Tahiti, le 16 février 2026 - Le procès d’un homme de 71 ans, accusé de viols et d’atteintes sexuelles sur plusieurs de ses petites-filles mineures au moment des faits, s’est ouvert vendredi 13 février devant la cour d’assises de Papeete, à huis clos partiel. L’audience s’est achevée ce lundi 16 février. Il écope de quinze années de réclusion criminelle avec suivi socio-judiciaire de cinq ans.
La cour d’assises a eu à juger un homme, présenté comme le grand-père des victimes, pour le crime de viol et pour atteintes sexuelles sur mineures. Ce lundi, les deux victimes étaient présentes, accompagnées d’un chien d’assistance, tout comme la mère de l’une d’elles.
L’affaire a été révélée en 2020 lorsque l’une des deux victimes s’est alors confiée à sa belle-mère. Par la suite sa sœur, seconde victime, a parlé des cas de viols qu’elle a elle aussi subis, à sa psychologue de la Maison de l’enfance. Des faits qu’elle avait subis entre ses 4 et 10 ans. La jeune fille était alors suivie depuis près d’un an après une tentative de suicide à l’âge de 12 ans.
Elle avait déclaré à la psychologue clinicienne : “Il disait : viens, il n’y a personne”, évoquant des faits qui se seraient déroulés notamment dans les toilettes, le garage ou la chambre, parfois avec la deuxième victime, âgée de deux ans de moins.
Sur une période de dix ans
Selon l'accusation, les atteintes sexuelles se seraient déroulées sur une période d'environ dix ans, entre 2010 et 2018. L'accusé aurait "essayé de "la pénétrer à plusieurs reprises", selon les auditions et les éléments de l'expertise gynécologique versés au dossier. Le psychiatre ayant expertisé les deux jeunes femmes évoque un choc émotionnel important et des conséquences durables, notamment un manque de confiance, un sentiment d'insécurité et une quête de stabilité. Malgré ces difficultés, les deux victimes se sont présentées à l'audience pour faire entendre leur parole. Selon les déclarations recueillies lors des plaintes, l'accusé aurait exercé des pressions psychologiques : "Si je disais la vérité, ça va détruire la famille", a indiqué l'une d'elles lors d'une audition.
La psychologue décrit des jeunes femmes présentant un sentiment d’insécurité, de tristesse, une absence de confiance ainsi qu’une grande vulnérabilité. Elle souligne également un impact neurologique important et précise que l’une des victimes est toujours demandeuse d’un accompagnement. Six ans après la révélation des faits, elle reste suivie à la Maison de l’enfance et avait mis onze mois avant d’en parler à sa mère.
La cour d’assises a eu à juger un homme, présenté comme le grand-père des victimes, pour le crime de viol et pour atteintes sexuelles sur mineures. Ce lundi, les deux victimes étaient présentes, accompagnées d’un chien d’assistance, tout comme la mère de l’une d’elles.
L’affaire a été révélée en 2020 lorsque l’une des deux victimes s’est alors confiée à sa belle-mère. Par la suite sa sœur, seconde victime, a parlé des cas de viols qu’elle a elle aussi subis, à sa psychologue de la Maison de l’enfance. Des faits qu’elle avait subis entre ses 4 et 10 ans. La jeune fille était alors suivie depuis près d’un an après une tentative de suicide à l’âge de 12 ans.
Elle avait déclaré à la psychologue clinicienne : “Il disait : viens, il n’y a personne”, évoquant des faits qui se seraient déroulés notamment dans les toilettes, le garage ou la chambre, parfois avec la deuxième victime, âgée de deux ans de moins.
Sur une période de dix ans
Selon l'accusation, les atteintes sexuelles se seraient déroulées sur une période d'environ dix ans, entre 2010 et 2018. L'accusé aurait "essayé de "la pénétrer à plusieurs reprises", selon les auditions et les éléments de l'expertise gynécologique versés au dossier. Le psychiatre ayant expertisé les deux jeunes femmes évoque un choc émotionnel important et des conséquences durables, notamment un manque de confiance, un sentiment d'insécurité et une quête de stabilité. Malgré ces difficultés, les deux victimes se sont présentées à l'audience pour faire entendre leur parole. Selon les déclarations recueillies lors des plaintes, l'accusé aurait exercé des pressions psychologiques : "Si je disais la vérité, ça va détruire la famille", a indiqué l'une d'elles lors d'une audition.
La psychologue décrit des jeunes femmes présentant un sentiment d’insécurité, de tristesse, une absence de confiance ainsi qu’une grande vulnérabilité. Elle souligne également un impact neurologique important et précise que l’une des victimes est toujours demandeuse d’un accompagnement. Six ans après la révélation des faits, elle reste suivie à la Maison de l’enfance et avait mis onze mois avant d’en parler à sa mère.
Au cours de l’audience, la mère de l’une des victimes et belle-mère de la seconde pendant une période de leurs vies, s’est montrée particulièrement éprouvée, pleurant longuement lors des débats. Depuis le dépôt de plainte, l’accusé fait l’objet d’une interdiction d’approcher ses deux petites-filles.
Au deuxième et dernier jour du procès, ce lundi, une plainte pour agression sexuelle déposée le 24 octobre 2024 concernant une autre petite-fille de l’accusé, sœur biologique de l’une des victimes, a été évoquée. Cette pièce ne figurait pas initialement dans le dossier. L’avocate de la défense, Me Nougaro, a versé cette pièce aux débats. La présidente de la cour a donné lecture des déclarations de l’enfant, âgée de 10 ans en 2025 : “Grand-père m’a embrassée sur la bouche avec la langue”. La procédure est toujours en cours.
Il nie tout au long du procès
L’accusé a contesté les faits tout au long de l’audience. “Il a fait porter toute la responsabilité sur les victimes vendredi dernier”, a indiqué la présidente. Elle a rappelé qu’il avait affirmé que l’enfant “cherchait un jeu sexuel”. Une psychologue a déclaré qu’“à 11 ans, une enfant prépubère ne fait pas ça, c’est impossible”, soulignant également la grande timidité de la victime et estimant un tel comportement improbable de sa part.
À la barre, les deux victimes ont assuré ne pas avoir menti. Selon une éducatrice spécialisée, elles ont besoin d’être accompagnées et soutenues, notamment sur le plan matériel, malgré leur insertion professionnelle.
Lors de ses réquisitions, l’avocat général Jacques Louvier a rappelé l’impact psychologique des faits reprochés à l’accusé, soulignant que la souffrance des victimes s’inscrivait dans la durée. “Il n’y a aucun doute sur sa responsabilité”, a-t-il déclaré fermement. Il a requis quinze ans de réclusion criminelle.
Des réquisitions suivies par le jury. Le grand-père écope de quinze années de réclusion criminelle avec suivi sociojudiciaire de cinq ans.
































