Tahiti le 6 janvier 2026 – La Fraap continue “le combat”. Outre la refonte des cadres d'emploi, la revalorisation du point indiciaire, le syndicat le plus représentatif dans la fonction publique entend être représenté en conséquence dans les instances du Pays, tout comme la CPS, car les fonctionnaires sont “quand même une population active de plus de 8.000 agents”.
Les dirigeants de la Fraap ont invité les médias ce mardi matin pour évoquer les résultats des dernières élections au sein des Comités techniques paritaires (CTP). Un scrutin lors duquel la Fédération de rassemblement des agents des administration de Polynésie française “a pris la pole position”. “Si on ajoute les résultats obtenus lors des élections des comités administratifs paritaires du 7 mai 2024, nous sommes véritablement l'organisation syndicale qui détient la première place dans la fonction publique”, martèle Jean-Paul Urima, le fondateur et secrétaire général de ce syndicat de l’administration.
Les dirigeants de la Fraap s’entendent pour appeler le Pays à avoir “un esprit constructif, un esprit de dialogue” lors des prochaines rencontres car “un vrai changement de paradigme doit s'opérer (…) dans un esprit de dialogue, d'apaisement”. Et Jean-Paul Urima d’insister : “Nous ne sommes pas prêts aux compromissions, nous sommes prêts au dialogue, un véritable dialogue social, et dans le respect d'un partenariat bien assumé”.
Rappelons que la Fraap a obtenu, lors des dernières élections au sein des comités techniques paritaires, 1.663 voix sur 4.303 voix exprimées et 75 sièges sur les 184 attribués. Dans la fonction publique, le syndicat est désormais le premier du Fenua devant la CSTP-FO (50) et A Tia i Mua (45), avec 40,8% des sièges à pourvoir. Et ce dans un contexte où le syndicat rappelle avoir déposé des listes dans seulement une trentaine de service et établissements alors qu’il y en a plus d’une cinquantaine : “Pour nous, il s'agit de concrétiser l'essai et ne pas décevoir”, assure aujourd’hui le secrétaire général délégué, Steven Rey.
Les dirigeants de la Fraap ont invité les médias ce mardi matin pour évoquer les résultats des dernières élections au sein des Comités techniques paritaires (CTP). Un scrutin lors duquel la Fédération de rassemblement des agents des administration de Polynésie française “a pris la pole position”. “Si on ajoute les résultats obtenus lors des élections des comités administratifs paritaires du 7 mai 2024, nous sommes véritablement l'organisation syndicale qui détient la première place dans la fonction publique”, martèle Jean-Paul Urima, le fondateur et secrétaire général de ce syndicat de l’administration.
Les dirigeants de la Fraap s’entendent pour appeler le Pays à avoir “un esprit constructif, un esprit de dialogue” lors des prochaines rencontres car “un vrai changement de paradigme doit s'opérer (…) dans un esprit de dialogue, d'apaisement”. Et Jean-Paul Urima d’insister : “Nous ne sommes pas prêts aux compromissions, nous sommes prêts au dialogue, un véritable dialogue social, et dans le respect d'un partenariat bien assumé”.
Rappelons que la Fraap a obtenu, lors des dernières élections au sein des comités techniques paritaires, 1.663 voix sur 4.303 voix exprimées et 75 sièges sur les 184 attribués. Dans la fonction publique, le syndicat est désormais le premier du Fenua devant la CSTP-FO (50) et A Tia i Mua (45), avec 40,8% des sièges à pourvoir. Et ce dans un contexte où le syndicat rappelle avoir déposé des listes dans seulement une trentaine de service et établissements alors qu’il y en a plus d’une cinquantaine : “Pour nous, il s'agit de concrétiser l'essai et ne pas décevoir”, assure aujourd’hui le secrétaire général délégué, Steven Rey.
“Il faudra considérer la Fraap”
Avec de tels résultats, le syndicat estime avoir gagné sa légitimité à la table du dialogue social et appelle le gouvernement à désormais “considérer” la Fraap comme “un partenaire social”, souligne Jean-Paul Urima qui espère que “les choses évoluent positivement pour tout le monde”.
Le secrétaire général délégué de la Fraap, Gérard Barff, annonce que le “combat mené” va continuer, notamment sur la revalorisation du point d’indice en premier lieu chez les catégories D, ou encore sur la question de la promotion interne car “il y a toujours des catégories D qui occupent des postes B et C ou des C qui font le travail de catégories A en étant sous-payés”. Ce sujet a déjà été abordé avec la ministre de la Fonction publique, Vannina Crolas.
