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Procès Ellacott : l’accusé livre sa version des faits



PAPEETE, le 8 février - Cette troisième journée du procès Ellacott a été particulièrement dense pour les accusés et les parties civiles. Très tôt ce jeudi matin, l’audience a démarré par des entretiens avec les experts psychiatre et psychologue. Puis, l’accusé a longuement donné sa version des faits avant que plusieurs témoins soient auditionnés.

L’audience a démarré dès 7 heures du matin. Deux entretiens étaient prévus en visio-conférence avec une psychologue et un psychiatre qui se trouvent en métropole. La première, qui a examiné le principal accusé le 22 février 2016, a évoqué un sujet qui « veut paraître sympathique (…) Henri souffre d’une certaine immaturité psycho-affective comme lorsqu’il se met à pleurer comme un enfant en évoquant ses animaux de compagnie, dont son cochon qu’il a dû laisser à Bora (…) A propos des faits, il est important de souligner qu’il ne les explique pas. Selon lui, la voiture a voulu le charger, l’attitude du conducteur n’avait pas de sens à ses yeux (…) Il ne souffre d’aucune pathologie et lorsque je l’ai examiné, il faisait état d’une authentique surcharge émotionnelle. L’agir n’est pas son moyen privilégié de réaction, il n’est pas impulsif »


Divergences

L’expertise est bien plus différente pour le psychiatre niçois qui a examiné Henri T. L’homme parle des déclarations de l’accusé qu’il a jugé peu convaincantes : « Il dit ne pas connaître la victime alors que Bora Bora est un petit endroit. Cela a pour but de dissimuler les véritables raisons pour lesquelles une banale altercation s’est transformée en assassinat. » Selon le médecin, l’accusé a pleinement conscience de ses actes et de sa force. Il n’émet « ni regret, ni remord. »

Versions particulièrement divergentes que les jurés devront apprécier.

Nouveaux témoins

Après l’audition de l’accusé sur sa version des faits (ci-dessous), l’avocat de la victime et de sa famille, Me Dubois, a demandé à la présidente de la cour d’assises s’il pouvait introduire de nouveaux témoins, « suite à la médiatisation du premier jour de ce procès, nous avons été contactés par des individus qui souhaitent témoigner sur le comportement et la personnalité de l’accusé. »

A l’heure où nous mettions sous presse, l’audience était encore en cours. Le verdict devait être rendu ce vendredi mais il semble probable que les audiences perdurent jusqu’à samedi.

L’accusé livre sa version des faits

Henri T évoque le passage de la voiture de la victime sur le bord de route où il se trouve : « on a entendu la voiture passer, elle roulait vite alors j’ai fait un geste pour qu’elle aille plus doucement. A partir de là, tout le monde a gueulé, moi aussi. Il (la victime) a fait 50 mètres puis est revenu vers moi. Mes souvenirs sont inexacts, il me demandait si j’avais un problème, je lui ai dit qu’il fallait faire doucement. Lui aussi s’est énervé. De là, ça a commencé à être chaud entre nous. On s’insultait, on disait plein de choses. Je lui ai dit « descends, on va s’expliquer », il a accéléré, c’était bizarre, je ne me sentais pas bien. Il a fait des acoups en arrière, je me suis dit que s’il ne s’arrêtait pas, il allait m’écraser (…) Je suis tombé. Au moment de me lever, j’ai entendu la voiture grogner sur l’asphalte. Il venait vers moi, j’ai juste sauté, j’ai senti un grand choc. Pourquoi il m’a fait ça ? Je voulais le rattraper. Je roulais très très vite. Je ne sais pas à quel moment j’ai tamponné l’arrière. Je ne sais pas dire comment et pourquoi. Là, j’ai commencé à m’énerver. J’ai senti la colère monter, ça montait, ça montait… (…) Mon but était de le rattraper (…) Je suis descendu, je suis allé le voir et je l’ai tapé. On s’est battus. Je l’ai tapé puis Veteari est monté dans la voiture, il donnait aussi des coups. Après, on a réussi à le mettre à le mettre à l’arrière, je voulais encore le taper. Je pnese que je suis descendu de la voiture car j’ai entendu les cris des filles (…) J’ai pris Sandy par les épaules, je l’ai jeté par terre. J’ai recommencé à le taper, c’est peut-être là que sa copine est venue, Veteari m’a dit : « arrête, il y a une fille dessus. » Je l’ai prise, je pense que je l’ai jetée. Après, on a continué à taper. La fille revenait encore. Après, je suis monté dans le land rover, je n’étais plus moi-même dans ce moment de violence. »

Rédigé par Garance Colbert le Jeudi 8 Février 2018 à 18:51 | Lu 4223 fois





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