fois avec les agents de la DAG, mais aussi avec les agriculteurs”. Il insiste sur le fait que cette décision du ministre doit être “prise rapidement”.
Patrick Galenon rappelle d’ailleurs qu’en tant que syndicaliste, “je n'ai jamais demandé dans ma vie la peau d'un salarié (…). On est là simplement pour que le dialogue social puisse être maintenu et correctement”.
Ce dernier a rappelé que “les conditions de travail pour nous étaient dégradantes et qu'il fallait faire évoluer les choses. Après, c'est au ministre de prendre ses décisions. Il a bien compris que la situation sociale était très difficile à la fois avec les agents de la DAG, mais aussi avec les agriculteurs”. Il insiste sur le fait que cette décision du ministre doit être “prise rapidement”.
Patrick Galenon rappelle d’ailleurs qu’en tant que syndicaliste, “je n'ai jamais demandé dans ma vie la peau d'un salarié (…). On est là simplement pour que le dialogue social puisse être maintenu et correctement”.






