De son côté Steven Rey espère que le gouvernement a bien pris acte des résultats des dernières élections en CTP : “Ce n'est quand même pas anecdotique et ce n'est pas un épiphénomène. Il y a une attente très forte de nos agents, nous demandons qu'il y ait cette reconnaissance. Les agents, c'est le peuple de l'administration. Ils méritent d'être entendus. Ces attentes méritent d'être prises en compte”
Le secrétaire général délégué de la Fraap, Gérard Barff, annonce que le “combat mené” va continuer, notamment sur la revalorisation du point d’indice en premier lieu chez les catégories D, ou encore sur la question de la promotion interne car “il y a toujours des catégories D qui occupent des postes B et C ou des C qui font le travail de catégories A en étant sous-payés”. Ce sujet a déjà été abordé avec la ministre de la Fonction publique, Vannina Crolas.
De son côté Steven Rey espère que le gouvernement a bien pris acte des résultats des dernières élections en CTP : “Ce n'est quand même pas anecdotique et ce n'est pas un épiphénomène. Il y a une attente très forte de nos agents, nous demandons qu'il y ait cette reconnaissance. Les agents, c'est le peuple de l'administration. Ils méritent d'être entendus. Ces attentes méritent d'être prises en compte”
Améliorer la représentativité
Fort des chiffres obtenus lors de ces élections, la Fraap rappelle que dans le protocole d’accord de décembre 2024 il avait été mentionné que la représentativité des syndicats de la fonction publique serait étendue. Le syndicat regrette que “cette notion de représentativité ne s'applique qu'aux syndicats des salariés” ce qui leur permet de “siéger dans des instances telles que le conseil d'administration de la CPS. Ça leur permet de bénéficier également de subventions et c'est non négligeable pour aider un syndicat à fonctionner”, explique Steven Rey.
Le syndicaliste rappelle que les fonctionnaires du Pays représentent “quand même une population active de plus de 8.000 agents (…). Elle a son mot à dire. Le conseil d'administration [de la CPS] décide sur ses cotisations (…). Je m'attends à ce qu'en ce début d'année, on ait des annonces d'augmentation. Alors elles sont peut-être mineures, mais 0,1% par-ci, 0,02% par-là. Au final, on se retrouve tout de même avec des prélèvements en hausse”. Il rappelle aussi que dans “toutes les crises (…) on prête aux fonctionnaires la stabilité de l'emploi”. Mais cette “stabilité” se répercute aussi sur les cotisations et représente une “manne gérée par notre caisse de prévoyance sociale et aucun des syndicats représentant les agents de la fonction publique territoriale n'y siège à l'heure actuelle. Et c'est ce que nous souhaitons faire valoir”.
De son côté le secrétaire général délégué, Georges Ateo, insiste sur la nécessité de modifier les textes pour “reconnaître les représentants du personnel du public comme égaux aux délégués du personnel du privé (…). C'est légitime, on doit nous reconnaître”. Il rappelle que ce sujet a été évoqué le 1er mai 2024 avec le gouvernement et ajoute que lors d’une des réunions du conseil supérieur “deux syndicats se sont opposés (…). Et depuis plus rien n'a bougé”.
Pour lui les résultats des élections sont significatifs, “les agents du Pays se sont levés, se sont réveillés (…). On leur donne le droit de dire ce qu'ils pensent, de défendre leurs intérêts. Et c'est ça qui a réveillé tout le monde, et c'est pour cela que les résultats sont tels qu'ils sont aujourd'hui. Donc, on ne peut plus nous ignorer, on doit revoir ce texte qui détermine la représentativité des syndicats, ici en Polynésie”. Et pour le syndicat les discussions à ce sujet doivent avoir lieu dès le 1er mai prochain.
Favoriser l’évolution de carrière des catégorie D fait aussi partie des objectifs de la Fraap, au travers de la refonte des cadres d'emploi : “Les agents de catégorie D sont les agents qui font tous les métiers les plus difficiles dans l'administration. Difficiles au sens physique du terme, mais avec la rémunération la plus basse.” Steven Rey rappelle que c’est “un engagement fort qui avait été pris en décembre 2024 par le président et la ministre de la Fonction publique (…). Ils nous ont demandé de décaler les échéances au 30 juin 2026. On a accepté”. La Fraap se donne donc encore six mois pour “plancher sérieusement” sur le sujet.
