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Réforme de la PSG : les syndicats et patrons unanimes malgré tout



Le porte-parole de la Société civile, Angélo Frébault a annoncé le contenu de leurs discussions, ce mardi à la presse.
Le porte-parole de la Société civile, Angélo Frébault a annoncé le contenu de leurs discussions, ce mardi à la presse.
PAPEETE, le 21/11/2017 - Ils se sont réunis trois fois pour trouver un terrain d'entente sur la réforme de la Protection sociale généralisée (PSG). Lundi soir, un protocole d'accord a enfin été signé entre les différentes parties. Le document dûment signé a été transmis ce mardi après-midi au président et au ministre de la Santé.

Les cinq centrales syndicales des salariés (Cstp-Fo, A Ti'a i Mua, O Oe To Oe Rima, Otahi et Csip) et le patronat (Medef Pf et Cpme Pf) ont trouvé un terrain d'entente sur le projet de réforme de la Protection sociale généralisée (PSG) porté par le gouvernement.

Chacun a signé le protocole d'accord qui a été transmis ce mardi après-midi au président du Pays et au ministre de la Santé, même si certains points ne convenaient pas à un syndicat : A Ti'a i Mua.

Aujourd'hui, la balle est dans le camp du gouvernement.

Mais, les partenaires sociaux s'accordent à dire qu'ils sont pour le sauvetage de ce régime, et qu'ils sont opposés à cette réforme présentée par le Pays. Ils regrettent également qu'il n'y ait aucune partie chiffrée dans le document. Ils feront d'ailleurs leurs propositions vendredi, à l'issue d'une énième rencontre qui se tiendra à partir de 13h30, dans les locaux de la Cstp-Fo. "C'est pour argumenter les atouts de chaque ligne chiffrée et la faisabilité de nos propositions", assure Angélo Frébault de la Cstp-Fo.

Épluchons en détail le contenu des réponses formulées par les partenaires sociaux.

Santé

Au chapitre Santé, les représentants de la Société civile demandent au gouvernement de poursuivre les actions de "baisse du coût de la Santé". Comment ? En mettant en place les mesures validées par le Cesc et les partenaires sociaux depuis 2010.

Parmi ces mesures, on retrouve :
- la baisse des prix des médicaments,
- la mise en place d'un médecin traitant référent,
- l'activation du dossier médical partagé,
- l'activation de la carte électronique ou Vitale comme en métropole.

Par ces mesures, des économies seront constatées et elles contribueront au financement des régimes de la retraite. La Cstp-Fo a avancé une économie de 3 milliards de francs.

Les organisations syndicales et patronales souhaiteraient qu'un régime universel maladie soit mis en place. "Le financement de la Santé relève aussi de la solidarité" qui nécessite la contribution financière équitable "sur tous les revenus perçus" au fenua.

Ils demandent aussi à ce que toutes les personnes qui ont un emploi, cotisent aux "régimes de droit commun santé et retraite", telles que les CAE, CVD…

En ce qui concerne la taxe de la Contribution de solidarité territoriale (CST), les représentants de la Société civile veulent que "l'ensemble des revenus issus de la CST" soit directement affecté à la CPS, "sans passer par le Fonds pour l'emploi et la lutte contre la pauvreté (FELP)". Une commission qui est jugée trop politique par les partenaires sociaux.



Famille

Pour les représentants de la Société civile, le financement de la famille relève de la solidarité, et non des partenaires sociaux "uniquement".




Retraite

Syndicalistes et patrons sont pour la mise en place d'un Conseil d'orientation et de suivi des retraites paritaire des salariés (COSRPS). Mais, ils demandent à ce que ce conseil soit composé uniquement des organisations syndicales et patronales. "Cette organisation sera décisionnaire et elle arrêtera les mesures nécessaires à la viabilité des régimes". Et Angélo Frébault de la Cstp-Fo va plus loin dans sa réflexion : "On est les seuls payeurs et on doit décider pour nous".

Les partenaires sociaux demandent aussi à accéder aux données sur la situation des régimes, au travers du COSRPS.

En ce qui concerne l'Allocation complémentaire de retraite (ACR), syndicats et patrons demandent à ce que le pays prenne "intégralement" en charge cette allocation. "Le pays apure le déficit cumulé de l'ACR dû au Régime des salariés (RGS)".

Pour la réforme des mesures paramétriques de la retraite, les syndicalistes maintiennent les points suivants : "l'âge légal de départ à la retraite à 60 ans, le nombre d'annuités pour un départ à taux plein à 35 annuités, le taux plein à 70 % du Service médical rendu (SMR), le minimum d'annuités pour un départ anticipé à 20 annuités, l'âge de départ anticipé à 55 ans, le salaire moyen de référence SMR (moyenne des 5 meilleures années sur les 10 dernières), l'âge de départ pour travaux pénibles à 50 ans, le nombre d'annuités à taux plein pour travaux pénibles à 30 ans et l'abattement à 2 % par trimestre avant 60 ans."

De son côté A Ti'a i Mua propose : "le nombre d'annuités pour un départ à taux plein porté progressivement à 38 annuités, l'âge de départ anticipé porté progressivement à 57 ans, l'âge de départ pour travaux pénibles à discuter et le salaire moyen de référence SMR (moyenne au taux actuel)."

Les patrons, quant à eux, restent ouverts "sur une réforme de ces mesures paramétriques". Ils demandent aussi que "l'âge de départ à la retraite pour travaux pénibles soit proposé progressivement à 53 ans".

Enfin, concernant le taux de cotisation +0.51 % par an pour atteindre 21.75 %, en 2020, cette proposition est acceptée par les partenaires sociaux.



Rédigé par Corinne Tehetia le Mardi 21 Novembre 2017 à 14:49 | Lu 2593 fois






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