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Prudence avec l'anti-douleur diclofénac chez les gens à risque cardiaque, avertit l'EMA



Prudence avec l'anti-douleur diclofénac chez les gens à risque cardiaque, avertit l'EMA
PARIS, 14 juin 2013 (AFP) - L'agence européenne du médicament (EMA) recommande de restreindre l'utilisation de l'antidouleur diclofénac (Voltarène et génériques), en particulier à haute dose (150 mg/jour) et en traitement de longue durée, pour minimiser les risques de caillots dans les artères.

Les patients qui ont des maladies cardiovasculaires (insuffisance cardiaque...) ou des antécédents d'infarctus ou d'accident vasculaire cérébral/AVC, ne doivent pas prendre de diclofénac, souligne le Comité d'évaluation des risques en pharmacovigilance (PRAC) de l'agence sanitaire, indique vendredi l'EMA.

Ceux qui présentent certains facteurs de risques cardiovasculaires (hypertension artérielle, excès de cholestérol, diabète ou tabagisme) ne devraient en prendre qu'après "mûre réflexion".

De plus, le besoin pour le patient de poursuivre ce traitement est à réévaluer périodiquement par les professionnels de santé.

Le PRAC a en effet conclu que les effets du diclofénac sur le coeur et la circulation, lorsqu'il est donné systématiquement (en comprimés, gélules ou injections) sont similaires à ceux de médicaments dits inhibiteurs COX-2 sélectifs, surnommés coxibs (comme par exemple le celecoxib/Celebrex, l'étoricoxib/Arcoxia) utilisés dans les douleurs de l'arthose. D'où sa recommandation de prendre pour le diclofénac, les mêmes précautions que pour ces coxibs.

Les anti-COX 2 et le diclofénac appartiennent à la famille des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), associée à une faible augmentation de risque de thrombo-embolie artérielle pouvant dans certains cas entraîner un infarctus cardiaque ou une attaque cérébrale (AVC), en particulier en cas d'utilisation à haute dose et pour un traitement de longue durée.

Le PRAC a commencé à réévaluer le diclofénac en octobre 2012, en raison de données qui ont identifié un petit accroissement du risque de ces effets cardiovasculaires indésirables avec le diclofénac comparé aux autres AINS, une augmentation similaire à ce qui a été vu avec les anti-COX-2.

La réévaluation du diclofénac par le PRAC a été initiée à la demande de l'agence du médicament du Royaume-Uni.

Les recommandations du PRAC doivent encore être approuvées par le comité européen de coordination (CMDh) qui est l'entité européenne représentant les différentes agences nationales du médicament.

Rédigé par () le Vendredi 14 Juin 2013 à 09:57 | Lu 935 fois




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