Et le troisième “chantier prioritaire” fixé par le syndicat concerne la revalorisation du point d’indice car “c'est ce qui va tout simplement permettre d'avoir une évolution salariale. Nous restons constants dans ce que nous avions avancé lors des discussions qui s'étaient tenues au mois de mai, en disant qu'il y a eu une perte du pouvoir d'achat des agents de la fonction publique qui, dans le point d'indice, n'avait pas été réévalués depuis plusieurs années”.
Steven Rey invite les autres organisations syndicales à “travailler main dans la main” avec la Fraap “pour réévaluer ce point d'indice dignement, et améliorer le pouvoir d'achat des agents de la fonction publique”. Il rappelle d’ailleurs que l’administration est “indivisible (…). Il ne s'agit pas ici de faire une fonction publique à deux vitesses”
Le syndicaliste rappelle que les fonctionnaires du Pays représentent “quand même une population active de plus de 8.000 agents (…). Elle a son mot à dire. Le conseil d'administration [de la CPS] décide sur ses cotisations (…). Je m'attends à ce qu'en ce début d'année, on ait des annonces d'augmentation. Alors elles sont peut-être mineures, mais 0,1% par-ci, 0,02% par-là. Au final, on se retrouve tout de même avec des prélèvements en hausse”. Il rappelle aussi que dans “toutes les crises (…) on prête aux fonctionnaires la stabilité de l'emploi”. Mais cette “stabilité” se répercute aussi sur les cotisations et représente une “manne gérée par notre caisse de prévoyance sociale et aucun des syndicats représentant les agents de la fonction publique territoriale n'y siège à l'heure actuelle. Et c'est ce que nous souhaitons faire valoir”.
De son côté le secrétaire général délégué, Georges Ateo, insiste sur la nécessité de modifier les textes pour “reconnaître les représentants du personnel du public comme égaux aux délégués du personnel du privé (…). C'est légitime, on doit nous reconnaître”. Il rappelle que ce sujet a été évoqué le 1er mai 2024 avec le gouvernement et ajoute que lors d’une des réunions du conseil supérieur “deux syndicats se sont opposés (…). Et depuis plus rien n'a bougé”.
Pour lui les résultats des élections sont significatifs, “les agents du Pays se sont levés, se sont réveillés (…). On leur donne le droit de dire ce qu'ils pensent, de défendre leurs intérêts. Et c'est ça qui a réveillé tout le monde, et c'est pour cela que les résultats sont tels qu'ils sont aujourd'hui. Donc, on ne peut plus nous ignorer, on doit revoir ce texte qui détermine la représentativité des syndicats, ici en Polynésie”. Et pour le syndicat les discussions à ce sujet doivent avoir lieu dès le 1er mai prochain.
Favoriser l’évolution de carrière des catégorie D fait aussi partie des objectifs de la Fraap, au travers de la refonte des cadres d'emploi : “Les agents de catégorie D sont les agents qui font tous les métiers les plus difficiles dans l'administration. Difficiles au sens physique du terme, mais avec la rémunération la plus basse.” Steven Rey rappelle que c’est “un engagement fort qui avait été pris en décembre 2024 par le président et la ministre de la Fonction publique (…). Ils nous ont demandé de décaler les échéances au 30 juin 2026. On a accepté”. La Fraap se donne donc encore six mois pour “plancher sérieusement” sur le sujet.
Et le troisième “chantier prioritaire” fixé par le syndicat concerne la revalorisation du point d’indice car “c'est ce qui va tout simplement permettre d'avoir une évolution salariale. Nous restons constants dans ce que nous avions avancé lors des discussions qui s'étaient tenues au mois de mai, en disant qu'il y a eu une perte du pouvoir d'achat des agents de la fonction publique qui, dans le point d'indice, n'avait pas été réévalués depuis plusieurs années”.
Steven Rey invite les autres organisations syndicales à “travailler main dans la main” avec la Fraap “pour réévaluer ce point d'indice dignement, et améliorer le pouvoir d'achat des agents de la fonction publique”. Il rappelle d’ailleurs que l’administration est “indivisible (…). Il ne s'agit pas ici de faire une fonction publique à deux vitesses”



























