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Secteur hôtelier : ​"On risque de compter les morts en cours d’année"



(© Tahiti Tourisme).
(© Tahiti Tourisme).
Tahiti, le 16 février 2021 - Face à l’incertitude sur la durée de quasi-fermeture des frontières polynésiennes, le secteur de l’hôtellerie compte plus que jamais sur l’aide publique alors que l’assemblée s’apprête à voter jeudi une batterie de mesures pour sauvegarder l’emploi.
 
Pour faire face à une diffusion trop rapide des nouveaux variants du Covid, la décision est venue de Paris, fin janvier de supprimer le "motif touristique". Cette souplesse permettait depuis juillet de maintenir un minimum d’activité pour le secteur polynésien de l’hôtellerie. Passée la stupeur de l’annonce, très rapidement treize établissements hôteliers ont annoncé leur mise en sommeil jusqu’à fin mars, voire fin avril. L’obligation d’une mise à l’isolement de 15 jours pour les rares voyageurs pouvant justifier d’un motif "impérieux" à leur arrivée sur le territoire n’a rien changé à la certitude déjà acquise d’une activité touristique réduite à néant. Un gel aux frontières qui pourrait durer deux à trois mois, selon le souhait d’Édouard Fritch, mais qui est surtout conditionné à une amélioration de la situation sanitaire métropolitaine et internationale, comme l’a indiqué le Premier ministre, Jean Castex. Deux semaines après son entrée en vigueur, le secteur de l’hôtellerie broie du noir et peine à voir le bout du tunnel.
"Le danger pour nous, n’est pas dans trois mois. Il est déjà d’actualité", rappelle Thierry Brovelli, le président du Conseil des professionnels de l’hôtellerie. "Il faut bien comprendre que les hôtels sont la propriété d’investisseurs. Ces sociétés se sont endettées l’année dernière avec des PGE [Prêts garantis par l'État, ndlr] assez importants. On espérait que ça allait redémarrer. Pas de chance : les autorités ferment les frontières aux touristes. Et cela s’ajoute à une situation déjà catastrophique. Nos sociétés propriétaires sont en danger au-delà des trois mois et peut-être même avant. On risque de compter les morts en cours d’année. C’est clair. Même si les aides de l’État arrivent, ce qui est encore incertain, on sait que toutes les sociétés n’arriveront pas à passer ce cap difficile. D’autant que nous n’avons aucune visibilité. Et même si on avait une visibilité sur la réouverture, on n’en a aucune de toute manière sur la reprise de nos marchés émetteurs."
 
Une aide insuffisante pour le secteur hôtelier

Une conjoncture qui menace directement la dizaine de milliers d’emplois de ce secteur en Polynésie. L’assemblée doit examiner jeudi en session extraordinaire plusieurs projets de textes présentés par le gouvernement pour prolonger et renforcer les mesures d’aide à l’emploi. Notamment le Diese qui prévoit d’être rehaussé à deux Smig pour des réductions de temps de travail pouvant aller jusqu’à 100%. Une bonne nouvelle pour les salariés contraints de cesser leur activité. Mais, une aide insuffisante pour le secteur hôtelier. Comme le souligne Guillaume Epinette, le directeur régional du groupe InterContinental : "On a aujourd’hui un système de Diese qui compense les pertes de salaire lors des réductions de temps de travail. Mais le deuxième volet d’aides, très attendu, doit directement être axé sur les entreprises pour nous permettre de passer cette période qui se caractérise par un niveau de revenus à zéro et des charges fixes qui se maintiennent. On parle du fonds de solidarité de l’État, d’un deuxième PGE, d’aides pour la prise en charge des dépenses fixes, etc. On espère des confirmations dès la fin février. On en aura besoin pour passer ce cap." Des aides supplémentaires pour lesquelles les regards se tournent naturellement vers l’État, mais que rien ne garantit pour l’instant.

​Record de fréquentation au Salon du tourisme

Le directeur général de Tahiti Tourisme, Jean-Marc Mocellin, annonce un record de fréquentation pour la dernière édition du Salon du tourisme à distance, organisé du 25 janvier au 14 février : 37 000 visiteurs en ligne contre près de 18 000 habituellement lors des salons en présentiel. Le tout pour une demande essentiellement tournée vers la petite hôtellerie. 
"Les îles qui ont été les plus demandées sont Rangiroa, Tikehau et Fakarava", relativise la présidente de l’Association du tourisme authentique de Polynésie française (ATAPF), qui rassemble 300 professionnels de la petite hôtellerie et de la prestation de services touristiques. "Bora Bora aussi a été très demandée, malgré de nombreux hôtels fermés. Mais, il ne faut pas oublier que les pensions de famille sont présentes dans 32 îles et que plus de la moitié ont eu du mal à participer." Pour Mélinda Bodin, rien ne peut remplacer les salons en présentiel. Problèmes de connexion internet, besoin du vis-à-vis avec les clients : "Les pensions de famille ont besoin de ce contact pour vendre leurs produits."

Rédigé par Jean-Pierre Viatge le Mardi 16 Février 2021 à 19:19 | Lu 5629 fois





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