Tahiti, le 18 février 2026 - Dans le cadre de la future stratégie touristique durable et inclusive, Fāri’ira’a Manihini 2027, le ministère du Tourisme et Tahiti Tourisme mènent actuellement une vaste étude sur la perception de l’expérience touristique par les visiteurs.
Réalisée en 2025 et présentée le 10 février 2026, une enquête* de Tahiti Tourisme permet d’évaluer l’expérience d'un panel de visiteurs en Polynésie française. Une large majorité de ces touristes découvre la destination pour la première fois tout en mettant en lumière plusieurs axes d’amélioration...
Ces résultats s’inscrivent dans la stratégie touristique Fāri’ira’a Manihini 2027, qui vise à structurer et dynamiser l’offre touristique tout en garantissant une croissance durable et inclusive. L’objectif est d’adapter le développement du secteur à la qualité de vie des résidents et de renforcer l’attractivité de la destination à l’international.
Plusieurs critères étudiés
L’étude se décline en plusieurs volets : l’information touristique, l’hébergement, la restauration et cuisine, et le transport.
L’étude met tout d’abord en évidence un déficit important en matière d’information touristique. Si l’efficacité du personnel dans les points d’information est jugée satisfaisante, plusieurs faiblesses se dressent, dont un maillage territorial insuffisant, des jours et horaires d’ouverture limités, des services numériques jugés en retrait ainsi qu’un nombre de points d’information inférieur à la moyenne internationale. Ces insuffisances constituent un frein pour les visiteurs, notamment lors de l’organisation de leur séjour.
En revanche, l’hébergement apparaît comme l’un des points forts de la destination. La qualité globale des structures, portée par l’hôtellerie et les bateaux de croisière, est évaluée au-dessus de la norme concurrentielle et l’accueil du personnel est jugé remarquable. Toutefois, plusieurs écarts existent selon les types d’hébergement. Les hôtels affichent un indice de 129 contre une moyenne de référence de 227, autrement dit les personnes ayant séjourné à l’hôtel ont répondu 5 ou 6/10 quant à la qualité, tandis que les bateaux de croisière atteignent un indice de 235 donc de 10/10 et les locations de vacances 176 donc un 7/10. Malgré la qualité des prestations, le rapport qualité-prix est globalement jugé insuffisant.
De son côté, le secteur de la restauration peine à convaincre dans son ensemble. Si l’accueil dans les établissements est évalué positivement, la qualité et surtout la diversité de l’offre culinaire apparaissent en retrait face à la concurrence internationale. La qualité de la cuisine locale se situe proche de la norme, mais la diversité des produits est évaluée 67 points en dessous du standard international fixé à 229, soit un petit 7/10, et les prix pratiqués dans les restaurants sont parfois perçus comme élevés par les visiteurs.
Enfin, le transport constitue le principal point noir de l’expérience touristique. Si l’accès à l’aéroport et à la gare maritime est jugé efficace et compétitif, la mobilité interne apparaît insuffisamment développée et peu lisible. Les visiteurs évoquent notamment un manque d’offre de transport et des difficultés de compréhension du réseau. Depuis mai 2025, les bus proposent un système de tickets prépayés via QR code, mais ce dispositif reste encore peu connu et parfois complexe à utiliser, même si le paiement à bord reste possible.
Les visiteurs restent subjugués
À noter que pour ce qui concerne la beauté des paysages, des plages, la propreté des rues et l’environnement en dehors de la ville, les visiteurs sont toujours subjugués et le score du sondage est bien au-dessus de la moyenne.
Pour finir, l’intention de revisite est plus basse que la norme, un “score probablement pénalisé par l'éloignement géographique”, d'après Tahiti Tourisme.
Cette enquête a donc mis en évidence que la destination est reconnue pour la qualité de son accueil et de ses infrastructures touristiques, mais est confrontée aux défis de l’information touristique, de transport et de rapport qualité-prix. Des éléments qui reviennent et qui influenceront les décisions futures pour améliorer l’expérience des visiteurs tout en garantissant un développement touristique durable.
*L’étude repose sur 6 109 répondants, ayant consacré une dizaine de minutes à répondre à une vingtaine de questions, et montre que près des trois quarts effectuaient leur premier séjour en Polynésie. Les visiteurs des îles polynésiennes interrogés sont principalement originaires d’Amérique du Nord à 40 %, de France à 30 %, du reste de l’Europe à 12 %, de la zone Pacifique à 6 % et d’Asie à 2 %. Les tranches d’âge sont réparties de manière homogène, avec environ 20 % de répondants par catégorie, et 82 % des personnes interrogées déclarent être venues pour des vacances.
