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Recrudescence des cas de tuberculose à Madagascar



Recrudescence des cas de tuberculose à Madagascar
MORAMANGA, 21 juil 2012 - Perline Razanadravao, agricultrice malgache de 26 ans mère de trois enfants, a enduré des douleurs insupportables pendant six mois avant de se décider à consulter un médecin. Qui lui a appris qu'elle était atteinte de tuberculose.

Selon le ministère de la Santé, plus de 26.700 personnes ont contracté la maladie en 2011, soit une augmentation de 16% depuis 2009, due essentiellement à l'augmentation de la malnutrition.

"J'avais mal partout, aux muscles" raconte cette jeune femme, qui s'est d'abord rendue au centre de santé local de Lakatu, son village. Là bas, on l'a envoyée dans un dispensaire catholique dirigé par des soeurs à la périphérie de Moramanga, une ville moyenne de l'est du pays.

Après six heures de marche avec son bébé de neuf mois, qui souffrait de toux et de diarrhée sur le chemin, elle a découvert à la clinique qu'ils étaient l'un et l'autre tuberculeux.

"Il y a plus de gens atteints de la maladie depuis la crise qui a démarré en 2009" explique Soeur Marie Amélie, 44 ans et médecin chef au dispensaire des "Petits serviteurs du Sacré-Coeur de Jésus", qui prend en charge 22 patients atteints de tuberculose, leur offre des repas gratuits et des lits, en plus des traitements.

Le renversement de l'ex-président Marc Ravalomanana par le jeune opposant Andry Rajoelina aidé par l'armée a plongé le pays dans une grave crise économique. Les aides au développement venues de l'étranger on été suspendues depuis 2009. Le nombre d'emplois perdus est estimé à 200.000 et 81% de la population vit avec moins de 1 euro par jour.

1,50 euros par jour

Veronique Ravaloarisoa, 27 ans, vit dans la deuxième ville du pays, Toamasina. Elle et sa fille de 10 mois sont également touchées par la maladie. Elle aussi a attendu que les douleurs l'empêchent de travailler avant de consulter un médecin. Son mari tireur de pousse-pousse gagne 1,50 euro par jour, seul revenu de cette famille de 4 enfants.

Les petits déjeuners de Veronique Ravaloarisoa sont composés de thé et de pain, ses déjeuners et dîners de riz, une alimentation qu'elle juge complète mais qui, selon les médecins est insuffisante pour combattre la tuberculose.

"Les problèmes auxquels nous devons faire face sont des problèmes de nutrition. Ce sont les plus pauvres qui tombent malades ce qui les oblige à arrêter de travailler" explique Aimée Razoeliarisoa, médecin chef à l'hôpital privé de Salfa à Toamasina, qui traite plus de 400 cas de tuberculose.

"Récemment nous voyons même des enseignants, des étudiants qui attrapent la maladie" ajoute-t-elle.

Le traitement de la tuberculose est contraignant. Madagascar utilise un vieux traitement qui dure 8 mois et nécessite une aide médicale supervisée quotidienne pendant 60 jours. Madagascar adoptera prochainement un traitement plus moderne, de six mois, recommandé par l'Organisation Mondiale de la Santé.

Cela constitue un problème pour la plupart des patients, dans un pays où 80% de la population vit en zone rurale, dont 65% à plusieurs kilomètres des centres de santé, selon le ministère de la Santé. La plupart du temps, cette distance doit être parcourue à pied en raison des routes difficilement praticables et des moyens de transports limités.

Environ 9% des patients arrêtent leur traitement prématurément. Et près de 5% des malades meurent.

Même avant la crise politique, Madagascar avait un des taux de malnutrition les plus élevés au monde. Selon l'Unicef, 50% des enfants en souffraient en 2008-2009. Ce chiffre a maintenant atteint 52%.

Perline, l'agricultrice prise en charge par les "Petits serviteurs du Sacré-Coeur de Jésus", devra y rester pendant les deux premiers mois de son traitement, sous surveillance médicale. Elle laissera à son mari la garde des enfants et de la maison.

A son retour, elle devra encore faire périodiquement six heures de marche pour des contrôles médicaux et pour continuer son traitement.


Par Andreea CAMPEANU

Rédigé par AFP le Vendredi 20 Juillet 2012 à 20:42 | Lu 740 fois







1.Posté par Tehei le 21/07/2012 17:05 | Alerter
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ils paient cher leur indépendance

2.Posté par la vie est belle le 21/07/2012 21:32 | Alerter
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Un bel exemple parmi tant d'autres de ce qui peut attendre la Polynésie si des fous commes Témaru arrivent à convaincre les plus crédules de demander l'indépendance, il n'y aura pas de uru pour tout le monde, mais Témaru et sa clique continueront eux à manger dans les bons restaurants dans des clubs de golf, le retour aux sources c'est bon pour la population pas pour lui!

3.Posté par Roro LEBO le 21/07/2012 22:22 | Alerter
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Y'en a des pays devenus indépendants qui souffrent de ce genre de situation.
Même pleins dans le Pacifique.

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