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Service national: un rapport parlementaire suggère un "parcours de citoyenneté"



Paris, France | AFP | mercredi 14/02/2018 - Un "parcours de citoyenneté" en trois étapes étalé de 11 à 25 ans et en partie volontaire: c'est ce que préconise un rapport parlementaire pour mettre en musique la promesse électorale d'Emmanuel Macron d'un service national universel, alors que l'exécutif envisage une séquence "obligatoire entre 3 et 6 mois".

"Ce rapport parlementaire n'est pas là pour plaire ou ne pas plaire (...) Ce sont nos propositions, même si ce ne sont pas forcément celles qu'Emmanuel Macron souhaiterait entendre", a déclaré mercredi à la presse l'une de ses co-rapporteures, Marianne Dubois (LR): "Après, c'est le gouvernement qui décide".
La publication de ce rapport intervient dans un contexte agité autour du service national universel, promesse de campagne d'Emmanuel Macron concernant 800.000 jeunes par an, dont la faisabilité suscite des doutes en raison du coût potentiel, des capacités d'accueil des armées, réduites depuis la suppression en 1997 du service militaire, ou encore des problèmes juridiques qu'il pourrait soulever.
Le rapport, présenté devant la commission Défense de l'Assemblée nationale, propose "un enseignement moral et civique renforcé" à l'école ainsi qu'"une semaine annuelle de la défense et de la citoyenneté (obligatoire)" entre 11 et 16 ans, au sein de l'établissement scolaire, qui inclurait une formation aux premiers secours.
Parmi les intervenants mobilisés figureraient le corps enseignant mais aussi l'armée, les pompiers, des associations de mémoire, des étudiants en médecine, soulignent les rapporteures Emilie Guerel (LREM) et Mme Dubois (LR).
Ensuite, à 16 ans, interviendrait "un rite de passage" pour exercer les connaissances et compétences acquises, qui se substituerait à l'actuelle Journée de Défense et de Citoyenneté (JDC): soit une semaine en internat pendant les vacances scolaires (une "école de la fraternité"), soit une semaine en immersion au sein du monde associatif.
Enfin, entre 16 et 25 ans serait prévue "une incitation à l'engagement", non obligatoire, dans des dispositifs déjà existants appelés à monter en puissance: service civique, garde nationale, engagement associatif... En échange, les jeunes pourraient bénéficier de droits en matière de formation ou encore de transports à tarif préférentiel.
Ce "service national universel, adapté à notre époque", serait  "susceptible d'emporter l'adhésion de la jeunesse et d'être utile à la société", concluent les rapporteures, qui ont conduit une longue série d'auditions (armées, jeunes, milieu éducatif, associations...)
Leur copie ne semble pas forcément coller aux orientations exprimées par M. Macron. Mardi, le président a souhaité que le service national universel comporte "une partie obligatoire de 3 à 6 mois". Il a également estimé qu'il pourrait avoir "une ouverture sur la chose militaire", mais que "sa forme pourra être civique". 
"Mépris du Parlement" montré par l'exécutif, "regrettable cacophonie gouvernementale" sur le caractère obligatoire ou non du futur service national, présentation du rapport repoussée...: "On nous a mis des bâtons dans les roues", a déploré mercredi Marianne Dubois.
L'Élysée a mis en place un groupe de travail qui doit rendre ses conclusions fin avril. Une phase d'expérimentation est d'ores et déjà prévue en 2019.
La vice-présidente de l'Assemblée nationale et secrétaire générale des Républicains, Annie Genevard, a pointé une nouvelle fois mercredi le coût du service national universel voulu par Emmanuel Macron, qui pourrait coûter entre deux et trois milliards d'euros, soulignant que "l'idée ne vaut rien tant qu'elle n'est pas réalisable".
Sébastien Chenu, porte-parole du Front national, a lui exprimé mercredi son "intérêt" pour la proposition du chef de l'Etat, tout en pointant le "problème budgétaire" de financement de la mesure. 
L'ancien allié du FN à la présidentielle Nicolas Dupont-Aignan a dit son "soutien total" à ce projet.

le Mercredi 14 Février 2018 à 06:34 | Lu 219 fois




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