Réalisée en 2025 et présentée le 10 février 2026, une enquête* de Tahiti Tourisme permet d’évaluer l’expérience d'un panel de visiteurs en Polynésie française. Une large majorité de ces touristes découvre la destination pour la première fois tout en mettant en lumière plusieurs axes d’amélioration...
Ces résultats s’inscrivent dans la stratégie touristique Fāri’ira’a Manihini 2027, qui vise à structurer et dynamiser l’offre touristique tout en garantissant une croissance durable et inclusive. L’objectif est d’adapter le développement du secteur à la qualité de vie des résidents et de renforcer l’attractivité de la destination à l’international.
Plusieurs critères étudiés
L’étude se décline en plusieurs volets : l’information touristique, l’hébergement, la restauration et cuisine, et le transport.
L’étude met tout d’abord en évidence un déficit important en matière d’information touristique. Si l’efficacité du personnel dans les points d’information est jugée satisfaisante, plusieurs faiblesses se dressent, dont un maillage territorial insuffisant, des jours et horaires d’ouverture limités, des services numériques jugés en retrait ainsi qu’un nombre de points d’information inférieur à la moyenne internationale. Ces insuffisances constituent un frein pour les visiteurs, notamment lors de l’organisation de leur séjour.
En revanche, l’hébergement apparaît comme l’un des points forts de la destination. La qualité globale des structures, portée par l’hôtellerie et les bateaux de croisière, est évaluée au-dessus de la norme concurrentielle et l’accueil du personnel est jugé remarquable. Toutefois, plusieurs écarts existent selon les types d’hébergement. Les hôtels affichent un indice de 129 contre une moyenne de référence de 227, autrement dit les personnes ayant séjourné à l’hôtel ont répondu 5 ou 6/10 quant à la qualité, tandis que les bateaux de croisière atteignent un indice de 235 donc de 10/10 et les locations de vacances 176 donc un 7/10. Malgré la qualité des prestations, le rapport qualité-prix est globalement jugé insuffisant.
De son côté, le secteur de la restauration peine à convaincre dans son ensemble. Si l’accueil dans les établissements est évalué positivement, la qualité et surtout la diversité de l’offre culinaire apparaissent en retrait face à la concurrence internationale. La qualité de la cuisine locale se situe proche de la norme, mais la diversité des produits est évaluée 67 points en dessous du standard international fixé à 229, soit un petit 7/10, et les prix pratiqués dans les restaurants sont parfois perçus comme élevés par les visiteurs.
Enfin, le transport constitue le principal point noir de l’expérience touristique. Si l’accès à l’aéroport et à la gare maritime est jugé efficace et compétitif, la mobilité interne apparaît insuffisamment développée et peu lisible. Les visiteurs évoquent notamment un manque d’offre de transport et des difficultés de compréhension du réseau. Depuis mai 2025, les bus proposent un système de tickets prépayés via QR code, mais ce dispositif reste encore peu connu et parfois complexe à utiliser, même si le paiement à bord reste possible.
Les visiteurs restent subjugués
À noter que pour ce qui concerne la beauté des paysages, des plages, la propreté des rues et l’environnement en dehors de la ville, les visiteurs sont toujours subjugués et le score du sondage est bien au-dessus de la moyenne.
Pour finir, l’intention de revisite est plus basse que la norme, un “score probablement pénalisé par l'éloignement géographique”, d'après Tahiti Tourisme.
Cette enquête a donc mis en évidence que la destination est reconnue pour la qualité de son accueil et de ses infrastructures touristiques, mais est confrontée aux défis de l’information touristique, de transport et de rapport qualité-prix. Des éléments qui reviennent et qui influenceront les décisions futures pour améliorer l’expérience des visiteurs tout en garantissant un développement touristique durable.
*L’étude repose sur 6 109 répondants, ayant consacré une dizaine de minutes à répondre à une vingtaine de questions, et montre que près des trois quarts effectuaient leur premier séjour en Polynésie. Les visiteurs des îles polynésiennes interrogés sont principalement originaires d’Amérique du Nord à 40 %, de France à 30 %, du reste de l’Europe à 12 %, de la zone Pacifique à 6 % et d’Asie à 2 %. Les tranches d’âge sont réparties de manière homogène, avec environ 20 % de répondants par catégorie, et 82 % des personnes interrogées déclarent être venues pour des vacances.
































